Le Canada ressert les conditions de recrutement de travailleurs étrangers
Le gouvernement canadien a présenté lundi de nouvelles règles encadrant davantage le recrutement de travailleurs étrangers temporaires, dans la foulée d'une polémique née au début du mois avec le licenciement d'employés d'une banque qui voulait les remplacer par des Indiens.
« Nous sommes inquiets des exemples qui ont vu le programme (de recrutement de travailleurs étrangers temporaires) être utilisé de manière inadéquate », a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de l'Immigration Jason Kenney.
« Les Canadiens doivent toujours être les premiers à pouvoir profiter des offres d'emplois », a-t-il martelé, rappelant que le programme en question « vise à combler des pénuries » dans des domaines précis, de manière ponctuelle, et non « à remplacer des employés canadiens ».
Or des changements introduits l'année dernière ont fait exploser la popularité de ces visas, notamment en réduisant le délai durant lequel l'employeur devait s'assurer qu'aucun Canadien ne convenait à l'emploi visé avant de recruter à l'étranger. Ces modifications réduisaient également le salaire de base des employés étrangers temporaires.
Le nombre de visas délivrés pour ce programme a ainsi plus que doublé durant cette période, pour atteindre 330.000, alors que le Canada compte quelque 1,4 million de chômeurs.
Les dérives du programme ont été mises en lumière début avril lorsque la télévision publique CBC a révélé que des techniciens du service informatique de la Banque Royale du Canada --première institution financière du pays-- devaient être remplacés par d'autres employés recrutés en Inde.
Face à la vive controverse, la banque s'était excusée et avait fait machine arrière. Mais rapidement, il est apparu que de tels cas de figure existaient également dans la restauration, l'industrie minière ou les transports.
Avec le resserrement introduit lundi par Ottawa, les entreprises souhaitant passer par ce programme devront payer davantage de frais de dossier et ne pourront pas imposer d'autres langues que le français et l'anglais dans leur exigences de recrutement. Surtout, les salaires ne pourront pas être inférieurs de 15% par rapport au taux pratiqué pour un Canadien.
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