Karim Idrissi Kaitouni : "Il faut créer un choc de liquidités inter-entreprises"

L’octroi du produit « Damane Relance » pour le financement du redémarrage économique a démarré ce lundi 15 juin. Karim Idrissi Kaitouni, directeur exécutif en charge du marché des entreprises au sein du groupe Attijariwafa bank, explique pour Médias24 l’utilité de ce produit et ses principales caractéristiques.

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Karim Idrissi Kaitouni :

Le 15 juin 2020 à 16:39

Modifié le 15 juin 2020 à 20:23

La phase Damane Oxygène a pris fin vendredi 12 juin pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 10 MDH (sauf pour les promoteurs immobiliers). Seul le déblocage des fonds pour les crédits autorisés avant cette date sera maintenu jusqu’à fin juillet. A partir de ce lundi 15 juin, c’est le produit « Damane Relance » qui prend le relais.

Pour les TPE (CA inférieur ou égal à 10 MDH) le produit Damane Oxygène est maintenu jusqu’à fin juin. Il y aura donc une période de 15 jours de chevauchement entre ce produit destiné à financer les charges courantes pendant l’état d’urgence sanitaire et « Relance TPE », le produit de financement de la relance pour cette catégorie d’entreprises et dont Médias24 a détaillé les caractéristiques dans un précédent article.

Promotion immobilière, hôtellerie et activités listées comme non affectées exclues

Contrairement à Damane Oxygène, Damane relance s’adresse même aux entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 MDH. Il s’agit d’un produit de financement garanti par la CCG à hauteur de 90% pour les PME (CA de 10 à 200 MDH), de 85% pour les PME supérieures et les grandes entreprises (CA de 200 à 500 MDH) et à 80% pour le corporate (CA supérieur à 500 MDH).

Son montant correspondra à 1,5 mois de chiffre d’affaires pour les entreprises industrielles et 1 mois de CA pour les autres, avec un plafond de 100 MDH et un plancher de 1 MDH.

Le crédit peut être contracté jusqu’à fin 2020 avec un déblocage des fonds qui peut intervenir jusqu’à fin juin 2021. La durée, qui peut atteindre 7 ans dont 2 ans de différé de remboursement (avec calcul des intérêts intercalaires), commence à courir à partir du déblocage de l’intégralité du crédit. Le taux d’intérêt est de 4% actuellement (taux directeur qui est de 2% + 200 points de base).

Il s’adresse aux entreprises de droit privé marocain, ayant pour objet la production de biens ou de services (les holdings financières et les services financiers sont exclus), qui ont été touchées par la crise Covid-19 et l’état d’urgence sanitaire, et ce, « quel que soit le niveau d’impact », précise Karim Idrissi Kaitouni, directeur exécutif en charge du marché des entreprises au sein du groupe Attijariwafa bank qui a conçu son « Offre Relance » comprenant en plus du crédit garanti, des crédits d’investissement et de fonctionnement conventionnels ainsi que des services non financiers.

Tous les secteurs sont concernés, sauf la promotion immobilière, l’hôtellerie et les activités considérées par l’Etat comme n’étant pas en difficulté à cause de la pandémie (voir fac-similé à la fin de l’article).

« La promotion immobilière continuera à bénéficier de Damane Oxygène jusqu’à nouvel ordre car le CPI Oxygène n’a démarré que vers la mi-mai et le secteur n’a pas encore sollicité suffisamment de fonds. Parler de relance alors que l’enveloppe prévue pour le CPI Oxygène n’est pas encore consommée serait prématuré. Peut-être qu’il y aura une solution de relance pour le secteur par la suite mais jusqu’à aujourd’hui ce n’est pas le cas » explique le directeur.

« Pour l’hôtellerie, les parties prenantes (CVE, CCG…) préparent une formule spécifique compte tenu du lourd impact de la crise sur le secteur », ajoute-t-il.

"Les grandes entreprises ont un rôle historique à jouer dans la réduction des délais de paiement"

Auprès d’Attijariwafa bank, on insiste sur le fait que Damane Relance est destiné exclusivement à la reconstitution du fonds de roulement et des stocks et au rééquilibrage de la structure financière des entreprises, mais aussi et surtout à l’accélération du paiement des fournisseurs.

« Il faut savoir que bien avant la crise actuelle le crédit inter-entreprises atteignait 430 milliards de DH, soit la moitié de tout l’encours des crédits bancaires. Ce crédit inter-entreprises est généré à hauteur de 50% par les grandes entreprises. Ces dernières ont donc un rôle historique à jouer dans la fluidification des liquidités et des paiements pour redémarrer la machine.

« Avant la crise, le délai de paiement moyen dépassait les 6 mois (184 jours) et 70% des entreprises étaient en retard de paiement. Avec la crise, on estime que ce délai s’est allongé de 45 jours supplémentaires, avec des secteurs dont les délais se sont aggravés de 90 jours de plus. Ce qui est insoutenable.

« Il faut s’appuyer sur les grands donneurs d’ordres qui ont la responsabilité d’adopter la technique du ruissellement pour enclencher les règlements dans leurs écosystèmes constitués de TPE et PME. Il faut créer un choc de liquidités inter-entreprises sinon les défaillances d’entreprises vont se multiplier et le cercle vertueux de la relance se gripper », clame Karim Idrissi Kaitouni qui précise le secteur bancaire avec l’offre Damane relance contribuera grandement à accélérer les paiements.

La banque exigera la liste des fournisseurs et leurs coordonnées bancaires pour les payer

C’est pour cette raison que plusieurs conditions ont été fixées pour l’octroi de ce crédit garanti :

Ne pas verser de dividendes aux actionnaires pendant la période de différé de 2 ans. Au-delà, l’entreprise doit être à jour dans ses remboursements pour pouvoir verser des dividendes.

Ne pas utiliser le montant du crédit pour rembourser des dettes bancaires (hors leasing), des créances d’actionnaires (comptes courants d’associés) ou pour régler des managements fees et les charges intragroupe.

- Ne pas utiliser le montant du crédit pour effectuer des montages de haut de bilan (augmentation/réduction du capital, rachat de parts ou d’actions, fusions & acquisitions…)

- Au moins 50% du montant du crédit doit servir au paiement des fournisseurs (les filiales et/ou maison mère sont exclues). « Plusieurs instruments nous permettront de savoir comment les fonds seront utilisés. Par exemple, il sera exigé des entreprises de fournir le détail de la rubrique fournisseurs avec leurs coordonnées bancaires. Et c’est la banque qui va les payer dans un souci de rapidité. L’utilisation des fonds se fera sans justificatif à hauteur de 75.000 DH. Au-delà, le déblocage se fera sur la base du relevé des dépenses présenté par l’entreprise », précise M. Idrissi.

L'endettement ne doit pas dépasser 7 fois l'EBE

D’autres conditions sont posées, dans le but de ne pas aggraver la situation financière des entreprises et d’adresser le produit à la bonne cible :

Ne pas être en redressement ou en liquidation judiciaire, ou être une société en sauvegarde.

Ne pas avoir de crédit bancaire déclassé en « Compromis » à fin février 2019. « Pour ce type d’entreprises, d’autres produits sont indiqués, comme les crédits de restructuration », explique le directeur.

- L’endettement financier (court, moyen et long terme) de l’entreprise ne doit pas dépasser 7 fois l’excédent brut d’exploitation. « Oui, il faut favoriser la relance, mais il faut faire attention au surendettement. Il ne faut pas qu’on fabrique des entreprises qui vont aller à la casse. En fixant ce ratio, l’Etat agit en bon père tout en étant généreux. Par exemple en France, ce ratio est limité à 5. Toutes les entreprises françaises dont l’endettement dépasse 5 fois l’EBE ont été exclues du financement de la relance. Au Maroc, un nombre important d’entreprises seront servies. Le CVE parle d’un potentiel de crédits entre 60 et 70 milliards de DH », ajoute M. Idrissi.

Procédure simplifiée pour les crédits de moins de 5 MDH

En ce qui concerne la procédure d’octroi du crédit Damane Relance, les documents suivants sont exigés :

- Une attestation d’ICE

- Un tableau de ventilation des dépenses à régler

- Le rapport du commissaire aux comptes au titre de l’exercice 2019

- Une demande de crédit signée et cachetée par le chef d’entreprise avec son engagement de ne pas déposer d’autres demandes auprès d’autres banques.

L’étude des dossiers prendra généralement entre 2 et 3 semaines. Les délégations accordées aux banques pour approuver les crédits sans qu’il y ait étude préalable de la part de la CCG ont été relevées à 5 MDH pour rendre rapide l’obtention de l’accord de prêt.

« Tout a été pensé pour que ce crédit soit massif, souple, simple et rapide ».

« Nos process ont été rodés avec Damane Oxygène pour une meilleure rapidité et réactivité pour le traitement des dossiers Damane relance. Et l’octroi de ces crédits sera accompagné de nos services non financiers pour apporter le conseil nécessaire aux entreprises afin d’assurer leur relance ».

Par ailleurs, à côté du produit de financement garanti, Attijariwafa bank appuiera l’octroi des crédits d’investissement et de fonctionnement conventionnels. « Avec cette crise, plusieurs activités auront besoin de revoir leurs business modèles, et donc à investir. Seuls les innovants pourront gagner la bataille », conclut M. Idrissi.

Voici la liste des activités qui ne sont pas considérées comme affectées par la pandémie :

Karim Idrissi Kaitouni : "Il faut créer un choc de liquidités inter-entreprises"

Le 15 juin 2020 à16:39

Modifié le 15 juin 2020 à 20:23

L’octroi du produit « Damane Relance » pour le financement du redémarrage économique a démarré ce lundi 15 juin. Karim Idrissi Kaitouni, directeur exécutif en charge du marché des entreprises au sein du groupe Attijariwafa bank, explique pour Médias24 l’utilité de ce produit et ses principales caractéristiques.

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La phase Damane Oxygène a pris fin vendredi 12 juin pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 10 MDH (sauf pour les promoteurs immobiliers). Seul le déblocage des fonds pour les crédits autorisés avant cette date sera maintenu jusqu’à fin juillet. A partir de ce lundi 15 juin, c’est le produit « Damane Relance » qui prend le relais.

Pour les TPE (CA inférieur ou égal à 10 MDH) le produit Damane Oxygène est maintenu jusqu’à fin juin. Il y aura donc une période de 15 jours de chevauchement entre ce produit destiné à financer les charges courantes pendant l’état d’urgence sanitaire et « Relance TPE », le produit de financement de la relance pour cette catégorie d’entreprises et dont Médias24 a détaillé les caractéristiques dans un précédent article.

Promotion immobilière, hôtellerie et activités listées comme non affectées exclues

Contrairement à Damane Oxygène, Damane relance s’adresse même aux entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 MDH. Il s’agit d’un produit de financement garanti par la CCG à hauteur de 90% pour les PME (CA de 10 à 200 MDH), de 85% pour les PME supérieures et les grandes entreprises (CA de 200 à 500 MDH) et à 80% pour le corporate (CA supérieur à 500 MDH).

Son montant correspondra à 1,5 mois de chiffre d’affaires pour les entreprises industrielles et 1 mois de CA pour les autres, avec un plafond de 100 MDH et un plancher de 1 MDH.

Le crédit peut être contracté jusqu’à fin 2020 avec un déblocage des fonds qui peut intervenir jusqu’à fin juin 2021. La durée, qui peut atteindre 7 ans dont 2 ans de différé de remboursement (avec calcul des intérêts intercalaires), commence à courir à partir du déblocage de l’intégralité du crédit. Le taux d’intérêt est de 4% actuellement (taux directeur qui est de 2% + 200 points de base).

Il s’adresse aux entreprises de droit privé marocain, ayant pour objet la production de biens ou de services (les holdings financières et les services financiers sont exclus), qui ont été touchées par la crise Covid-19 et l’état d’urgence sanitaire, et ce, « quel que soit le niveau d’impact », précise Karim Idrissi Kaitouni, directeur exécutif en charge du marché des entreprises au sein du groupe Attijariwafa bank qui a conçu son « Offre Relance » comprenant en plus du crédit garanti, des crédits d’investissement et de fonctionnement conventionnels ainsi que des services non financiers.

Tous les secteurs sont concernés, sauf la promotion immobilière, l’hôtellerie et les activités considérées par l’Etat comme n’étant pas en difficulté à cause de la pandémie (voir fac-similé à la fin de l’article).

« La promotion immobilière continuera à bénéficier de Damane Oxygène jusqu’à nouvel ordre car le CPI Oxygène n’a démarré que vers la mi-mai et le secteur n’a pas encore sollicité suffisamment de fonds. Parler de relance alors que l’enveloppe prévue pour le CPI Oxygène n’est pas encore consommée serait prématuré. Peut-être qu’il y aura une solution de relance pour le secteur par la suite mais jusqu’à aujourd’hui ce n’est pas le cas » explique le directeur.

« Pour l’hôtellerie, les parties prenantes (CVE, CCG…) préparent une formule spécifique compte tenu du lourd impact de la crise sur le secteur », ajoute-t-il.

"Les grandes entreprises ont un rôle historique à jouer dans la réduction des délais de paiement"

Auprès d’Attijariwafa bank, on insiste sur le fait que Damane Relance est destiné exclusivement à la reconstitution du fonds de roulement et des stocks et au rééquilibrage de la structure financière des entreprises, mais aussi et surtout à l’accélération du paiement des fournisseurs.

« Il faut savoir que bien avant la crise actuelle le crédit inter-entreprises atteignait 430 milliards de DH, soit la moitié de tout l’encours des crédits bancaires. Ce crédit inter-entreprises est généré à hauteur de 50% par les grandes entreprises. Ces dernières ont donc un rôle historique à jouer dans la fluidification des liquidités et des paiements pour redémarrer la machine.

« Avant la crise, le délai de paiement moyen dépassait les 6 mois (184 jours) et 70% des entreprises étaient en retard de paiement. Avec la crise, on estime que ce délai s’est allongé de 45 jours supplémentaires, avec des secteurs dont les délais se sont aggravés de 90 jours de plus. Ce qui est insoutenable.

« Il faut s’appuyer sur les grands donneurs d’ordres qui ont la responsabilité d’adopter la technique du ruissellement pour enclencher les règlements dans leurs écosystèmes constitués de TPE et PME. Il faut créer un choc de liquidités inter-entreprises sinon les défaillances d’entreprises vont se multiplier et le cercle vertueux de la relance se gripper », clame Karim Idrissi Kaitouni qui précise le secteur bancaire avec l’offre Damane relance contribuera grandement à accélérer les paiements.

La banque exigera la liste des fournisseurs et leurs coordonnées bancaires pour les payer

C’est pour cette raison que plusieurs conditions ont été fixées pour l’octroi de ce crédit garanti :

Ne pas verser de dividendes aux actionnaires pendant la période de différé de 2 ans. Au-delà, l’entreprise doit être à jour dans ses remboursements pour pouvoir verser des dividendes.

Ne pas utiliser le montant du crédit pour rembourser des dettes bancaires (hors leasing), des créances d’actionnaires (comptes courants d’associés) ou pour régler des managements fees et les charges intragroupe.

- Ne pas utiliser le montant du crédit pour effectuer des montages de haut de bilan (augmentation/réduction du capital, rachat de parts ou d’actions, fusions & acquisitions…)

- Au moins 50% du montant du crédit doit servir au paiement des fournisseurs (les filiales et/ou maison mère sont exclues). « Plusieurs instruments nous permettront de savoir comment les fonds seront utilisés. Par exemple, il sera exigé des entreprises de fournir le détail de la rubrique fournisseurs avec leurs coordonnées bancaires. Et c’est la banque qui va les payer dans un souci de rapidité. L’utilisation des fonds se fera sans justificatif à hauteur de 75.000 DH. Au-delà, le déblocage se fera sur la base du relevé des dépenses présenté par l’entreprise », précise M. Idrissi.

L'endettement ne doit pas dépasser 7 fois l'EBE

D’autres conditions sont posées, dans le but de ne pas aggraver la situation financière des entreprises et d’adresser le produit à la bonne cible :

Ne pas être en redressement ou en liquidation judiciaire, ou être une société en sauvegarde.

Ne pas avoir de crédit bancaire déclassé en « Compromis » à fin février 2019. « Pour ce type d’entreprises, d’autres produits sont indiqués, comme les crédits de restructuration », explique le directeur.

- L’endettement financier (court, moyen et long terme) de l’entreprise ne doit pas dépasser 7 fois l’excédent brut d’exploitation. « Oui, il faut favoriser la relance, mais il faut faire attention au surendettement. Il ne faut pas qu’on fabrique des entreprises qui vont aller à la casse. En fixant ce ratio, l’Etat agit en bon père tout en étant généreux. Par exemple en France, ce ratio est limité à 5. Toutes les entreprises françaises dont l’endettement dépasse 5 fois l’EBE ont été exclues du financement de la relance. Au Maroc, un nombre important d’entreprises seront servies. Le CVE parle d’un potentiel de crédits entre 60 et 70 milliards de DH », ajoute M. Idrissi.

Procédure simplifiée pour les crédits de moins de 5 MDH

En ce qui concerne la procédure d’octroi du crédit Damane Relance, les documents suivants sont exigés :

- Une attestation d’ICE

- Un tableau de ventilation des dépenses à régler

- Le rapport du commissaire aux comptes au titre de l’exercice 2019

- Une demande de crédit signée et cachetée par le chef d’entreprise avec son engagement de ne pas déposer d’autres demandes auprès d’autres banques.

L’étude des dossiers prendra généralement entre 2 et 3 semaines. Les délégations accordées aux banques pour approuver les crédits sans qu’il y ait étude préalable de la part de la CCG ont été relevées à 5 MDH pour rendre rapide l’obtention de l’accord de prêt.

« Tout a été pensé pour que ce crédit soit massif, souple, simple et rapide ».

« Nos process ont été rodés avec Damane Oxygène pour une meilleure rapidité et réactivité pour le traitement des dossiers Damane relance. Et l’octroi de ces crédits sera accompagné de nos services non financiers pour apporter le conseil nécessaire aux entreprises afin d’assurer leur relance ».

Par ailleurs, à côté du produit de financement garanti, Attijariwafa bank appuiera l’octroi des crédits d’investissement et de fonctionnement conventionnels. « Avec cette crise, plusieurs activités auront besoin de revoir leurs business modèles, et donc à investir. Seuls les innovants pourront gagner la bataille », conclut M. Idrissi.

Voici la liste des activités qui ne sont pas considérées comme affectées par la pandémie :

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