Rencontre d'affaires maroco-malienne à Bamako
Le renforcement de la coopération entre le Maroc et le Mali est le thème d'une rencontre de haut niveau qui s'est ouverte, mercredi à Bamako, avec la participation de plusieurs ministres, de responsables et d'opérateurs économiques.
Ce forum de haut niveau qui s'inscrit dans le cadre de la visite qu'effectue le Roi Mohammed VI au Mali, ambitionne d'explorer les moyens et les pistes afin d'établir des partenariats fructueux et multiformes et d'impulser une nouvelle dynamique aux échanges commerciaux et aux flux d'investissement entre les deux pays dans les différents secteurs.
Le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, Moulay Hafid El Alamy, a mis l'accent à cette occasion sur les liens historiques liant les peuples malien et marocain et l'intérêt particulier que le Roi porte au peuple malien.
La visite du Souverain au Mali, a-t-il dit, s'inscrit dans la continuité de l'engagement du Maroc à oeuvrer pour le renforcement des relations de fraternité, de solidarité et de coopération entre les deux pays, et la volonté de renforcer le partenariat bilatéral et de l'ériger en modèle de coopération sud-sud
Pour sa part, la présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Mme Meriem Bensalah Chaqroun, a souligné que le Maroc a mis en place des programmes ambitieux et des mesures audacieuses pour s'engager sur la voie de la modernité et de la croissance.
"Les réformes engagées sur la plan politique, économique et social ont mis le Maroc en mouvement et produit des résultats probants", a-t-elle dit, notant qu'entre le Maroc et le Mali il y a des opportunités d'affaires inexplorées et du potentiel qui ne demande qu'à s'exprimer.
Le Mali a des ambitions économiques qui doivent être supportées par un réseau d'infrastructures nécessaires, a-t-elle encore ajouté, exprimant la disposition des opérateurs marocains à contribuer à cet effort en matière d'infrastructures.
Et de poursuivre que le Maroc peut également partager son expérience en matière de mise en place de filières intégrées, dans des domaines tels que l'immobilier, le tourisme, et l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique, outre l'attention particulière accordée à la formation des ressources humaines. "Nous avons un devoir de solidarité naturelle envers nos frères maliens", a dit la présidente de la CGEM.
De son côté, Othman Benjelloun, président du Groupement professionnel des banques du Maroc, a fait remarquer que le secteur bancaire marocain est depuis de nombreuses années associé au développement du Mali, et qu'aujourd'hui les banques marocaines sont très engagées au Mali avec la présence de filiales des trois plus importants groupes bancaires au Maroc.
"Notre engagement, à travers les représentants des banques marocaines au Mali, est de rester de véritables partenaires du développement qui oeuvrent à la modernisation du tissu économique, promeuvent l'acte d'investir, disséminent les produits financiers, contribuent à la promotion de l'habitat, et favorisent l'intensification des échanges et de l'investissement extérieurs vers le Mali", a dit M. Benjelloun.
L'œuvre de co-développement maroco-malienne à vocation d'être exemplaire et de présenter un modèle de coopération Sud-Sud fructueuse et mutuellement bénéfique, a fait savoir M. Benjelloun.
Pour sa part, le ministre délégué malien en charge de la promotion de l'investissement, Mustapha Benbarka, s'est félicité de la tenue de cette rencontre qui témoigne de la volonté des deux pays d'aller de l'avant sur la voie d'une coopération fructueuse et diversifiée.
Le président du Conseil National du Patronat Malien (CNPM), Mamadou Sidébé, a salué, pour sa part, l'intérêt et la grande marque d'affection que le Roi Mohammed VI porte au Mali, ajoutant qu'il est du devoir des deux organisations (CGEM et CNPM) de donner un contenu concret et économique à cet intérêt mutuel que se manifestent les deux pays.
"Le contenu qu'on se doit de proposer doit être à la hauteur de la qualité des relations d'amitié entre nos deux pays", a-t-il dit
Les travaux de cette rencontre sont scindés en trois panels, à savoir "le développement du secteur agricole et agro-industriel", "le développement des infrastructures économiques" et "le développement du secteur des mines et de l'énergie".
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