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L’embarras des allégeances multiples dans la perception des conflits

Les crises et les guerres entre les États sont perçues et ressenties différemment par les populations de souche et les populations ayant acquis la nationalité par naissance, par naturalisation ou à travers leurs parents. Le comportement des uns et des autres s’affiche en fonction de leur place sur l’échiquier social, politique et économique dans les pays d’accueil et de résidence. Il dépend également de leur engagement en faveur ou contre les dossiers qui intéressent leurs pays d’origine.

Le 6 juillet 2026 à 16h00

Pour mieux appréhender cette problématique, il serait utile d’intégrer la variable culturelle, notamment dans sa dimension religieuse. Cette dimension est souvent occultée sous prétexte d’une rationalité intraitable en vue, théoriquement, d’éviter les aberrations sentimentalistes et les conclusions rébarbatives.

Or la rationalité disparaît quand le souci identitaire entre en jeu, notamment quand il revêt une dimension existentielle imposée par les contraintes d’ici et maintenant qui nécessitent des clarifications en permanence. Outre la dimension existentielle, il y a le dilemme de "l’allégeance aveugle", de "la double allégeance" et de "l’allégeance au gré des circonstances". Comment développer les arguments mentionnés plus haut à la lumière des conflits et litiges interétatiques ?

Les explications portent sur une multitude d’exemples observés durant les quatre dernières décennies. On commence par le plus récent. Il coïncide avec la guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

L’allégeance dans un panier de crabes

La problématique de la double allégeance est relevée chez des politiciens, écrivains et journalistes des trois belligérants et d’autres observateurs intéressés éparpillés dans les quatre coins du monde. Les intérêts politiques et économiques s’y mêlent, mais le plus visible est perçu dans l’impact des convictions idéologiques et religieuses et dans les impératifs de l’adaptation sous peine d’être épinglés, rejetés ou humiliés.

La guerre tripartite entre les États-Unis, l’Iran et Israël accapare l’attention du public. Outre l’intervention des politiciens sur les plateaux de télévision et les podcasts choisis avec soin, il y a surtout les binationaux des pays d’accueil qui prennent des positions équivoques en fonction de la place qu’ils occupent sur l’échiquier médiatique et académique.

Les Iraniens d’origine sont les plus sollicités. Ils sont tenus par l’obligation de réserve ou par le politiquement correct. Cependant, il leur arrive de s’exporter pour dénoncer l’hypocrisie occidentale, tout en s’arrangeant pour ne pas soutenir les institutions politiques en Iran. Ils expriment ainsi ce que je pourrais appeler "une allégeance au gré des circonstances".

Cette attitude est d’autant plus évidente que lorsque des manifestants sortent dans les rues dans plusieurs villes iraniennes en décembre 2025 et janvier 2026, des personnalités européennes d’origine iranienne leur envoient des messages de solidarité. Elles le font sur la base de promesses d’intervention formulées par les États-Unis et certains pays européens pour les épauler jusqu’à obtenir gain de cause.

Le scénario de changement de régime fait miroiter aux manifestants une victoire au bout du tunnel. Ensuite, constatant la réponse musclée du Basij, des Pasdarans et d’autres forces paramilitaires iraniennes, les médias et les politiciens occidentaux mettent de l’eau dans leur vin.

La même attitude est observée durant la guerre tripartite, dont l’épilogue tarde à se matérialiser. Il risque même de ne pas l’être dans un proche avenir tellement les agendas des Américains, des Iraniens et des Israéliens sont diamétralement opposés.

Par ailleurs, la guerre tripartite interpelle le lobby iranien aux États-Unis. Il s’agit d’Américains d’origine iranienne, dont des figures de confession juive, qui ont toujours tenu le rôle d'intermédiaires entre Washington et Téhéran. Ils se distinguent soit par un silence suspect, soit par des positions vagues.

Cette attitude s’explique par le fait que certaines personnalités ont réussi durant les années 2009-2017 à rapprocher les points de vue entre l’administration démocrate et le gouvernement iranien. Des scénarios sont échafaudés dans la foulée des arrangements post-renversement de Saddam Hussein en 2003.

L’Iran se voit confier la mission de gérer la transition en Irak sur la base d’un agenda confessionnel mis en œuvre en sourdine sans tellement alerter les puristes au sein du système de prise de décision aux États-Unis.

La hantise et l’objectif sont les mêmes pour les États-Unis, Israël et l’Iran. Il s’agit en l’occurrence de maintenir les pays arabes de la région sous pression et de retarder l’échéance de la résolution du conflit du Moyen-Orient selon le scénario des deux États vivant côte à côte avec Jérusalem-Ouest comme capitale pour les Israéliens et Al-Qods-Est comme capitale pour les Palestiniens.

Les Américains d’origine iranienne excellent dans l’expression de la double allégeance qui ne prend surtout pas de risque. Elles savent que leur présent et leur avenir ne se trouvent nulle part qu’aux États-Unis. Les plus entreprenants d’entre eux meublent les salles de conférence des think tanks et de groupes de pression inféodés au parti démocrate et au parti républicain.

La guerre tripartite dévoile également les clivages au sein de la classe politique et de la société israélienne. Les divergences profondes dépassent les calculs politiciens et ne portent réellement pas sur le projet ultime du "Grand Israël". Elles s’interrogent sur les ambitions et les freins de la normalisation.

Toutefois, en matière de compromis politico-diplomatique, l’allégeance de l’élite à l’État d’Israël est inconditionnelle. Elle traduit sans équivoque la phobie existentielle que ressentent de nombreuses catégories d’Israéliens à l’intérieur et à l’extérieur.

Cette phobie est la conséquence indirecte du climat d’insécurité et de risque de guerres permanentes entre Israël et ses voisins arabes qui pousse des milliers d’Israéliens à considérer l’hypothèse de quitter temporairement le pays ou de retourner définitivement dans les pays où leurs parents et grands-parents avaient vécu avant la création de l’État d’Israël en 1948.

Néanmoins, de tous les comportements qui suscitent des interrogations légitimes, il y a celui des militaires israéliens originaires des pays voisins en guerre directe ou indirecte avec Israël tels que l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’Égypte, le Liban.

Si les militaires israéliens défendent inconditionnellement Israël, ils n’en ressentent pas moins une crise de conscience de s’attaquer aux pays de naissance de leurs parents et grands-parents. L’observation vaut pour tous les militaires dont les pays natals de leurs parents sont en guerre avec leurs pays d’accueil ou de naissance.

Choix du cœur et contraintes de la raison

Par ailleurs, la guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l’Iran met en évidence la dimension religieuse. Elle est constatée dans ce que l’on peut appeler une fissure à plusieurs doublures. Premièrement, la fissure qui commence à s’élargir entre des politiciens et des évangélistes américains sur la pertinence de défendre les mêmes projets d’influence (ou d’hégémonie) des États-Unis au Moyen-Orient.

Deuxièmement, la fissure au sein du clergé iranien qui oscille entre le scénario d’une continuité difficile du régime politique et le scénario d’un changement négocié dans l’incertitude.

C’est ce qui explique le flottement des positions des réformistes quand l’éventualité du retour de la monarchie a été envisagée pour une courte période de transition. Les anciens monarchistes ont émis l’espoir de jouer un rôle constructif durant la période de transition.

La promotion d’un tel scénario durant les manifestations de décembre 2025 et janvier 2026, ainsi qu’au début de la guerre tripartite en février 2026, aurait été une erreur fatale commise par les planificateurs et les stratèges militaires occidentaux. Ils auraient encore une fois sous-estimé la capacité de résilience du régime iranien et le refus par une proportion importante des élites et de l’intelligentsia iraniennes de voir la monarchie réinstallée en Iran.

Troisièmement, les clivages au sein des échiquiers politique israélien et palestinien. La plupart des Palestiniens qui portent la nationalité israélienne détestent qu’on les appelle péjorativement "les Arabes d’Israël" ou "les Arabes israéliens". Ils ont raison parce que l’existence d’un État palestinien vivant côte à côte avec Israël est un droit légitime, et elle se réalisera plus tôt que ne le pensent les extrémistes des deux bords.

Les populations palestiniennes qui portent la nationalité israélienne représentent environ deux millions de la population en Israël. Ils se composent de musulmans, de chrétiens et de druzes. Cependant, ils sont discriminés et se sentent moins protégés que ne le laissent entendre les institutions et les médias officiels israéliens.

Cette situation ne les empêche pas d’avoir, par moments, une influence relative sur l’échiquier politique interne. Ils jouent alors le rôle de patronage dans la formation des gouvernements de coalition en Israël, grâce aux représentants dont ils disposent au sein de la Knesset.

Néanmoins, les observateurs avertis sont sidérés par l’ambivalence des Palestiniens titulaires de la nationalité israélienne, des Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza, et des Palestiniens vivant en Europe et aux États-Unis.

Cette ambivalence est encore plus nuancée chez les Palestiniens vivant dans les pays arabes. Ils ajustent leurs comportements en fonction de la position diplomatique des pays d’accueil.

Quatrièmement, les divagations idéologiques dans la périphérie arabe. Elles découlent d’une perception mitigée des enjeux stratégiques que partagent certains décideurs sous l’emprise d’une opinion publique sentimentaliste et facile à manipuler par le rappel d’un âge d’or hypothétique, plus difficile à vérifier que par le passé.

L’enchevêtrement des intérêts et la hâte d’exécuter les agendas sont vérifiés sur d’autres terrains. En effet, l’ombre de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et le bras de fer entre les États-Unis et la Chine, etc., dessinent les contours d’un patchwork qui représente des personnalités-caméléons en pleine possession de leurs moyens.

C’est de bonne guerre. Cependant, on a l’impression que les dessinateurs, à force de se connaitre, végètent dans l'ennui le plus invraisemblable. Toutefois, cela leur offre l’opportunité de laisser la meute des suivistes prise dans le piège de l’attentisme aveugle. La situation est équivoque pour le commun des mortels. Néanmoins, on y trouve les trois types d’allégeance évoqués tantôt. Elles sont jouées concomitamment ou alternativement.

Il en est ainsi du lobby arménien en Europe et aux États-Unis qui interpelle, à son tour, la problématique de la double allégeance. Les Arméniens prouvent qu’ils ont une certaine influence dans deux dossiers particulièrement complexes.

Un : dans les relations entre la Turquie et l’Union européenne (UE). En effet, les Français et les Allemands d’origine arménienne déploient des efforts colossaux pour influer sur les décideurs de leurs pays pour empêcher l’engagement de négociations sérieuses pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Deux : dans les relations entre les États-Unis et la Turquie. Les lobbyistes d’origine arménienne (The Armenian National Committee of America et The Armenian Assembly of Armenia) ne cessent d’utiliser la carte du génocide des Arméniens sous l’Empire ottoman en 1915-1916 pour forcer les États-Unis à le reconnaitre et à le condamner.

Les lobbyistes arméniens utilisent les subterfuges juridiques pour indisposer les firmes de lobbying travaillant pour les intérêts de la Turquie aux États-Unis. De même qu’ils mobilisent les membres du Congrès pour acculer le gouvernement américain à prendre position en faveur de l’Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh et soutenir la position des dissidents arméniens (Artsakh) appuyés par Erevan.

Parallèlement, les lobbyistes arméniens saisissent le flottement, par moments, des relations entre Washington et Ankara pour empêcher l’approvisionnement de la Turquie en armes et entrainer son exclusion de la Turquie du programme des avions de chasse F-35 bien qu’elle soit membre de l’OTAN.

La tension entre Washington et Ankara est la conséquence de l’achat par ce dernier du système de défense russe S-400 en 2019, en violation des sanctions américaines imposées en vertu de la loi libellée (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act - CAATSA) adoptée en 2017.

En réaction, la Turquie a joué la modération sachant que son rôle au sein de l’Alliance atlantique est incontournable. Elle demande l’acquisition d’avions F-16 et des kits de modernisation pour maintenir les capacités opérationnelles de son armée.

Parallèlement, récemment, la Turquie demande d’être intégrée à l’architecture de la défense européenne. Elle sollicite aussi la levée des restrictions sur la vente d’armes à l’Union européenne en se targuant d’être la deuxième armée de l’OTAN.

Il semblerait qu’Ankara veuille bénéficier des malentendus, voire des clivages sérieux entre les États-Unis et certains membres au sein de l’OTAN pour se repositionner sur le marché de l’armement qui enregistre une phase critique de recomposition. La démarche des décideurs turcs est cohérente.

Ankara est en train de renforcer la présence militaire de la Turquie dans un pays comme le Qatar au cas où un désengagement des Américains serait envisagé dans le cadre d’une transaction de dernière minute avec les Iraniens sur le volet de la présence de bases américaines dans la région.

Par ailleurs, les lobbyistes arméniens en France et aux États-Unis utilisent la même stratégie contre l’Azerbaïdjan au sujet du conflit du Haut-Karabakh. Ils ont exercé des pressions sur le gouvernement français et le gouvernement américain pour adopter une position défavorable à l’Azerbaïdjan au sein du Groupe de Minsk créé par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) auquel les deux pays sont membres à côté de la Russie, depuis 1992.

Le groupe Minsk est pourtant dissout depuis 2024-2025, à la suite de la récupération par l’Azerbaïdjan de presque la totalité du Haut-Karabakh à la suite de la guerre qui se déroule en 2020 et 2023. Cependant, les lobbyistes arméniens ne désarment pas et cherchent d’autres moyens de pression.

Autonomie de la décision et poids des marchandages

Les groupes de pression et certains centres de prise de décision aux États-Unis et en France étaient conscients que le Haut-Karabakh faisait partie intégrante de l’Azerbaïdjan ; un fait qui est infirmé par quatre résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (avril, juillet, octobre et novembre 1993 (résolutions 822, 853, 874 et 884). Ils étaient également conscients que dans ce territoire, il y avait un mouvement dissident soutenu par le gouvernement arménien avec la bénédiction de la Russie.

La double allégeance et le dilemme de la raison et du cœur sont vérifiés dans deux exemples historiques. D’une part, durant la période de la guerre froide. D’autre part, à l’occasion de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. En effet, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale et à la suite de la conférence de Yalta 1945, la configuration géopolitique en Europe est accompagnée d'une fissure préoccupante se rapportant à l’appartenance de l’élite politique.

Cette fissure est plus sérieuse parmi les personnalités politiques, économiques et intellectuelles. Certaines personnalités se trouvent au milieu de choix inévitables et douloureux entre leurs origines multiples.

La diversité qui eût été un facteur d’enrichissement se transforme en un handicap, notamment quand l’impératif de prendre position dans la lutte idéologique entre l’Est et l’Ouest devient pressant. Certaines personnalités accèdent au pouvoir ou occupent des positions stratégiques au sein de leurs pays d’adoption et n’ont plus le luxe de tergiverser.

Le même constat se vérifie à l’occasion de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. L’origine nationale de certains Occidentaux les place en porte-à-faux avec leurs convictions idéologiques et leurs obligations de soutenir l’une des parties en conflit.

Il y a là comme une sorte de regret profond de ne pas pouvoir peser de tout leur poids pour mettre fin à la guerre. Parce que leur ambivalence donne l’impression aux parties que la continuité de la guerre s’achèvera avec sa victoire.

Cependant, il y a un côté positif dans l’origine étrangère lointaine de certains dirigeants. On citera deux exemples. Le premier exemple porte sur le rôle de première importance joué par le président Bill Clinton dans le conflit irlandais.

L’origine irlandaise de ce dernier donne une prééminence certaine dans la conclusion de l’accord sur l’Ulster (The Good Friday Agreement) entre les principales forces politiques d’Irlande du Nord (les nationalistes et les unionistes) en avril 1998. L’accord met fin à trois décennies de guerre (1969-1998).

L’implication personnelle de Clinton se fait à travers un processus complexe, en commençant par la levée d’un tabou, à savoir la légitimation de Gerry Adams, dirigeant de Sinn Fein (branche politique de l’Armée républicaine irlandaise-IRA), en lui accordant un visa d’entrée aux États-Unis en 1994. Ensuite, la légitimation de Sinn Fein est suivie par des visites de Bill Clinton sur le terrain en 1995 et 2000. Enfin, la nomination d’un médiateur, en la personne du sénateur George Mitchell en 1998.

Le deuxième exemple est celui de Nicolas Sarkozy. D’origine hongroise, le président Sarkozy (2007-2016) soutient la manière dont la démocratie est perçue à Budapest. Il plaide sans cesse pour la coopération entre l’Union européenne et la Hongrie.

Certes, la Hongrie est membre de l’UE, mais sous le gouvernement Viktor Orbán (2010-2026), elle bloque des décisions sur l’immigration, la défense commune et l’augmentation de l’aide européenne au profit de l’Ukraine.

Qu’à cela ne tienne, Sarkozy admire Orbán, demande aux Européens d’être patients à son égard et de chercher le compromis plutôt que la confrontation avec un dirigeant qui peut être l’interlocuteur de Vladimir Poutine au nom des pays de l’UE moins souples que ne l’exige le processus d’ouverture vers d’autres pays de l’ex-bloc de l’Est.

De surcroît, Sarkozy, qui est l’initiateur de l’Union pour la Méditerranée (UpM) en 2008, encourage le Partenariat oriental (2009) parce que l’Europe centrale y joue un rôle important.

Mieux, la Hongrie se présente comme le noyau principal au sein du Visegrad (V4) (Hongrie, Pologne, Slovaquie et la République tchèque) qui tient le rôle de courroie et de balancier entre l’Europe occidentale, la Russie et la Turquie.

Récemment, à l’occasion d’un échange avec des chercheurs marocains sur la frontière entre l’information et la manipulation, l’opinion libre et les compromis de circonstance, une conclusion est tirée. Cette frontière est à la fois claire et opaque, car elle dépend de l’agenda de celui qui transmet ou fabrique l’information et du circuit qu’elle prend pour être véhiculée et pour convaincre.

Le débat n’est pas pour autant clos, car, outre la nature relative de l’information, il y a la capacité de celui qui la reçoit de bien l’assimiler avant de la transmettre en connaissance de cause.

Là encore, l’impact est conditionné par la maestria de tous ceux qui reçoivent cette information à la partager sans y mettre de la leur et fausser délibérément ou par inadvertance le message initial, qu’il soit destiné à informer, à manipuler ou à intoxiquer.

La guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l’Iran dévoile l’existence de discours controversés en souffrance de crédibilité – ou du moins ne répond pas aux attentes des opinions publiques et des décideurs partisans de la résolution pacifique des conflits internationaux.

En Europe et aux États-Unis, la double allégeance, l’allégeance multiple et l’hypocrisie politique et idéologique des binationaux décrédibilisent tous ceux d’entre eux qui font de la quête de la vérité absolue un fonds de commerce.

Tout d’abord, parce qu’ils ont les mains liées. Ensuite, parce que leurs opinions favorables ou défavorables à l’égard des crises qui sévissent dans leur pays d’origine ne sont pas un chèque en blanc et encore moins une absolution automatique quand ils passent à côté de la plaque.

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Le 6 juillet 2026 à 16h00

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