Les promoteurs veulent des appartements comptant davantage de pièces pour la classe moyenne
Les professionnels marocains de l’immobilier veulent proposer des logements comptant jusqu’à 5 pièces+salon au lieu des 3 pièces+salon fixés dans l’ancien canevas. Les discussions entre la FNPI et le ministère se poursuivent.
Les discussions se poursuivent entre le ministère de l’Habitat et la FNPI au sujet du cahier des charges pour le logement pour la classe moyenne.
Aucune proposition écrite n’a encore été envoyée par la Fédération. Information confirmée aussi bien par les responsables du département de Nabil Benabdellah que la FNPI elle-même.
L’objet de ces pourparlers, qui ont démarré il y a deux mois, est de réviser le cahier des charges relatif au logement conventionné pour la classe moyenne afin de l’adapter aux besoins des promoteurs.
Trois grandes questions demeurent en suspens :
-la verticalité,
-la souplesse en matière de nombre de pièces,
-les caractéristiques du foncier disponible.
En ce qui concerne la verticalité, en dépit des promesses données par le ministre de tutelle afin de faire bouger les choses, aucun compromis n’a encore été trouvé. Pourtant, pouvoir dépasser les R+5 initialement prévu dans le premier cahier des charges est considéré par les promoteurs privés comme la condition sine qua non pour investir dans cette typologie de logement. Un point qui risque de retarder le lancement effectif des programmes.
Autre point primordial, celui de la souplesse en ce qui concerne le nombre de pièces par appartement. En effet, si au niveau de la superficie, la question est déjà tranchée : entre 80 et 150 m2, le nombre de pièce devrait subir, quant à lui, quelques modifications. Les promoteurs immobiliers proposent de sortir de l’ancien schéma qui prévoyait un trois-pièces salon, quelle que soit la superficie. Ils mettent en avant les besoins qui changent d’un foyer à l’autre et aussi les possibilités qu’offre chaque superficie. Aller vers plus (cinq-pièces salon) ou vers moins de pièces (deux-pièces salon) devrait être permis, tout en verrouillant le cahier des charges. Le ministère n’est pas complètement fermé à cette idée.
Quid du foncier ? Son identification n’est pas encore faite. A partir de là, son prix demeure une variante inconnue. Dans les grandes cités, le prix du foncier situé au cœur du centre ville est exorbitant. Mais en même temps, de là à produire des logements à la périphérie pour une clientèle appartenant à la classe moyenne serait inapproprié. Bref, ce chantier promet encore des retards.
Entre temps, au niveau d’Al Omrane, « plus de 900 unités ont été lancées à Agadir et Oujda », nous apprend une source autorisée au sein du holding. Elles font partie d’un programme pilote pour la production de 3.600 logements sur deux ans (2014 et 2015) dans plusieurs villes. Oujda, El Jadida, Agadir, Beni Mellal, Meknès, Tanger, en plus des villes nouvelles de Tamesna et Chrafate en font partie.
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