img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Nizar Baraka prend les rênes du Conseil économique et social

  Nizar Baraka, premier ministre istiqlalien démissionnaire à retrouver du travail, a signé le 2 septembre sa première sortie médiatique en tant que président du Conseil économique, social et environnemental.  

Nizar Baraka prend les rênes du Conseil économique et social
Najat Sghyar
Le 2 septembre 2013 à 18h08 | Modifié 2 septembre 2013 à 18h08

L’heure de la rentrée a sonné par Nizar Baraka. Lundi 2 septembre au matin, l’ancien ministre a donné une conférence à l'occasion de la présentation officielle du rapport annuel du CESE pour l'année 2012. Un document préparé sous la présidence de son prédécesseur Chakib Benmoussa désormais ambassadeur du royaume à Paris, et dont Nizar Baraka n'hésite pas à saluer les réalisations passées. Il a tenu à rappeler que la gouvernance participative qui régit le CESE confirme son indépendance, à laquelle la loi suprême a donné valeur constitutionnelle.

Le fameux rapport, disponible sur le site du CESE depuis des semaines, n'est pourtant pas exhaustif : s'il rappelle brièvement les points essentiels vers lesquels les grandes réformes socioéconomiques doivent être orientées, il reste sur la réserve quand à leur réalisation effective. Non sans humour, Nizar Baraka rappelle à qui de droit que le Conseil est un organe exclusivement consultatif et qu'il faut s'en remettre au gouvernement pour demander des comptes.

L'expertise de l'ancien ministre de l'économie n'est plus à prouver. Nizar Baraka a passé l'essentiel de sa carrière au ministère des Finances et n'a pas eu d'autre choix que de suivre la démission imposée par le secrétaire général de son parti, Hamid Chabat. Sans doute est-il le mieux disposé à gérer l'organe consultatif de l'Etat sur les questions économiques. Et si la présidence du CESE peut paraître comme une maigre consolation pour celui qui a été désigné meilleur ministre de l'Economie, sa nomination n'a rien d'hasardeux. Le Conseil a été chargé par le roi de résoudre une question épineuse : celle de l'autonomie des provinces du Sud.

Interrogé par Médias 24, le nouveau président du CESE reste prudent : « Le travail réalisé est très avancé. Le Conseil a établi un rapport destiné à étudier l'effectivité du respect des droits de l'homme dans ces provinces, grâce à une vision plus réaliste des dysfonctionnements qui y constatés. Un modèle d'autonomie a été élaboré, dont les grandes lignes sont finalisées. Il sera présenté aux différentes parties à partir de cette semaine et jusqu'au 7 septembre. Nous serons présents dans le Sud à partir du 10 septembre et le plan sera mis en place dès octobre comme il a été indiqué dans le communiqué du cabinet royal. »

S'il communique sur l'avancement du plan d'autonomie en termes de procédure, Nizar Baraka reste sur la réserve quand au fond de la question. Et pour cause : la mission est délicate d'autant plus que les enjeux sociopolitiques sont importants. Sans doute les semaines à venir seront déterminantes pour le Conseil, l'Etat mais également pour l'Istiqlal. La rentrée sera donc chargée pour l'ancien ministre qui, s'il n'a pas été écarté du pouvoir, devra gérer un dossier plus lourd qu'il n'y paraît.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Najat Sghyar
Le 2 septembre 2013 à 18h08

à lire aussi

Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
DIPLOMATIE

Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain

Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.

Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
ECONOMIE

Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)

La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.

Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Chatbots de Médias24

Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc

Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.

Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Energie

Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?

Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?

Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
DIPLOMATIE

Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie

La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.

Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
EDUCATION

Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?

La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité