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Redaction

Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau gouvernement

Le gouvernement remanié compte 39 membres au lieu de 31, dont le chef de gouvernement. Il compte 15 nouveaux ministres, dont 11 qui entament une carrière de ministre pour la première fois. La composante féminine est passée de une à six ministres.  

Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau gouvernement
Hamza Mekouar
Le 11 octobre 2013 à 15h57 | Modifié 11 octobre 2013 à 15h57

Tant attendu, le gouvernement Benkirane II présente des changements majeurs par rapport au précédent. A commencer par la distribution des ministères selon les partis.

Le PJD en recul relatif

Malgré son succès historique aux législatives de novembre 2011, le PJD est le grand perdant de ce remaniement. Bien qu’il tienne toujours le gouvernement, il a cédé le département de l'Industrie et du commerce ainsi que celui des Affaires étrangères. Il devra surtout composer avec d’autres partis, dont le RNI, dirigé par un «ennemi du passé».

Le PJD sort affaibli de ce changement de gouvernement. Un gouvernement qui est presque bicéphale (PJD-RNI) et où les indépendants détiennent les secteurs les plus stratégiques.

Dans la Chambre des Représentants, le parti de la lampe est représenté par 107 députés sur 395, et détient toujours 12 portefeuilles ministériels, dont le Chef du gouvernement.

Abdelilah Benkirane : Chef du gouvernement.

Abdellah Baha : ministre d'Etat.

Mustapha Ramid : ministre de la Justice.

- Lahcen Daoudi : ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres.

Aziz Rebbah: ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique.

Mustapha El Khalfi: ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

Abdelkader Amara: ministre de l'Energie, des mines, de l'Eau et de l'Environnement.


Bassima Hakkaoui : ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

El Habib Choubani : ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile.


Soumiya Benkhaldoun : ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres.

Mohamed Najib Boulif: ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique, chargé du Transport.

Idriss Azami Idrissi : ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget.

Le RNI fait la bonne affaire

Depuis la démission des ministres Isliqlaliens, le PJD a été contraint de faire des compromis pour convaincre le Rassemblement national des indépendants (RNI) de faire partie de la nouvelle coalition gouvernementale.

Justement, le parti a bien négocié, au point de détenir désormais le portefeuille très stratégique des Affaires étrangères et de la Coopération, et celui de l'Economie et des Finances qui revient à Mohamed Boussaid.

La grande surprise a été la désignation de Moulay Hafid Elalamy au poste de ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique.

Représenté par 52 députés sur 395, le RNI s’est accaparé 8 ministères et la présidence de la Chambre des représentants. Il gère la totalité du pôle économique et financier, ainsi que les relations extérieures du Maroc.

Salaheddine Mezouar: ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Mohamed Boussaid: ministre de l'Economie et des Finances.

Moulay Hafid Elalamy: ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique.

Anis Birou : ministre chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration.

Fatema Marouane : ministre de l'Artisanat, de l'Economie sociale et solidaire.

Mbarka Bouaida : ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Mohamed Abbou: ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, chargé du Commerce extérieur.

Mamoun Bouhadhoud : ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, chargé des petites entreprises et de l'intégration du secteur informel.

Le MP gagne deux portefeuilles en jouant la carte «femme»

Le mouvement populaire fait lui aussi une bonne affaire.

Le Mouvement Populaire détient 32 sièges sur 395 à la Chambre des Représentants, et 6 ministères. Le seul hic est que le secrétaire général du MP, Mohand Laensar, perd le département de l’Intérieur. Il est cependant probable que le département qu’il coiffe désormais soit chargé de lancer un projet stratégique et historique : la régionalisation avancée.

Mohand Laensar: ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire national.

Mohamed Ouzzine: ministre de la Jeunesse et des Sports.

Lahcen Haddad: ministre du Tourisme.

Abdeladim Guerrouj: ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle.

Mohamed Moubdii: ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration.

Hakima El Hiti: ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'environnement.

 

Un poste supplémentaire pour le PPS

Pour le Parti du Progrès et du Socialisme, 3 sur 4 ministres gardent leur poste, et c’est Abdesslam Seddiki qui remplace Abdelouahed Souhail au poste ministre de l'Emploi et des affaires sociales. A ce changement s’ajoute la nomination d’une femme, en l’occurrence Charafat Afilal, au poste de ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'eau.  

Le PPS est représenté par 18 députés sur 395 à la Chambre des Représentants et 5 ministres (un portefeuille supplémentaire).

Mohamed Nabil Benabdellah: ministre de l'Habitat et de la Politique de la ville.

Lahoucine Louardi: ministre de la Santé.


Ahmed Amine Sbihi: ministre de la Culture.


Abdesslam Seddiki: ministre de l'Emploi et des Affaires sociales.

Charafat Afilal: ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'eau.

Sans appartenance politique

Enfin, 8 ministres sont sans appartenance politique.

Mohamed Hassad: ministre de l'Intérieur.

Ahmed Toufiq : ministre des Habous et des Affaires islamiques.

Driss Dahak: secrétaire général du gouvernement.

Aziz Akhannouch: ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime.

Rachid Belmokhtar: ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle.

Abdeltif Loudyi: ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l'Administration de la Défense nationale.

Cherki Draiss: ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

Mohamed El Ouafa: ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance.

Six femmes au lieu d’une seule

Le deuxième point notable concerne la mixité nettement plus présente que dans l'ancienne équipe. Alors que Bassima Hakkaoui garde son poste ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, 5 nouvelles femmes rejoignent la nouvelle coalition, à une nuance près : 4 parmi elles ne sont pas ministres mais ministres « déléguées ».

Fatema Marouane, célèbre endocrinologue de Casablanca, obtient pour sa part le poste ministre de l’Artisanat, de l’Economie sociale et solidaire.

Liste des 4 ministres déléguées femmes:

- Soumiya Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres.

-Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’eau.  

-Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

- Hakima El Haite, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l’environnement.

Ils étrennent une carrière de ministre pour la première fois

A l’exception de Salaheddine Mezouar (ministre des Affaires étrangères et de la Coopération), Mohamed Hassad (ministre de l'Intérieur), Mohamed Boussaid (ministre de l'Economie et des Finances) et Rachid Belmokhtar (ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle), tous les entrants (11 donc) étrennent pour la première fois une carrière de ministre. Parmi eux, Mamoun Bouhadhoud, âgé d’à peine 30 ans.

Enfin, il reste le cas Mohamed El Ouafa. C’est une énigme. Personne ne sait pourquoi cet istiqlalien non démissionnaire a été gardé au sein de l’effectif ministériel, provoquant un jeu de chaises musicales : M. Boulif se voit «rétrogradé»  au rang de ministre délégué.

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Hamza Mekouar
Le 11 octobre 2013 à 15h57

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