L’épidémie de coronavirus suscite des interrogations sur le Hajj et la Omra
Coronavirus MERS a fait 102 morts depuis 2012. Le virus, qui se répand de plus en plus en Arabie Saoudite, est d’autant plus dangereux que son origine n’est pas encore connue. Les autorités marocaines ont-elles prévu des mesures pour contrôler la situation ?
Beaucoup ont dû apprendre à leurs dépens que Corona est le nom d’un virus, très dangereux au demeurant, qui sévit depuis 2012 en Arabie Saoudite ainsi qu’aux Emirats arabes unis, au Qatar et en Jordanie. Coronavirus a coûté la vie à 39 personnes en avril, portant ainsi le bilan à 102 décès. Le dernier cas en date, celui d’un touriste qui revenait d’Arabie saoudite, a été détecté en Egypte.
La gravité de la situation est telle qu’il a été décidé de fermer provisoirement le service d’urgence de l’hôpital du roi Fahd, le plus grand de la ville de Jeddah. Le désarroi grandit à mesure que le virus, pour lequel il n’existe encore aucun vaccin et dont l’origine reste à déterminer, se propage. «Beaucoup de parents ont cessé d’envoyer leurs enfants à l’école, d’autant que l’on ignore toujours comment le virus se transmet», souligne une dépêche de l’AFP.
Sur les forums web, l’inquiétude, voire la panique des saoudiens est perceptible. Le limogeage du ministre de la Santé par le Roi Abdallah a été bien accueilli mais les internautes s’interrogent :
-faut-il continuer à envoyer ses enfants à l’école?
-faut-il maintenir le pèlerinage et la omra?
Mais, pour l’heure, aucune décision d’annulation des réservations n’a été transmise par les autorités saoudiennes concernant la Omra.
Du côté marocain, une source au sein de la Fédération nationale des agences de voyages du Maroc estime qu’il n’y a pas péril en la demeure. «S’il y avait le moindre risque, l’Arabie Saoudite nous aurait prévenus. La plupart des cas ont été détectés dans l’Est du pays.» Pourtant, le risque est bel est bien là et ne se cantonne pas qu’à l’Est: au cours du weekend dernier, pas moins de quinze nouveaux décès ont été signalés.
Que fait donc le ministère de la Santé pour protéger ses pèlerins contre ce virus à l’origine inconnue? Dans un communiqué diffusé jeudi dernier, Houcine El Ouardi se veut rassurant : «Depuis l’apparition du virus en 2012, aucun cas n’a été relevé au Maroc.» Et d’ajouter : «L’Organisation mondiale de la Santé n'a donné aucune consigne de restriction sur les déplacements.»
Toujours est-il qu’à l’approche du Hajj, le risque doit être contrôlé. Le ministère de la Santé compte rester aux aguets, notamment à travers une campagne de sensibilisation au niveau des aéroports Mohammed V et Salé, en attendant que l’opération soit généralisée à l’ensemble du pays. «Nous fournissons à l’aéroport des masques à tous les pèlerins en leur prodiguant des conseils, notamment sur l’hygiène», déclare à Médias 24 Abderrahmane Maâroufi, directeur de la division d’Epidémiologie. Les conseils se limitent, en substance, à s’éloigner de la foule et à bien se laver les mains!
Au retour, les pèlerins disposeront d’un numéro «économique» pour signaler tout symptôme lié au virus: toux, fièvre, problèmes de respiration… «Nous leur demandons également de contacter un centre de santé ou un médecin au moindre signe ou doute de contamination», explique Abderrahmane Maâroufi.
Dès mardi, des affiches seront collées à l’intérieur des aéroports pour sensibiliser davantage les pèlerins. Les consignes seront également publiées sur le site du ministère de la Santé.
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