Le ministère de la Communication favorable à un observatoire national de la publicité
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustafa El Khalfi a fait part, mercredi, du soutien de son département aux professionnels dans l'objectif de créer un observatoire national de la publicité.
Intervenant lors d'une réunion de la commission de l'enseignement, de la culture et de la communication relevant de la chambre des représentants, le ministre a indiqué que cette instance sera chargée du suivi des pratiques publicitaires, de la régulation de la profession et de s'assurer du respect des dispositions de la constitution, de la loi et de l'éthique de la profession.
Le ministre a, par ailleurs, annoncé la suspension, à partir de cette semaine, de la diffusion des spots publicitaires du Loto au niveau des chaînes publiques, en affirmant que les chaines concernées bénéficieront d'une plage de deux minutes supplémentaire pour contrer les effets possibles de l'arrêt de diffusion de ces spots.
S'agissant de l'état actuel du secteur, le porte-parole du gouvernement a relevé que les relations encadrant le secteur se caractérisent par un système de médiation, d'où l'importance, selon lui, de réguler la relation contractuelle tissée par les acteurs clés dans le processus publicitaire au Maroc.
Au volet des problématiques qui se posent dans le secteur de la publicité, le ministre a évoqué la fragmentation du système juridique, en évoquant, dans ce sens, l'existence d'une vingtaine de textes organisant le secteur, dont le plus ancien est le décret d'avril 1938 relatif à la régulation du recours aux annonces, aux affiches et aux spots et qui est encore en vigueur.
Cette situation requiert l'unification du système judiciaire, a fait savoir M. El Khalfi, en affirmant que la libéralisation du secteur de l'audiovisuel, la création de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) et l'émergence de nouveaux systèmes d'évaluation de l'audimat ont eu des effets positifs sur le développement du secteur de la publicité au Maroc.
Et d'ajouter qu'avec un investissement global de 5,6 milliards de DH en 2013, le marché publicitaire du Maroc est considéré comme le plus grand marché en Afrique du nord.
La part de marché des différents médias a connu une baisse par rapport à 2012, à l'exception de la radio qui a connu une hausse de 7% avec l'augmentation du nombre de stations de radio privées (14 radios), a poursuivi M. El Khalfi, en affirmant que le recours à la publicité sur Internet a connu, au cours des dernières années, un développement remarquable qui se chiffre à près de 40 millions de DH.
L'attribution de la publicité à la presse nationale souffre de grandes disparités de répartition, a estimé le ministre, en plaidant pour une approche globale et un processus participatif pour résoudre les problèmes auxquels le secteur est confronté afin d'assurer la transparence, la concurrence loyale et l'égalité des chances.
M. El Khalfi s'est également dit convaincu que la mise en place d'un système économique transparent et sain, y compris dans le secteur de la publicité, est un préambule à la promotion de la liberté de la presse au Maroc.
Les groupes de la majorité ont, quant à eux, plaidé pour la mise en place des éléments nécessaires à la réforme du secteur, dont la formation et la lutte contre le monopole des publicitaires, en soulignant la nécessité d'accorder une attention particulière aux effets des spots publicitaires sur les enfants. Les groupes de l'opposition ont, pour leur part, souligné la nécessité de concilier entre les traditions des Marocains et l'ouverture, en affirmant, à cet égard, que le côté moral ne va nécessairement pas de pair avec l'exercice des restrictions.
Ils ont également plaidé pour la réalisation de l'égalité en matière d'attribution de la publicité et pour la réalisation d'une étude sur les effets de la publicité sur la société.
(Avec MAP)
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