Les six éléments qui rendent pénible la vie quotidienne des Marocains
Le HCP a mené une enquête inédite en 2012, celle de la perception de la qualité de vie des ménages. Un échantillon représentatif de 3.200 Marocains a été sondé sur des critères subjectifs de qualité de vie afin d’identifier ce qui fait le bien-être de la société marocaine.
Dans le sillage du rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi (2009) - qui mettait au centre des analyses du développement la notion de bien-être - le Plan prend la mesure de l’importance d’intégrer des indicateurs subjectifs de développement, aux côtés du référentiel des indicateurs matériels, pour appréhender les attentes socio-économiques des individus et concevoir de meilleures politiques publiques.
L’enquête nationale sur le bien-être dégage en réalité une notion négative de pénibilité du vécu quotidien des Marocains. L’enquête porte sur six dimensions du vécu quotidien jugées par les sondés comme prééminentes pour leur bien-être, et déclinées sous 95 indicateurs «d’affects négatifs».
Pour chacune des grandes dimensions de la qualité de vie, le Plan a pu dégager un indice synthétique des difficultés et affects négatifs à l’échelle nationale.
1-Il ressort que le logement est la première source d’affects négatifs chez les Marocains. Sur les 18 affects négatifs observés, 66% des sondés éprouvent entre 2 et 6 difficultés. Première source de malaise: les conditions de logement (qualité et espace de logements et services publics). A l’échelle nationale, le niveau moyen de satisfaction à l’égard du logement est de 4,7 sur 10.
2-Vient ensuite la qualité de vie ressentie dans le domaine de la santé. Sur 9 sources de malaise identifiées, 89% de la population éprouvent au moins quatre affects négatifs. Et la première source d’insatisfaction : l’accessibilité et la qualité des services de la santé. Le niveau moyen de satisfaction à l’égard des services de santé est de 3,4 sur 10.
3-L’éducation est la 3e source de préoccupation et d’affect des marocains. Sur 13 difficultés identifiées, 76% des Marocains en encourent entre 2 et 6. Première préoccupation: la disponibilité des infrastructures éducatives. La satisfaction globale à l’égard de l’éducation est de 4,3 sur 10.
4-Le bien-être au travail arrive en 4e position. 75% de la population ressent entre 2 et 6 affects négatifs liés au travail. En tête: l’insuffisance du revenu et la faible qualité du système de la retraite. La satisfaction globale à l’égard du travail est de 4,7 sur 10.
5- Le bien-être ressenti au sein de la famille et dans l’environnement sociétal est la 5e dimension primordiale de qualité de vie. Dans ce domaine, 61% de la population disent éprouver entre 4 et sources d’affects négatifs sur 26 affects identifiés. Au cœur des difficultés: la méfiance dans les institutions, et en premier lieu les partis politiques. Le niveau moyen de satisfaction global est de 4,5 sur 10.
6-La 6e dimension est celle du bien-être: la qualité perçue dans le domaine de la culture et des loisirs. La première source d’affect négatif réside ici encore dans l’accès aux activités sociales et de loisirs. 65% de la population éprouvent au moins 10 difficultés sur les 18 répertoriées dans ce domaine. La satisfaction globale évaluée par les sondés: 3,6 sur 10.
Pour améliorer le bien-être des Marocains, on sait désormais avec plus de précision dans quels domaines il faut agir, et par ordre de priorité.
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