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CULTURE

Mazarine Pingeot: “le Maroc est mon pays de cœur”

La fille de François Mitterrand nourrit une relation étroite et de longue date avec notre pays. Rarement bavarde sur le sujet, elle se confie à Médias 24.

Mazarine Pingeot: “le Maroc est mon pays de cœur”
Cyril Bonnel
Le 20 mars 2015 à 14h33 | Modifié 20 mars 2015 à 14h33

Auteure, chroniqueuse TV, scénariste, blogueuse et accessoirement « fille de », Mazarine Pingeot fait partie des personnalités bien visibles de la scène médiatique parisienne. Pourtant, si on connait ses avis tranchés sur les questions politiques, philosophiques ou de société, c’est plus rarement qu’elle parle de « son » Maroc.

Or, la fille de Français Mitterrand nourrit une relation étroite, ancienne, et affective avec le Royaume.

En voyage avec le Président de la république

« Le premier contact avec le royaume, c’était à l’occasion d’un voyage avec mes parents, c'est-à-dire dans un cadre un peu particulier puisque mon père était Président de la république… On ne pouvait pas à proprement parler de tourisme ! J’y suis revenue plus tard alors que j’étais en khâgne. J’avais sympathisé avec une bande de copains marocains originaires de Rabat, et c’est à ce moment que j’ai rencontré Ali Baddou. A partir de ces années-là, je suis venue très régulièrement à Rabat, toujours dans un cadre familial. »

Quelques années plus tard, Mazarine Pingeot tombe amoureuse d’un autre Marocain, Mohamed Ulad-Mohand. De cette union, naissent trois enfants, et une vie partagée entre la France et le Maroc.

« Ma vie privée rejoint beaucoup le Maroc, car j’ai eu deux grands compagnons marocains » souligne Mazarine Pingeot. Avant de poursuivre : « Pendant 12 ans, je venais 5 fois par an au Maroc, toujours dans la région d’Asilah d’où est originaire la famille du père de mes enfants. Je garde un excellent souvenir de cette région que j’aime beaucoup, avec Tanger. C’est l’endroit au Maroc où j’ai sûrement passé le plus de temps, et que je préfère avec Rabat. »

Asilah, Rabat, Tanger, ses lieux de prédilection

Le Maroc, le pays où elle a passé le plus de temps après la France, est aujourd’hui clairement son « pays de cœur », d’après ses mots, affirmant même qu’elle n’a « pas un rapport d’étrangère avec le Maroc. »

De passage à Casablanca à l’occasion du prix Sofitel Tour Blanche dont elle est jurée, Mazarine Pingeot s’est aussi confiée sur ses goûts littéraires. Si on l’interroge sur ses auteurs préférés, c’est Fouad Laroui qui lui vient immédiatement à l’esprit. Elle l’apprécie personnellement mais aussi pour son œuvre littéraire : « C’est quelqu’un que j’adore, il est très drôle et a un point de vue toujours très savoureux, notamment sur le Maroc. »

Tanger représente pour elle un lieu littéraire par excellence, pour les œuvres que cette ville a fait naître à l’époque de la beat generation. « Quelle que soit la nationalité des auteurs, je suis très sensible aux œuvres qui y ont été créées, notamment parce ce que ces auteurs étaient de vrais amoureux de la culture marocaine. »

La cause des femmes… marocaines

Les femmes est une cause à laquelle est particulièrement attachée Mazarine Pingeot. La question de l’avortement, qui fait l’objet d’un débat au Maroc, ne la laisse pas indifférente. Auteure d’un documentaire récent et remarqué sur la légalisation de l’avortement par Simone Veil en France en 1974, Mazarine Pingeot rappelle que cela a pu se faire en se basant sur le principe de réalité.

« Si on ne veut pas entrer dans la polémique, il faut garder à l’esprit l’idée que la vie d’une femme ne doit pas être mise en danger, sous aucun prétexte. » Simone Veil a réussi, « alors même que l’opinion publique était contre elle », car elle ne s’est pas basée sur l’idéologie, mais sur le fait que des femmes perdaient la vie à cause d’avortements ratés.

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Cyril Bonnel
Le 20 mars 2015 à 14h33

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