Tourisme, MRE et IDE : un choc de 54 milliards de DH pour le Maroc (CDG Capital)

Croissance inférieure à 1% en 2020, chute de 54 milliards de DH des recettes touristiques, transferts des MRE et des IDE…, CDG Capital a publié une étude relative à l’impact de la crise sanitaire sur l’économie marocaine.

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Tourisme, MRE et IDE : un choc de 54 milliards de DH pour le Maroc (CDG Capital)

Le 13 avril 2020 à 14:44

Modifié le 13 avril 2020 à 14:46

Dans cette étude, CDG Capital s’attend à une croissance économique en dessous de 1%, après 2,2% estimés pour 2019, en retenant comme hypothèse 4 mois de crise (de mars à juin) avec une reprise progressive de l’activité à partir de juillet 2020.

Ce ralentissement devrait résulter :

- D’une baisse de 6% de la valeur ajoutée agricole, après -4% en 2019, en raison de la sécheresse. La production céréalière devrait s’établir autour de 30 millions de quintaux.

- D'un ralentissement à 1,2% de la croissance non agricole compte tenu de l’arrêt d’activité dans plusieurs secteurs qui pèsent dans le PIB.

Ses analystes estiment que la demande intérieure devrait contribuer avec 0,9 points seulement à la croissance, contre 2,8 points en 2019, en raison des pertes d’emplois et de revenus, et ce malgré les mesures de soutien prises par le Comité de veille économique.

L’investissement devrait carrément contribuer négativement à la croissance, de -1,2 points contre +0,2 point en 2019, en raison du décalage des décisions d’investissement par le secteur privé et l’Etat.

Par contre, le commerce extérieur devrait contribuer positivement à la croissance, avec 1,3 point contre -0,4 point en 2019, et ce en raison d’une amélioration attendue du déficit de la balance commerciale avec, d’une part, un recul en volume et en valeur des importations (chute des cours des matières premières, recul de la demande marocaine), et d’autre part une baisse moins accentuée des exportations grâce à l’agroalimentaire et aux phosphates.

Impact certain sur les réserves en devises

En effet, il est attendu que le déficit commercial baisse à 16,7% du PIB contre 18,2% en 2019, et que le taux de couverture des importations par les exportations augmente à 61% contre 58% en 2019.

Cela dit, en dépit de l’atténuation prévue du déficit commercial, les réserves en devises devraient subir l’impact négatif de la baisse des trois piliers compensateurs du déficit : Les recettes touristiques, les transferts des MRE et les investissements directs étrangers.

Sur la base d’une hypothèse de recul de 50% du solde voyage, de 30% des transferts des MRE et d’une baisse des IDE similaire à celle de 2019 (-47%), le flux net global émanant de ces trois sources devrait reculer de 54,5 milliards de DH, à 87,3 milliards estimés pour l’année 2020.

Par ailleurs, la distribution de crédits bancaires, qui a repris en 2019, devrait ralentir en 2020 selon CDG Capital en raison du report des décisions d’investissement, de l’arrêt d’activité de plusieurs entreprises et de la montée prévue des créances en souffrance qui devrait impacter la capacité de distribution des banques.

Enfin, l’inflation devrait repartir à la hausse : 1,3% contre 0,2% en 2019, en raison du renchérissement des prix des produits alimentaires.

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Le 13 avril 2020 à14:44

Modifié le 13 avril 2020 à 14:46

Croissance inférieure à 1% en 2020, chute de 54 milliards de DH des recettes touristiques, transferts des MRE et des IDE…, CDG Capital a publié une étude relative à l’impact de la crise sanitaire sur l’économie marocaine.

Dans cette étude, CDG Capital s’attend à une croissance économique en dessous de 1%, après 2,2% estimés pour 2019, en retenant comme hypothèse 4 mois de crise (de mars à juin) avec une reprise progressive de l’activité à partir de juillet 2020.

Ce ralentissement devrait résulter :

- D’une baisse de 6% de la valeur ajoutée agricole, après -4% en 2019, en raison de la sécheresse. La production céréalière devrait s’établir autour de 30 millions de quintaux.

- D'un ralentissement à 1,2% de la croissance non agricole compte tenu de l’arrêt d’activité dans plusieurs secteurs qui pèsent dans le PIB.

Ses analystes estiment que la demande intérieure devrait contribuer avec 0,9 points seulement à la croissance, contre 2,8 points en 2019, en raison des pertes d’emplois et de revenus, et ce malgré les mesures de soutien prises par le Comité de veille économique.

L’investissement devrait carrément contribuer négativement à la croissance, de -1,2 points contre +0,2 point en 2019, en raison du décalage des décisions d’investissement par le secteur privé et l’Etat.

Par contre, le commerce extérieur devrait contribuer positivement à la croissance, avec 1,3 point contre -0,4 point en 2019, et ce en raison d’une amélioration attendue du déficit de la balance commerciale avec, d’une part, un recul en volume et en valeur des importations (chute des cours des matières premières, recul de la demande marocaine), et d’autre part une baisse moins accentuée des exportations grâce à l’agroalimentaire et aux phosphates.

Impact certain sur les réserves en devises

En effet, il est attendu que le déficit commercial baisse à 16,7% du PIB contre 18,2% en 2019, et que le taux de couverture des importations par les exportations augmente à 61% contre 58% en 2019.

Cela dit, en dépit de l’atténuation prévue du déficit commercial, les réserves en devises devraient subir l’impact négatif de la baisse des trois piliers compensateurs du déficit : Les recettes touristiques, les transferts des MRE et les investissements directs étrangers.

Sur la base d’une hypothèse de recul de 50% du solde voyage, de 30% des transferts des MRE et d’une baisse des IDE similaire à celle de 2019 (-47%), le flux net global émanant de ces trois sources devrait reculer de 54,5 milliards de DH, à 87,3 milliards estimés pour l’année 2020.

Par ailleurs, la distribution de crédits bancaires, qui a repris en 2019, devrait ralentir en 2020 selon CDG Capital en raison du report des décisions d’investissement, de l’arrêt d’activité de plusieurs entreprises et de la montée prévue des créances en souffrance qui devrait impacter la capacité de distribution des banques.

Enfin, l’inflation devrait repartir à la hausse : 1,3% contre 0,2% en 2019, en raison du renchérissement des prix des produits alimentaires.

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