Ce qu’ils ne veulent pas comprendre
Mercredi matin, l’information est diffusée: Un ministre de l’autorité palestinienne est mort suite de ses blessures lors de heurts avec l’armée de l’occupant. Il participait à une manifestation totalement pacifique, sans même un jet de pierre, contre la construction de colonies.
L’information a été diffusée vers 10 heures marocaines. J’ai passé toute la journée à zapper pour suivre le traitement de l’information par les différentes chaînes.
De ministre, la victime est devenue "un responsable palestinien". Alors que les images sont disponibles, qu’elles montrent clairement un homme malmené par un soldat, qui reçoit en pleine figure une bombe lacrymogène, elles ne sont pas diffusées.
I24 News, télévision israélienne francophone, ne confirme l’information que 3 heures après et parle de crise cardiaque.
Les éléments de langage sont installés, un quart d’heure après, toutes les chaînes d’info privilégiaient la thèse israélienne de la crise cardiaque.
Il y a quelques années, le ministre du tourisme israélien avait été abattu par un commando palestinien. Nous avons alors eu droit à une flopée d’émissions sur le terrorisme, ses capacités de nuisance. Mais un ministre de l’Autorité palestinienne, mort devant les caméras, n’intéresse pas des journalistes censés être objectifs.
Le désespoir est le moteur des violences les plus meurtrières
Rien que ce fait justifie, je ne dit pas explique mais justifie, toutes les violences, les Palestiniens sont un peuple occupé, dont 60% sont des refugiés expulsés de leur patrie depuis 1948.
Israël est le seul Etat au monde qui fait voter des lois ouvertement racistes au nom du "caractère juif" et qui est considéré comme une grande démocratie. Des autoroutes sont interdites aux Arabes israéliens et personne ne parle d’apartheid.
L’offensive sur Gaza a coûté la vie à 3.000 palestiniens, mais est présentée comme une riposte au meurtre barbare, de trois jeunes israéliens, qui s’est révélé être crapuleux, sans aucun lien avec le Hamas.
Le palestinien est le seul occupé de l’histoire à qui dénie le droit de résister, de réclamer sa liberté et finalement d’exister.
Tant que les médias occidentaux n’ont pas compris que cette attitude valide les discours extrémistes, ils n’auront rien compris. Il est inacceptable que les valeurs universelles excluent un peuple parce qu’en face, il y a les victimes de la shoah. Ce traitement est désespérant, or le désespoir est le moteur des violences les plus meurtrières.
Elle s’appelle Fatna
C’est une jeune femme qui n’a pas été favorisée par la vie. Née dans une famille modeste, elle a été obligée de faire les ménages dès son plus jeune âge. C’est ainsi que je l’ai connue, parce qu’elle travaillait, occasionnellement, pour ma belle-mère et ensuite pour le cabinet de ma femme. C’est un véritable exemple de courage, de probité, de gentillesse.
Depuis deux ans, elle combat un cancer du pancréas. Ce cancer est réputé le plus agressif, elle le combat avec courage et grande foi. Elle a besoin de médicament qui coûte mensuellement 3.500 DH ce qui est rédhibitoire pour elle.
Elle a fait toutes les émissions d’appel à la charité et a reçu l’aide de mécènes anonymes. Mais on lui refuse de nouveaux passages, parce qu’il faut "laisser la place à d’autres". Parce qu’elle est bonne, très bonne, elle ne s’en plaint même pas et ne tarit pas de remerciements sur les radios qui lui ont permis de se soigner jusqu’ici.
Seulement, dans quelques jours, elle n’aura plus de traitement. Malgré mes problèmes personnels, je m’engage à lui offrir son médicament pour ce mois mais je ne peux pas le faire sur la durée. J’ai des revenus limités, ayant quitté mon emploi, et des charges élevées.
Fatna est une Marocaine sans ressources, sans couverture médicale. Elle a le droit de se battre pour survivre. Dans son cas, cela ne sert à rien d’ergoter sur la solidarité sociale dans les politiques publiques. Nous devons essayer de lui porter secours.
Si vous pouvez l’aider appelez là, son numéro est le suivant : 06 54 09 25 27.
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