Care et Attijariwafa Bank : un projet d'éducation préscolaire à Sidi Moumen
Attijariwafa Bank s’engage en faveur de la promotion du préscolaire en milieu urbain défavorisé, en partenariat avec Care International Maroc. Il s’agit du lancement de 40 écoles pilotes à Sidi Moumen à Casablanca.
Pour Khadija Benchouikh, directrice de l’académie de l’éducation nationale du Grand Casablanca, le projet répond à un double enjeu : «la généralisation du préscolaire contribuera, à terme, à l’équité sociale. Mais permettra aussi d’atténuer les effets de la crise de l’éducation soulevée lors du discours royal du 20 août. »
A terme, le projet ambitionne de prendre en charge quelque 2.000 enfants, âgés de 3 à 6 ans, encadrés par des éducatrices justifiant d’une formation académique adaptée. «Dans le cadre de notre action d’accompagnement des enfants, nous avons souvent été confrontés au problème de l’absence d’éducatrices confirmées. C’est pour cela que nous avons ouvert une école de formation destinée à dispenser une formation académique aux futures institutrices du préscolaire» nous explique Touria Tazi, président de la Ligue marocaine pour la protection de l’enfance.
Pour l’heure, 12 centres ont d’ores et déjà ouvert leurs portes (2 publics et 10 centres privés), bénéficiant de locaux appropriés répondant aux normes, et de personnel formé à l’éducation préscolaire. En attendant l’ouverture de 28 autres centres dans la commune de Sidi Moumen dans un horizon de 3 ans.
Il faut noter que la commune de Sidi Moumen connaît l’un des plus forts taux de croissance démographique. En effet, si le niveau a tendance à stagner dans les autres communes, celle de Sidi Moumen affiche une progression de 7,8%, et au président de la commune Ahmed Breja d’ajouter que la présence de 34 bidonvilles concentrés dans cette même commune n’arrange pas la donne.
D’où la nécessité de prendre en charge les enfants dès leur plus jeune âge. «Ce projet s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’exclusion en milieu urbain, et fait partie des 5 axes de l’initiative nationale pour le développement humain» nous confie Ahmed Breja.
Quoi qu’il en soit, les intervenants étaient unanimes sur l’importance du rôle joué par la société civile, et les associations de parents d’élèves pour la réussite de ce projet. Le volet sensibilisation est d’ailleurs important. Il est prévu de lancer des campagnes de formation au préscolaire au profit de quelques 2.000 parents. En outre, ils bénéficieront de dons d’équipement, de séances de sensibilisation et de projets d’établissement.
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