Sahara : A la recherche de la vérité
Quand les paillettes, la gloire du cinéma s’emparent d’un sujet comme celui du Sahara et des sahraouis.
D’un conflit qui dure depuis plus de 35 ans, et qui n’oppose en rien deux peuples, comme certains aimeraient nous le faire croire, mais le déchirement d’un seul peuple, le peuple marocain, par les restes d’un combat idéologique qui remonte à une époque révolue caractérisée par la division du monde en deux blocs antagonistes.
Où d’un côté on trouve ceux qui ont choisi une orientation politiquement et économiquement libérale, et ceux qui ont opté pour le modèle communiste soviétique.
Quand un acteur de cinéma avance le chiffre de 200.000 réfugiés à Tindouf, alors que l’Onu parle de 80.000 réfugiés, et que nous, Marocains, réclamons le recensement de la population des camps.
Quand cet acteur parle de «réfugiés oubliés» alors que nous, Marocains, ne cessions de dénoncer les conditions de vie de nos frères sahraouis à Tindouf, le manque d’hygiène, l’inaccessibilité aux soins médicaux, à l’école, au travail et que nous dénonçons les séparations familiales…
Quand l’acteur de cinéma espagnol se permet de décrire cette région comme étant la dernière colonie au monde, tout en omettant de citer les enclaves de Sebta et Melilia, deux villes marocaines sous occupation espagnole.
Quand il se permet de se balader à travers le monde, profitant de sa célébrité et de sa notoriété pour colporter des thèses mensongères, en négligeant les souffrances engendrées par ce conflit pour le peuple marocain dans toutes ses composantes.
Oui, nous nous devons de réagir, au moins par nos écrits, contre ceux qui veulent briser le rêve d’une réconciliation entre une partie des Sahraouis et le Sahara marocain, ceux qui veulent éteindre l’espoir d’une évolution dans le Maghreb et la construction d’une région forte, stable et pacifiée.
Nous n’avons certes pas la célébrité de l’acteur, ni ses entrées dans les médias internationaux, mais nous avons notre dignité, et notre attachement envers notre pays et notre peuple fier. Nous croyons en la noblesse de notre cause qui est celle du développement humain dans tout le Maroc, y compris le Sahara, l’humain qui est la pierre angulaire sur laquelle s’appuie le développement de notre pays. L’humain que, dois-je le rappeler, nous respectons peu importe ses choix politiques, qu’ils soient pour la marocanité du Sahara ou qu’il fasse partie des minorités indépendantistes.
Finalement, il ne suffit pas de passer deux semaines à Tindouf pour régler le problème des réfugiés, n’importe quel être humain serait touché par la dureté de la vie des réfugiés sahraouis à Tindouf.
Mais une fois l’émotion passée, une fois le buzz terminé, une fois que l’acteur sera perçu non plus uniquement comme un acteur mais aussi comme une sorte de «héros» aux yeux de ces confrères, qu’en sera-t-il des populations sahraouies? A qui finalement va profiter ce documentaire? Aux réfugiés? Certainement pas. A une élite au pouvoir corrompu dans les camps soutenue par un régime militaire, certainement.
Voilà pourquoi je déplore aujourd’hui le documentaire réalisé par Javier Bardem et son équipe. Non pas parce qu’il promeut les thèses indépendantistes, il en est libre. Mais parce qu’il symbolise, par ses choix, une force de destruction d’un idéal dans une région où l’espoir et la réconciliation sont les seules réponses et les meilleurs freins aux extrémismes et à la violence.
à lire aussi
Article : Prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 20 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie (DGM): - Températures en hausse avec temps […]
Article : Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.
Article : Un nouveau “dictionnaire critique” pour relire le Maroc colonial
Un ouvrage collectif dirigé par l’anthropologue marocain Hassan Rachik propose une relecture de la période coloniale à travers un format original de dictionnaire, réunissant une vingtaine de chercheurs marocains, français et espagnols.
Article : Sahara: despite Algiers’ efforts, Washington’s position remains unchanged
On the sidelines of the Antalya Diplomacy Forum in Turkey, Algeria’s foreign minister and the U.S. president’s senior advisor for Arab and African affairs discussed several regional issues, including the Sahara. Yet behind the carefully worded Algerian statement, Washington’s support for Morocco’s territorial integrity remains clear and unchanged. Since December 2020, that position has taken on the weight of state continuity, suggesting it will endure regardless of political turnover in Washington or diplomatic initiatives from Algiers.
Article : Santé animale : Biopharma et le Tchad passent à la phase opérationnelle de leur partenariat
La société pharmaceutique marocaine Biopharma a signé à N’Djamena une feuille de route de coopération avec l’Institut tchadien de recherche en élevage pour le développement (IRED), dans le cadre du renforcement de la coopération maroco-tchadienne dans le domaine de la santé animale.
Article : Casablanca : les autorités démentent auprès de Médias24 une rumeur sur une fermeture des commerces à 23 heures à Anfa
Les autorités ont démenti, auprès de Médias24, l’existence d’une décision imposant la fermeture des commerces, cafés et restaurants à 23 heures dans le ressort de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa, après la circulation d’informations en ce sens sur certains sites et réseaux sociaux.