img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
CULTURE

Culture, ce que le public marocain attend

La parole a été donnée au public ce samedi 5 avril pour faire part de ses attentes concernant l’offre culturelle marocaine. Organisée par l’association Racines, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation des premiers états généraux de la culture au Maroc.

Culture, ce que le public marocain attend
Amine Belghazi
Le 6 avril 2014 à 14h15 | Modifié 6 avril 2014 à 14h15

Ces états généraux seront présentés le 12 novembre prochain à la bibliothèque nationale à Rabat.

 

Devant le désintérêt de fait des institutions à l'égard des réformes à mener, et en attendant les réelles réformes, le public s’indigne.

Lors de la rencontre préparatoire des premiers états généraux de la culture au Maroc, il a été question d’intégrer la culture parmi les composantes importantes du service public. Ainsi, les institutions devront assumer leur rôle d’éducateur en encourageant l’éducation scolaire, l’éducation populaire et la formation professionnelle des artistes, des techniciens et des administrateurs.

Par ailleurs, il faut occuper l’espace public. Le rôle de diffusion et de production des créations artistiques devra être assuré dans l’espace public pour atteindre le plus grand nombre de personnes ciblées, et particulièrement celles qui ont du mal à accéder à l’information de par leurs conditions socio-économiques, leur niveau d’éducation ou à cause de leur analphabétisme. Cette population là n’a pas accès aux spectacles, ni aux salles de cinéma, et encore moins aux rencontres culturelles…

Un grand effort reste aussi à produire en ce qui concerne la communication et la médiation culturelles, car, même si l’offre existe, elle reste parfois inaccessible au public, les canaux de transmissions de l’information faisant souvent défaut. Il faudrait également redonner leurs lettres de noblesse aux activités culturelles, en différenciant entre la médiation et l’animation culturelle.

De plus, le rôle des médias ne doit pas se soustraire à cette dynamique. Les télévisions et radios nationales devraient s’impliquer davantage pour atteindre le plus grand nombre de Marocains. A ce propos, une question est posée: comment utiliser les médias pour promouvoir la culture, la diffuser, sensibiliser le public, et l’en informer? Car actuellement, les médias ne sont pas utilisés à cette fin.

L’accès au financement reste l’un des principaux handicaps qui touchent le secteur de la promotion culturelle, et le public en est conscient. Il estime que des mesures doivent être prises au niveau institutionnel pour inciter les entreprises à investir plus de fonds dans la culture. Cela passe, entre autres, par des mesures telles que des dégrèvements fiscaux, ou de traitements particuliers des dépenses liées à la promotion de la culture.

Finalement, le public a relevé le point de la professionnalisation des métiers de l’art et leur intégration dans des programmes ministériels transversaux, dans les programmes scolaires, dans les centres de formation...etc.

Il est à noter que les prochaines rencontres avec le public auront lieu dans les villes de L’hajeb et Agadir.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Amine Belghazi
Le 6 avril 2014 à 14h15

à lire aussi

Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
ECONOMIE

Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail

Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.

Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
Mines

Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur

2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.

Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
ECONOMIE

Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital

Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.

Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
Quoi de neuf

Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026

L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.

Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Football

Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi

Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.

SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
SIAM 2026

Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib

À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité