Douleurs aux dos, torticolis, scolioses… Les maux physiques du télétravail

Des kinésithérapeutes contactés par Médias24 disent constater une hausse des consultations, depuis le confinement et toujours à l’heure actuelle, liées à des douleurs cervicales et dorsales qui se sont manifestées pendant la période de télétravail, marquée par une forte sédentarité. Ils recommandent d’effectuer des étirements régulièrement et d’éviter quelques positions dommageables à long terme pour le dos.

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Douleurs aux dos, torticolis, scolioses… Les maux physiques du télétravail

Le 02 novembre 2020 à 17:40

Modifié le 02 novembre 2020 à 17:39

L’impact du télétravail est certes palpable au niveau psychologique, mais pas que. Trois kinésithérapeutes contactés par Médias24 disent constater une demande accrue, depuis le déconfinement et même encore à l’heure actuelle, de patients venus consulter pour des douleurs au dos, vives et persistantes, contractées pendant les trois mois de confinement – et donc de télétravail conjugué à une sédentarité imposée par les circonstances.

Car tout le monde ne dispose pas forcément d’une chaise de bureau ou d’un siège ergonomique pour travailler confortablement à la maison. Mais confinement oblige, le foyer, alors qu’il n’est pas initialement un lieu dédié au travail, l’est finalement devenu. Et l’appel du wali de la région Casablanca-Settat aux entreprises du secteur privé à poursuivre, ou à basculer à nouveau vers le télétravail, confère davantage encore aux foyers le statut officieux de lieu de travail.

''Après le confinement, j’ai constaté une forte demande de patientes relativement jeunes, âgées d’une trentaine d’années, qui se sont présentées pour des massages relaxants pour apaiser des douleurs musculaires, ou pour des torticolis très développés ou des névralgies cervico-brachiales parfois très violentes'', constate Fatima Zahra El Basri, kinésithérapeute. Les névralgies cervico-brachiales désignent une compression, ou une irritation, d’un nerf du cou qui se prolonge le long du bras. La clavicule, l’épaule ou le haut du dos peuvent aussi faire l’objet de douleurs.

Sarah Marnaoui, kinésithérapeute, a également constaté une hausse des consultations pour des douleurs au dos liées au télétravail à la sortie du confinement. Ses patients consultent principalement pour des lombalgies, c’est-à-dire des douleurs localisées au niveau du rachis lombaire (les cinq vertèbres du bas du dos, juste au-dessus du coccyx et du sacrum), de fortes contractures musculaires ou des scolioses, qui sont des déformations de la colonne vertébrale. ''J’en reçois encore aujourd’hui, car tous les salariés ne sont pas retournés au bureau au moment du déconfinement. Et parmi ceux qui y sont retournés, certains ont eu l’impression d’avoir le dos très fatigué. Le retour au travail en présentiel n’a donc pas forcément fait disparaître les douleurs dorsales'', note Sarah Marnaoui.

Beaucoup de sédentaires et quelques sportifs

Les lombalgies ou névralgies cervico-brachiales contractées pendant la période de télétravail, qui s’est parfois poursuivie malgré le déconfinement, sont effectivement des motifs de consultation très fréquents, observe Hamza Echcherfi, kinésithérapeute. ''La colonne cervicale (entre la tête et les épaules) est particulièrement fragile car elle est la plus sollicitée lorsqu’on passe ses journées sur l’ordinateur. C’est donc à cet endroit que l’impact physique se fait le plus sentir. Les muscles cervicaux soutiennent la tête, qui pèse en moyenne 5 kg chez un adulte. Ces 5 kg doivent être supportés de façon équilibrée ; répartis équitablement entre les muscles du côté droit et gauche. Or si l’écran est trop bas (si on le pose sur les genoux par exemple), ou trop décalé vers un côté, on se retrouve avec un déséquilibre musculaire qui donne lieu à des cervicalgies, qu’on appelle communément des torticolis'', explique Hamza Echcherfi. La tranche d’âge de ses patients est large, ''entre 30 et 50 ans''.

Il dit aussi avoir reçu quelques patients pour un ré-entraînement à l’effort, habitués à faire des activités sportives qu’ils ont dû suspendre lors de l’annonce du confinement, et qu’ils n’ont toujours pas reprises en raison du maintien de la fermeture des salles de sport : ''Ce sont des gens qui ont pris du poids et ont besoin d’être accompagnés pour reprendre progressivement une activité sportive.''

Aux lombalgies et douleurs cervicales, peuvent s’ajouter les cyphoses et les lordoses, précise Sarah Marnaoui. Les cyphoses désignent une déformation convexe de la colonne vertébrale (elle est anormalement courbée, arrondie vers l’extérieur, lorsqu’on est trop penchés vers l’avant par exemple). Elles forment une bosse dans le haut du dos. Les lordoses se manifestent quant à elles par la formation d’un creux prononcé de la colonne vertébrale, dans le bas du dos ou au niveau du cou.

D’autres parties du corps peuvent être impactées. Une surutilisation du poignet, notamment avec la souris de l’ordinateur, peut générer une inflammation des tendons du poignet et provoquer une épicondylite (qu’on appelle aussi un tennis elbow), c’est-à-dire une tendinite du bras. ''La raison principale, explique Hamza Echcherfi, c’est que lorsqu’on travaille chez soi, on ne calcule pas les heures passées devant l’ordinateur. On passe trop d’heures à utiliser une souris, et cette surutilisation nuit aux tendons.''

Des étirements réguliers pour prévenir les douleurs aux dos

Autant de désagréments qui peuvent toutefois être évités en s’astreignant à quelques règles élémentaires. D’abord, éviter absolument de travailler en étant allongé sur le canapé ou le lit. ''Le dos, surtout la nuque et la colonne cervicale, doit rester droit, recommande Fatima-Zahra El Basri. Un dos bien droit respecte la courbure de la colonne vertébrale, qu’il s’agisse de la colonne cervicale, dorsale (partie moyenne du dos) et lombaire (partie basse). Sans cela, on risque de développer des scolioses d’attitude, c’est-à-dire des scolioses provoquées par une mauvaise posture qui fait dévier la colonne vertébrale de sa droiture.''

''Le champ de vision doit être horizontal par rapport à l’écran : la tête ne doit être ni trop haute, ni trop basse, préconise également Fatima-Zahra El Basri. A défaut d’avoir un bureau, on peut s’asseoir sur une table basse et surélever sa position avec des coussins pour être à la même hauteur que la table.'' Si c’est l’ordinateur qui est trop bas, une solution peut-être de le surmonter en plaçant dessous des livres épais.

Sarah Marnaoui conseille quant à elle d’effectuer régulièrement des étirements, à raison d’une fois par jour ou tous les deux jours pendant une dizaine de minutes. ''Il est très important que les personnes sédentaires s’étirent à la maison. L’idéal est de se lever de sa chaise toutes les heures ou toutes les deux heures pour s’étirer debout vers l’avant et l’arrière, comme quand on s’étire le matin au réveil. On peut aussi étirer le bassin d’avant en arrière, ou sur les côtés.'' D’autres positions sont suggérées, comme celle dite ''de l’enfant'', qui consiste à se replier sur soi. ''On peut aussi mettre autour de son cou un coussin repose-tête de voyage, pour soulager un peu les cervicales, ou s’asseoir de temps à autre sur de gros ballons de gymnastique, qui épousent la forme du bassin'', conseille encore Sarah Marnaoui.

Sur la santé oculaire, les règles de prévention ne diffèrent pas du travail au bureau

Dans un autre registre, la santé oculaire peut aussi être impactée. ''Rien ne change par rapport à une journée de travail au bureau : dans les deux cas, le salarié passe en moyenne 8 heures par jour devant son écran'', relève le Dr Mohamed Fayçal Benjelloun, ophtalmologiste.

Il estime que les règles de prévention restent les mêmes : d’abord, les écrans ''ne rendent pas les yeux malades ; ils ne font que révéler des pathologies oculaires sous-jacentes'', souligne-t-il. ''Les yeux ne sont pas faits pour passer 8 heures par jour rivés sur un écran à une distance de 40 cm. Normalement, le distance de repos d’un œil est de 5 mètres. Dès que la distance est inférieure à 5 mètres, un système musculaire à l’intérieur de l’oeil s’active, mais lorsqu’il est reste actif pendant une durée trop prolongée, il se fatigue.''

En termes d’ergonomie oculaire, le Dr Mohamed Fayçal Benjelloun précise qu’il faut être assis à une distance correspondant à deux fois la diagonale de son écran : si la diagonale de l’écran est de 40 cm, on doit donc être assis à 80 cm de son écran. ''De cette façon, les yeux auront accès à l’intégralité de l’écran sans avoir à faire des micro-mouvements perpétuels qui fatiguent le système musculaire.'' Mais est-ce vraiment confortable (et possible avec un ordinateur non séparé du clavier) ? ''En télétravail, c’est plus difficile, reconnaît l’ophtalmologiste. L’idéal est de travailler avec des claviers et souris externes qui permettent de reculer l’écran.''

Toujours sur le front de l’ergonomie oculaire, le Dr Mohamed Fayçal Benjelloun recommande de diminuer la luminosité de l’écran ''si on travaille dans une pièce peu lumineuse'', et au contraire de l’augmenter dans un endroit très éclairé.

A l’instar des recommandations qu’il avait formulées auprès de Médias24 concernant la surexposition des enfants aux écrans durant la période d’enseignement à distance, il préconise de faire une pause de vingt secondes toutes les vingt minutes et de se laver le visage en milieu de journée pour éviter la sécheresse oculaire. ''Le fait de travailler constamment sur écran altère la fréquence de clignement. Un œil cligne entre 11 et 13 fois à la minute, contre 5 à 7 fois face à l’écran. Ce clignement a un rôle d’essuie-glace : il lubrifie et répartit le film lacrymal de façon homogène sur la surface oculaire. Se laver les yeux deux ou trois fois dans la journée permet justement de lubrifier les yeux.''

Douleurs aux dos, torticolis, scolioses… Les maux physiques du télétravail

Le 02 novembre 2020 à17:39

Modifié le 02 novembre 2020 à 17:39

Des kinésithérapeutes contactés par Médias24 disent constater une hausse des consultations, depuis le confinement et toujours à l’heure actuelle, liées à des douleurs cervicales et dorsales qui se sont manifestées pendant la période de télétravail, marquée par une forte sédentarité. Ils recommandent d’effectuer des étirements régulièrement et d’éviter quelques positions dommageables à long terme pour le dos.

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L’impact du télétravail est certes palpable au niveau psychologique, mais pas que. Trois kinésithérapeutes contactés par Médias24 disent constater une demande accrue, depuis le déconfinement et même encore à l’heure actuelle, de patients venus consulter pour des douleurs au dos, vives et persistantes, contractées pendant les trois mois de confinement – et donc de télétravail conjugué à une sédentarité imposée par les circonstances.

Car tout le monde ne dispose pas forcément d’une chaise de bureau ou d’un siège ergonomique pour travailler confortablement à la maison. Mais confinement oblige, le foyer, alors qu’il n’est pas initialement un lieu dédié au travail, l’est finalement devenu. Et l’appel du wali de la région Casablanca-Settat aux entreprises du secteur privé à poursuivre, ou à basculer à nouveau vers le télétravail, confère davantage encore aux foyers le statut officieux de lieu de travail.

''Après le confinement, j’ai constaté une forte demande de patientes relativement jeunes, âgées d’une trentaine d’années, qui se sont présentées pour des massages relaxants pour apaiser des douleurs musculaires, ou pour des torticolis très développés ou des névralgies cervico-brachiales parfois très violentes'', constate Fatima Zahra El Basri, kinésithérapeute. Les névralgies cervico-brachiales désignent une compression, ou une irritation, d’un nerf du cou qui se prolonge le long du bras. La clavicule, l’épaule ou le haut du dos peuvent aussi faire l’objet de douleurs.

Sarah Marnaoui, kinésithérapeute, a également constaté une hausse des consultations pour des douleurs au dos liées au télétravail à la sortie du confinement. Ses patients consultent principalement pour des lombalgies, c’est-à-dire des douleurs localisées au niveau du rachis lombaire (les cinq vertèbres du bas du dos, juste au-dessus du coccyx et du sacrum), de fortes contractures musculaires ou des scolioses, qui sont des déformations de la colonne vertébrale. ''J’en reçois encore aujourd’hui, car tous les salariés ne sont pas retournés au bureau au moment du déconfinement. Et parmi ceux qui y sont retournés, certains ont eu l’impression d’avoir le dos très fatigué. Le retour au travail en présentiel n’a donc pas forcément fait disparaître les douleurs dorsales'', note Sarah Marnaoui.

Beaucoup de sédentaires et quelques sportifs

Les lombalgies ou névralgies cervico-brachiales contractées pendant la période de télétravail, qui s’est parfois poursuivie malgré le déconfinement, sont effectivement des motifs de consultation très fréquents, observe Hamza Echcherfi, kinésithérapeute. ''La colonne cervicale (entre la tête et les épaules) est particulièrement fragile car elle est la plus sollicitée lorsqu’on passe ses journées sur l’ordinateur. C’est donc à cet endroit que l’impact physique se fait le plus sentir. Les muscles cervicaux soutiennent la tête, qui pèse en moyenne 5 kg chez un adulte. Ces 5 kg doivent être supportés de façon équilibrée ; répartis équitablement entre les muscles du côté droit et gauche. Or si l’écran est trop bas (si on le pose sur les genoux par exemple), ou trop décalé vers un côté, on se retrouve avec un déséquilibre musculaire qui donne lieu à des cervicalgies, qu’on appelle communément des torticolis'', explique Hamza Echcherfi. La tranche d’âge de ses patients est large, ''entre 30 et 50 ans''.

Il dit aussi avoir reçu quelques patients pour un ré-entraînement à l’effort, habitués à faire des activités sportives qu’ils ont dû suspendre lors de l’annonce du confinement, et qu’ils n’ont toujours pas reprises en raison du maintien de la fermeture des salles de sport : ''Ce sont des gens qui ont pris du poids et ont besoin d’être accompagnés pour reprendre progressivement une activité sportive.''

Aux lombalgies et douleurs cervicales, peuvent s’ajouter les cyphoses et les lordoses, précise Sarah Marnaoui. Les cyphoses désignent une déformation convexe de la colonne vertébrale (elle est anormalement courbée, arrondie vers l’extérieur, lorsqu’on est trop penchés vers l’avant par exemple). Elles forment une bosse dans le haut du dos. Les lordoses se manifestent quant à elles par la formation d’un creux prononcé de la colonne vertébrale, dans le bas du dos ou au niveau du cou.

D’autres parties du corps peuvent être impactées. Une surutilisation du poignet, notamment avec la souris de l’ordinateur, peut générer une inflammation des tendons du poignet et provoquer une épicondylite (qu’on appelle aussi un tennis elbow), c’est-à-dire une tendinite du bras. ''La raison principale, explique Hamza Echcherfi, c’est que lorsqu’on travaille chez soi, on ne calcule pas les heures passées devant l’ordinateur. On passe trop d’heures à utiliser une souris, et cette surutilisation nuit aux tendons.''

Des étirements réguliers pour prévenir les douleurs aux dos

Autant de désagréments qui peuvent toutefois être évités en s’astreignant à quelques règles élémentaires. D’abord, éviter absolument de travailler en étant allongé sur le canapé ou le lit. ''Le dos, surtout la nuque et la colonne cervicale, doit rester droit, recommande Fatima-Zahra El Basri. Un dos bien droit respecte la courbure de la colonne vertébrale, qu’il s’agisse de la colonne cervicale, dorsale (partie moyenne du dos) et lombaire (partie basse). Sans cela, on risque de développer des scolioses d’attitude, c’est-à-dire des scolioses provoquées par une mauvaise posture qui fait dévier la colonne vertébrale de sa droiture.''

''Le champ de vision doit être horizontal par rapport à l’écran : la tête ne doit être ni trop haute, ni trop basse, préconise également Fatima-Zahra El Basri. A défaut d’avoir un bureau, on peut s’asseoir sur une table basse et surélever sa position avec des coussins pour être à la même hauteur que la table.'' Si c’est l’ordinateur qui est trop bas, une solution peut-être de le surmonter en plaçant dessous des livres épais.

Sarah Marnaoui conseille quant à elle d’effectuer régulièrement des étirements, à raison d’une fois par jour ou tous les deux jours pendant une dizaine de minutes. ''Il est très important que les personnes sédentaires s’étirent à la maison. L’idéal est de se lever de sa chaise toutes les heures ou toutes les deux heures pour s’étirer debout vers l’avant et l’arrière, comme quand on s’étire le matin au réveil. On peut aussi étirer le bassin d’avant en arrière, ou sur les côtés.'' D’autres positions sont suggérées, comme celle dite ''de l’enfant'', qui consiste à se replier sur soi. ''On peut aussi mettre autour de son cou un coussin repose-tête de voyage, pour soulager un peu les cervicales, ou s’asseoir de temps à autre sur de gros ballons de gymnastique, qui épousent la forme du bassin'', conseille encore Sarah Marnaoui.

Sur la santé oculaire, les règles de prévention ne diffèrent pas du travail au bureau

Dans un autre registre, la santé oculaire peut aussi être impactée. ''Rien ne change par rapport à une journée de travail au bureau : dans les deux cas, le salarié passe en moyenne 8 heures par jour devant son écran'', relève le Dr Mohamed Fayçal Benjelloun, ophtalmologiste.

Il estime que les règles de prévention restent les mêmes : d’abord, les écrans ''ne rendent pas les yeux malades ; ils ne font que révéler des pathologies oculaires sous-jacentes'', souligne-t-il. ''Les yeux ne sont pas faits pour passer 8 heures par jour rivés sur un écran à une distance de 40 cm. Normalement, le distance de repos d’un œil est de 5 mètres. Dès que la distance est inférieure à 5 mètres, un système musculaire à l’intérieur de l’oeil s’active, mais lorsqu’il est reste actif pendant une durée trop prolongée, il se fatigue.''

En termes d’ergonomie oculaire, le Dr Mohamed Fayçal Benjelloun précise qu’il faut être assis à une distance correspondant à deux fois la diagonale de son écran : si la diagonale de l’écran est de 40 cm, on doit donc être assis à 80 cm de son écran. ''De cette façon, les yeux auront accès à l’intégralité de l’écran sans avoir à faire des micro-mouvements perpétuels qui fatiguent le système musculaire.'' Mais est-ce vraiment confortable (et possible avec un ordinateur non séparé du clavier) ? ''En télétravail, c’est plus difficile, reconnaît l’ophtalmologiste. L’idéal est de travailler avec des claviers et souris externes qui permettent de reculer l’écran.''

Toujours sur le front de l’ergonomie oculaire, le Dr Mohamed Fayçal Benjelloun recommande de diminuer la luminosité de l’écran ''si on travaille dans une pièce peu lumineuse'', et au contraire de l’augmenter dans un endroit très éclairé.

A l’instar des recommandations qu’il avait formulées auprès de Médias24 concernant la surexposition des enfants aux écrans durant la période d’enseignement à distance, il préconise de faire une pause de vingt secondes toutes les vingt minutes et de se laver le visage en milieu de journée pour éviter la sécheresse oculaire. ''Le fait de travailler constamment sur écran altère la fréquence de clignement. Un œil cligne entre 11 et 13 fois à la minute, contre 5 à 7 fois face à l’écran. Ce clignement a un rôle d’essuie-glace : il lubrifie et répartit le film lacrymal de façon homogène sur la surface oculaire. Se laver les yeux deux ou trois fois dans la journée permet justement de lubrifier les yeux.''

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