Les électroniciens protestent, l’ONDA parle d’une fausse polémique
Pour l’Office, il n’y a pas lieu de protester dans la mesure où la maintenance de niveau 3 a toujours été confiée à des sociétés externes. Mais les électroniciens ne l’entendent pas de cette oreille.
En effet, les électroniciens de la sécurité aérienne reprochent à l’office national des aéroports (ONDA) de vouloir sous-traiter à leurs dépens la maintenance de certains équipements à des sociétés étrangères.
Contactée par nos soins, une source autorisée de l’ONDA affirme que cette sous-traitance concerne uniquement des travaux de maintenance de niveau 3, et qui de fait ont toujours été effectués par des sociétés étrangères qui fabriquent et s’occupent de la maintenance de ces équipements.
« Ces opérations sont complexes et répondent à un cahier des charges verrouillé. D’ailleurs, partout dans le monde, ces taches sont confiées à des entreprises internationales spécialisées », explique notre source.
Afin d’appuyer ses propos, cette source affirme que l’ONDA a recruté 15 techniciens en 2013, et continuera dans cette lignée, malgré la conjoncture. L’Office se justifie également en mettant en avant des salaires pour les électroniciens qui ont évolué de 37% de 2009 à 2013. « Aujourd’hui, le salaire minimum d’un technicien est de 11.300 DH. »
Pourquoi les électroniciens protestent-ils contre une sous-traitance habituellement confiée à des sociétés étrangères ?
« Les électroniciens font preuve d’un certain laxisme et refusent le pointage biométrique. Mais la loi doit être appliquée à tout le monde ».
Pour leurs parts, des représentants des électroniciens de la sécurité aérienne désapprouvent. En effet, selon le journal arabophone Attajdid du 1er octobre, ces représentants ont adressé une lettre au Chef du gouvernement dans laquelle ils affirment que l’ONDA va à l’encontre de son plan stratégique 2011-2016, qui vise à recruter plus de 100 électroniciens d’ici 2016.
Pour rappel, en septembre 2011, quelque 770 électroniciens de la sécurité aérienne à travers les aéroports marocains avaient fait une grève de 5 jours.
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