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PORTRAITS

Jamal Mikou, de l’ONA aux rives du détroit

Jamal Mikou est revenu au début des années 2000 à Tanger, sa ville natale, après l’avoir quitté pendant plusieurs années. D’abord aux commandes du lancement de TFZ, aujourd'hui, il est en charge de la communication du port de Tanger Med.  

Jamal Mikou, de l’ONA aux rives du détroit
Jamal Amiar
Le 10 juillet 2013 à 13h41 | Modifié 10 juillet 2013 à 13h41

S’il est né à Tanger en 1960 au hasard des obligations professionnelles de son père magistrat, Jamal Mikou ne se doutait pas qu’il ferait, un jour, une importante partie de  sa carrière dans la ville qui l’a vu naître.

«Après mon lycée à Rabat et mon bac que j’ai obtenu en 1978, j’ai poursuivi des études d’économie à l’université de Paris Dauphine. Ensuite,  je suis naturellement rentré travailler à Casablanca chez l’informaticien Bull au milieu des années 1980», précise Jamal Mikou.         

Du Mondial 2006 à l’ONA

Après avoir occupé plusieurs fonctions commerciales chez Samar, Tristar ou Tisbrod où il aura comme collègue un certain Jawad Hamri aujourd’hui à la tête de l’Office des changes, Jamal Mikou crée une agence d’événementiel avant de rejoindre Driss Benhima et l’équipe qui portait la candidature du Maroc pour l’organisation du Mondial 2006. Cela, c’était en 1999 et Jamal Mikou en parle comme d’un «moment fondateur, non seulement par la qualité et la personnalité des gens impliqués dans le comité de la candidature dont Ahmed Nakkouch et Ali Fassi Fihri» mais également ajoute Jamal Mikou, «parce que cette expérience de défense d’un dossier national à une échelle internationale était également comme vivre un rêve éveillé». C’est-à-dire ? «Pendant cette période de défense du dossier du Maroc pour le Mondial 2006, tu te réveilles le matin et tu descends prendre ton petit déjeuner au restaurant de l’hôtel avec Bobby Charlton à la table d’à côté».

Le Maroc n’obtiendra finalement pas l’organisation du Mondial 2006 mais Jamal Mikou sera remarqué par le PDG de l’ONA d’alors, Mourad Chérif, qui lui propose à la fin de l’année 1999 de prendre la direction de la communication du holding royal. «L’objectif, selon Mikou, était de construire un vrai réseau d’information avec les journalistes  car d’un côté l’ONA était un holding royal et de l’autre parce que la presse, partisane ou indépendante,  pouvait parfois commenter les affaires d l’ONA sans savoir exactement de quoi elle parlait». L’expérience durera 4 ans, au terme de laquelle c’est un autre PDG de l’ONA, Jaï El Hokeimi cette fois-ci, qui demandera à Jamal Mikou de monter à Tanger prendre la direction générale de la Tanger Free Zone qui avait déjà expérimenté 3 ou 4 cérémonies d’inauguration en 5 ans … en vain. Car en 2003 avec El Hokeimi, l’ONA avait finalement pris la décision de nommer un directeur général résident à Tanger là où auparavant le DG de la TFZ, que ce soit Karim Ghellab ou Saâd Filali au début des années 2000, n’était pas tenu d’être à Tanger 5 jours sur 7.

La Tanger Free Zone et le port Tanger-Med

Après quelques semaines de franche hésitation, Jamal Mikou cédera finalement aux propositions de sa direction, à la promotion de carrière qui accompagne la nomination et aussi un peu à l’appel de Tanger, un petit parfum de retour aux sources. «C’est ainsi, raconte Jamal Mikou, que lorsque je suis allé louer un appartement à l’immeuble Coficom –un ensemble résidentiel situé au centre-ville-, je constate sur les registres que mes parents y ont … habité 40 ans auparavant».

Mais les véritables challenges de Jamal Mikou à Tanger relèvent du développement régional. Arrivé à Tanger au début du règne du Roi Mohammed VI et l’engagement de celui-ci pour l’amélioration des conditions économiques et sociales au Nord, il s’agit pour Mikou de bien lancer une fois pour toutes la Tanger Free Zone. Il le fera en la faisant passer de 150 hectares et 15.000 emplois en 2003 à près de 500 hectares et plus de 40.000 emplois en 2012. Dans les années 2000, la Tanger Free Zone concentre tous les espoirs du Maroc pour attirer un maximum d’investissements étrangers et pour améliorer le solde commercial du pays.                                                                                                     

Depuis le début des années 2010, Mikou est revenu  au cœur du dispositif de gestion de la TMSA, la société en charge de la gestion du port Tanger-Med, un autre projet régional important où Mikou est responsable de la communication et des relations publiques tout en dirigeant parallèlement la Fondation Tanger-Med «chargée de partager le succès du port avec les populations locales».  

Quand il ne s’occupe ni de la communication du port Tanger-Med ni des affaires de la fondation, Jamal Mikou a un hobby très sain et très sportif. Il court et il s’entraîne le long de la corniche de Tanger pour un prochain marathon. En 2012, c’était le marathon de Paris, en 2013 Londres «et en 2014, New York, incha Allah». Depuis quelques années, le défi de Jamal Mikou est de courir les 42 km du marathon en moins de 4 heures.

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Jamal Amiar
Le 10 juillet 2013 à 13h41

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