Les dernières pluies ont résorbé le déficit du début de la campagne agricole
Les importantes précipitations qu'a connues le Maroc ont permis de résorber le déficit enregistré au début de la campagne agricole. Encore déficitaire sur certaines régions, le bilan pluviométrique est nettement excédentaire sur d'autres. Détails.
Du 5 au 11 janvier, le Maroc a connu une succession de perturbations, favorisées par l’affaiblissement de l’anticyclone des Açores.
Selon les données communiquées à Médias 24 par la Direction générale de la météorologie, le cumul des précipitations enregistrées a atteint, durant cette période, 222,3 mm sur Rabat, 283,6 mm sur Mohammedia, 211,9 mm sur Casablanca, 126,2 mm sur El-Jadida, 111,2 mm sur Taroudant, 105,3 mm sur Tanger, 65 mm sur Agadir Aït Melloul, 80,8 mm sur Meknès, 80,6 mm sur Fès-Saïss, 51,2 mm sur Khouribga et 44,4 mm sur Beni Mellal.
Du 1er septembre au 11 janvier 2021, le bilan pluviométrique, comparé à la normale sur 30 ans, se présente comme suit:
- Après un déficit affiché jusqu’à la fin de l’année 2020, le bilan est devenu excédentaire sur la Chaouia, Doukala, le Gharb, Abda, le Souss et le nord des provinces Sud.
- Il est proche de la normale sur le Saïss et le Moyen Atlas et le sud du Haut Atlas.
- Il est, par ailleurs, encore légèrement déficitaire sur le nord du Haut Atlas, les plaines de Tadla, les versants sud-est, les plateaux de phosphate, le Tangérois, le Rif et le Loukkous.
- Il est déficitaire sur l’Oriental et le Haouz.
Un début de bon augure pour la campagne agricole
Comme déjà expliqué dans un précédent article, les dernières pluies et chutes de neige, marquées par leur abondance et leur durée relativement longue, sont bénéfiques pour la recharge de la nappe phréatique, l'amélioration des réserves des barrages ainsi que pour les cultures en bour (légumineuses, céréales...).
"Les principales régions agricoles ont été bien arrosées. Le retard des précipitations et le déficit enregistrés en début de campagne se sont progressivement estompés. La campagne est donc bien lancée", estime Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome, qui souligne certaines conditions.
En effet, les précipitations doivent continuer pendant les prochaines phases des cycles de production et les producteurs doivent procéder aux travaux nécessaires à ce stade (désherbage et engrais de couverture), explique notre source. Les travaux pourront commencer dès que le terrain deviendra accessible.
Par ailleurs, "avec ces précipitations et des conditions de température favorables, les bêtes pourront passer à l'herbe et laisser les éleveurs souffler", souligne cet expert agronome. L'élevage ayant énormément souffert avec l'absence de pâturage et les coûts élevés de l'aliment de bétail.
"Le passage à l'herbe doit être progressif pour éviter des perturbations dues à des problèmes d'alimentation", tient à rappeler notre interlocuteur.
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