Algérie: heurts après l'empêchement d'un meeting pro-Bouteflika
Des heurts ont éclaté, samedi à Bejaia, entre les forces de l'ordre et les citoyens, après que des centaines de manifestants en colère ont empêché la tenue d'un meeting d'Abdelmalek Sellal, directeur de campagne du président algérien Abdelaziz Bouteflika, candidat à sa propre succession au scrutin du 17 avril, rapportent les médias locaux.
Samedi, la situation était "très tendue" dans la ville, située à 180 km d'Alger, où les manifestants encerclaient toujours la maison de la culture qui devait abriter cette réunion électorale, précise le site d'information "TSA", notant que des partisans du président Bouteflika et des journalistes étaient coincés à l'intérieur de l'édifice que les protestataires voulaient prendre d'assaut.
Selon l'agence officielle "APS", les manifestants "se sont attaqués à un bus transportant les journalistes chargés de couvrir le meeting, malmenant l'équipe d'une télévision privée et détruisant une caméra de la chaîne officielle ENTV".
Des sites électroniques font état d'une intervention musclée de la police pour disperser les manifestants hostiles à un quatrième mandat du président Bouteflika, en utilisant des camions chasse-neige et en tirant des gaz lacrymogènes sur les manifestants.
Dans un entretien publié samedi par le journal "Aujourd'hui en France", l'ancien Premier ministre Ali Benflis, véritable challenger du président Bouteflika au prochain scrutin, a souligné que le peuple algérien, qui veut un changement, "n'acceptera pas de se faire flouer" et qu'il y aura un mouvement pacifique de protestation si les élections sont truquées.
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