Trois pays de la CEDEAO identifiés comme gros fournisseurs de réfugiés
Trois pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont été identifiés par le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) comme étant « de gros fournisseurs de réfugiés » dont la plupart trouvent refuge au Ghana.
Le Liberia, le Togo et la Côte d’Ivoire sont les pays qui « exportent » le plus grand nombre de réfugiés au Ghana, ajoute-t-on de même source.
Selon des données révélées dernièrement à Accra par l’adjointe des services communautaires au HCR au Ghana, Elsie Dinah Yaokumah, le pays, connu pour sa stabilité, est devenu depuis plus de 20 ans un lieu de prédilection pour de nombreux réfugiés de diverses nationalités dont le nombre est estimé à environ 19.500 personnes Alors qu'un grand nombre de Libériens ont choisi de se réfugier au Ghana en 1990 et 2003, les Togolais leur ont emboîté le pas en 1993 et 2005 et les Ivoiriens ont fait leur entrée partir de 2011.
Outre ces trois pays de la communauté ouest-africaine, les autres pays ayant une minorité de réfugiés au Ghana sont le Soudan, la Sierra Léone, le Congo, le Tchad, l’Ethiopie, le Cameroun et le Rwanda.
Au Liberia, le renversement de l’ex président, Samuel Doe, avait débouché en 1990 sur une guerre civile dans le pays, laquelle a jeté des Libériens sur les routes de l’exil. Pour la Côte d’Ivoire, c’est la crise postélectorale de 2010 qui a augmenté le nombre des réfugiés ivoiriens au Ghana. Quant au Togo, un pays qui n’a jamais connu de guerre civile, bon nombre de ses citoyens se retrouvaient souvent en exil après les élections. Cette exception confirme la particularité de ce pays voisin du Ghana qui a une histoire un peu particulière. Toutefois, après la présidentielle de 2010, le flux des Togolais traversant la frontière ghanéenne a pratiquement cessé.
Le HCR fait remarquer qu’avec la normalisation progressive de la situation dans ces trois pays, un programme de rapatriement volontaire des réfugiés a été mis en place par l’organisation onusienne en coordination avec le pays hôte et les pays d’origine.
Quoique déjà entamé, ce programme rencontre la réticence de certains réfugiés qui hésitent toujours à retourner chez eux pour diverses raisons, note le HCR.
(Avec MAP)
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