Le BCI s’attaque au crime organisé
Un mois après sa création, le Bureau central d’investigations judiciaire enchaîne les succès et son directeur Abdelhak Khayam le fait savoir à l’opinion publique en jouant la carte de la transparence
Le patron du BCIJ est assurément un homme d’action qui aime la communication. Alors qu’il vient d’être nommé à sa tête, Abdelhak Khayam a donné son 2e point de presse en quinze jours.
C’est manifestement un changement radical dans les mœurs de la police marocaine qui décide enfin de communiquer en temps réel pour rassurer les citoyens.
Si la première rencontre avec la presse concernait le démantèlement d’une cellule terroriste, celle de ce lundi 20 avril portait sur l’arrestation d’une bande criminelle qui a perpétré de graves crimes dans plusieurs régions du Maroc.
Les huit personnes arrêtées dont une femme ont écumé de leurs méfaits, les villes d’Agadir, d’El Jadida, de Safi, de Marrakech, de Meknès et de Berrechid.
C’est sans doute ce qui les a perdus car le BCIJ a une compétence nationale et hormis la lutte anti-terroriste, ses prérogatives couvrent également la lutte contre la grande criminalité.
C’est le département de lutte contre le crime organisé qui a procédé à l’arrestation des 8 malfaiteurs dans les villes de Sidi Allal Bahraoui, de Bir Jdid, de Chemmaïya et de Marrakech.
Armés de fusil de chasse à canon scié et d’armes blanches, ils empoisonnaient d’abord les chiens de garde avant de s’attaquer à des fermes ou à des domiciles situés en périphérie urbaine.
Leur dernière attaque à main armée du 3 avril dernier contre un épicier des environs de Had Soualem s’est soldée par la mort de ce dernier touché par une décharge de chevrotines à la tête et au poumon.
L’affaire a été résolue en moins de 3 semaines. Soulignons que les plaintes déposées contre cette bande dans les postes de gendarmerie et de police s’accumulaient depuis septembre 2014.
Ces criminels avaient enchaîné une série d’attaques violentes comme celle perpétrée dans une villa d’Agadir où ils avaient volé 260.000 DH après avoir torturé le propriétaire.
Ils étaient également spécialisés dans le vol de bétail qu’ils transportaient dans un camion muni de fausses plaques d’immatriculation étrangères ou nationales.
Le directeur du BCIJ révèle que ces malfaiteurs venus d’horizon géographique différends et aux lourds antécédents judiciaires s’étaient rencontrés en prison.
Hormis le succès de cette opération à mettre au crédit du BCIJ tout juste créé, il faut louer l’effort de communication et la réactivité de son directeur.
Rompant avec l’époque où l’opinion publique était ignorée, Abdelhak Khayam inaugure une ère de sensibilisation de la population en communiquant sur ses succès en temps réel.
Séducteur, Abdelhak Khayam l’est assurément car il se distingue de l’image du policier débonnaire ancré dans l’imaginaire populaire.
Il se fait un devoir de saluer personnellement chaque journaliste et de s’enquérir du support pour lequel il travaille. Le sourire enjôleur, ce communiquant a la volonté de s’adresser aux marocains à travers la presse.
Interrogé par notre rédaction sur la montée de l’insécurité qui était devenue préoccupante, il affirme que grâce aux moyens humains et matériels alloués, la structure qu’il dirige contribuera à faire baisser le taux de criminalité.
Il révèle que le BCIJ verra à terme la création d’antennes régionales et qu’il sera mis en place un numéro vert qui servira à collecter des renseignements pour initier ou réactiver des enquêtes.
Abdelhak Khayam conclut qu’à chaque résolution d’affaires terroristes ou criminelles de grande envergure, il ne manquera pas d’en révéler les détails à la population lors de conférence de presse.
Du jamais vu au Maroc …
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