Wall Street finit en légère hausse, encouragée par l'optimisme de la BCE
Wall Street a terminé la séance en petite hausse jeudi, encouragée par l'optimisme de la Banque centrale européenne: le Dow Jones a gagné 0,21% et le Nasdaq 0,32%.
Selon des résultats définitifs après la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a progressé de 38,82 points à 18.135,72 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 15,67 points à 4.982,81 points.
L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a gagné 0,12%, soit 2,51 points, à 2.101,04 points.
"Le fait que (le président de la Banque centrale européenne Mario) Draghi ait été optimiste sur les conditions économiques en Europe aide les marchés", a expliqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi ses prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro pour 2015 et 2016, prenant acte notamment de la baisse des prix du pétrole.
Elle attend dorénavant une croissance de 1,5% et de 1,9% l'an prochain, contre des précédentes estimations de 1% et 1,5%, a annoncé M. Draghi en détaillant son programme destiné à injecter des liquidités dans l'économie européenne.
A compter de lundi, la BCE va lancer des rachats d'actifs massifs de dettes publiques et privées, à coups de 60 milliards d'euros chaque mois jusqu'en septembre 2016 au moins.
Selon elle, cette politique volontariste devrait permettre une reprise graduelle de l'inflation cette année, qui se hisserait à 1,5% l'an prochain, mieux que le 1,3% attendu précédemment.
Les annonces européennes ont permis aux investisseurs d'ignorer la médiocrité d'indicateurs américains et des prévisions de croissance chinoise.
"Les marchés d'actions américains font preuve de résistance face à un abaissement de la prévision de croissance en Chine", ont noté les experts de Charles Schwab.
La Chine a abaissé à 7%, contre 7,5% en 2014, l'objectif de croissance de son PIB pour 2015, correspondant selon ses dirigeants à "la nouvelle normalité".
Les investisseurs ont également prêté peu d'importance à la hausse inattendue des inscriptions hebdomadaires au chômage, remontées à leur plus haut niveau depuis neuf mois avec le dépôt de 320.000 nouvelles demandes d'allocations chômage.
La baisse plus prononcée que prévue de la productivité au quatrième trimestre 2014 (-2,2%) et le recul de 0,2% des commandes industrielles en janvier aux Etats-Unis ont également semblé passer inaperçus.
Pour les investisseurs, la conjoncture américaine ne pourra véritablement être déchiffrée qu'avec les chiffres officiels des créations d'emploi mensuelles, attendus vendredi à 13H30 GMT.
Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, a estimé que seule une déception apportée par ces chiffres aurait un impact sur les marchés boursiers, toutes les bonnes nouvelles ayant déjà été prises en compte dans les valorisations actuelles.
En outre il a estimé que les spéculations sur une surévaluation des titres technologiques pourraient peser sur le marché, principalement le Nasdaq.
Jeudi l'homme d'affaires et investisseur Mark Cuban a assuré que le secteur de la high tech était en pleine bulle spéculative, d'une ampleur encore plus forte que celle de 2000.
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