Eradiquer ce fléau qu’est le jihadisme
Après une semaine dramatique marquée par les attentats de Paris, on peut se demander quels sont les motifs de ce carnage et les moyens d’y répondre à l’avenir.
Les cibles visées : l’hebdomadaire Charlie Hebdo et l’Hyper Kacher montrent que les terroristes ont voulu atteindre les journalistes qui avaient publié des caricatures du Prophète Mohammed en 2006, et les juifs parisiens qui fréquentent habituellement cette supérette.
L’assassinat de policiers est dirigé contre l’Etat français à qui il est reproché sa participation à la coalition anti-Da’ech qui procède à des attaques aériennes en Irak et en Syrie.
On ne peut que condamner avec la plus grande fermeté ces actes odieux qui s’attaquent à des personnes innocentes et à la liberté d’expression. Plus généralement, le jihadisme s’est beaucoup développé cette dernière décennie partout dans le monde. Il frappe par des actes terroristes en Afrique, en Amérique, en Asie, en Australie et en Europe.
C’est une infime partie d’extrémistes musulmans qui veut ressusciter l’Islam fondamental et appliquer la loi divine : la charia. Ils considèrent que la personne du Prophète Mohammed est sacrée et ne doit pas faire l’objet d’images, de caricatures ou de critiques. Cette minorité fait également grief à l’Occident du fait de l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak, et des violences perpétrées en terre musulmane.
Enfin, ils reprochent à l’Occident en général et aux Etats-Unis en particulier le soutien inconditionnel à Israël qui occupe avec beaucoup de violences la Cisjordanie et Jérusalem. La dernière agression israélienne contre la bande de Gaza lors de l’été 2014 a frappé les esprits et est restée jusqu’à maintenant impunie.
Quant au jihadisme « made in France », outre les raisons invoquées ci-dessus, il s’agit plus souvent de jeunes musulmans qui n’ont pas fait beaucoup d’études, de délinquants pour la plupart qui ont fait de la prison. Ils n’ont pas une doctrine religieuse particulièrement sophistiquée et pratiquent une idéologie bricolée qui leur permet de justifier une pulsion de colère. Enfin ils reprochent au reste de la société française un certain stigmatisme à leur égard.
Afin de combattre le jihadisme partout dans le monde, il faut renforcer la sécurité des citoyens notamment par les services de renseignements afin de faire de la prévention. Il faut également une coopération internationale pour le partage de l’information et des actions communes.
La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour trouver des solutions aux problèmes d’Afghanistan, d’Irak, de Libye et de Syrie. Et surtout, il faut résoudre le conflit israélo-palestinien qui dure plus d’un demi-siècle et qui est très sensible dans les pays arabes et musulmans.
Il faut en outre procéder à des actions de sensibilisation vis-à-vis des jeunes par un renforcement de l’enseignement de la vraie religion musulmane, par des contre-discours argumentés, par la création d’emplois et de centres de loisirs.
Il faut proclamer partout la nécessité d’éviter l’amalgame entre les jihadistes et les musulmans qui dans leur immense majorité veulent vivre en paix et en bonne intelligence avec les autres religions.
Ce n’est que par une politique multiforme, internationale, et de longue haleine qu’on pourra éradiquer ce fléau qu’est le jihadisme.
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