Wall Street en hausse, encouragée par l'optimisme de la BCE
Wall Street était en hausse jeudi à la mi-séance, encouragée à se reprendre après deux séances de baisse par l'optimisme du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi: le Dow Jones gagnait 0,29% et le Nasdaq 0,38%.
Vers 17H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 52,04 points à 18.148,94 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 19,08 points à 4.986,21 points.
L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par nombre d'investisseurs, gagnait 0,20%, soit 4,22 points, à 2.102,75 points.
"Le fait que M. Draghi ait été optimiste sur les conditions économiques en Europe aide les marchés", a expliqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital - une remarque valant d'ailleurs autant pour les marchés new-yorkais que pour ceux de Francfort, Londres ou Paris qui ont tous terminé la séance en hausse.
Mercredi, la Bourse de New York s'était repliée pour le deuxième jour consécutif après des niveaux historiques atteints lundi: l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avait cédé 0,58% à 18.096,90 points et le Nasdaq, à dominante technologique 0,26% à 4.967,14 points.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi ses prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro pour 2015 et 2016, prenant acte notamment de la baisse des prix du pétrole.
Elle attend dorénavant une croissance de 1,5% cette année et de 1,9% l'an prochain, contre des précédentes estimations de 1% et 1,5%, a annoncé son président Mario Draghi en détaillant son programme d'"assouplissement quantitatif" destiné à injecter des liquidités dans l'économie européenne pour la faire redémarrer.
A compter de lundi, la BCE va lancer des rachats d'actifs massifs de dettes publiques et privées, à coups de 60 milliards d'euros chaque mois jusqu'en septembre 2016 au moins.
Selon elle, cette politique volontariste devrait permettre une reprise graduelle de l'inflation cette année, qui se hisserait à 1,5% l'an prochain, mieux que le 1,3% attendu précédemment.
Les annonces européennes ont permis aux investisseurs d'ignorer la médiocrité d'indicateurs américains sur le chômage et la productivité, et des prévisions de croissance chinoise.
"Les marchés d'actions américains font preuve de résistance face à un abaissement de la prévision de croissance en Chine", ont noté les experts de Charles Schwab.
La Chine a abaissé à 7%, contre 7,5% en 2014, son objectif de croissance de son Produit intérieur brut pour 2015, correspondant selon ses dirigeants à "la nouvelle normalité".
Aux Etats-Unis, les investisseurs devaient prendre en compte la hausse inattendue des inscriptions hebdomadaires au chômage, remontées à leur plus haut niveau depuis neuf mois avec le dépôt de 320.000 nouvelles demandes d'allocations chômage.
Le département du Travail a également fait état d'une baisse plus prononcée que prévue de la productivité au quatrième trimestre 2014 (-2,2%).
Mais même l'annonce, peu après l'ouverture, que les commandes industrielles avaient reculé de 0,2% en janvier aux Etats-Unis a semblé passer inaperçue.
"Le marché progresse tout de même,il n'y a rien de spectaculaire", a noté M. Cardillo, notant que les investisseurs restent prudents avant les chiffres officiels des créations d'emploi mensuelles, qui doivent paraître vendredi.
Du côté des valeurs, les compagnies aériennes, qui ont dû annuler des milliers de vols en raison d'une nouvelle tempête de neige dans l'est et le sud des Etats-Unis, étaient en baisse. C'était le cas de Delta Air Lines (-1,71% à 44,38 dollars), American Airlines (-1,94% à 48,0 dollars) et United Continental (-1,63% à 67,55 dollars).
le groupe pharmaceutique AbbVie chutait de 2,97% à 58,48 dollars l'action, après avoir annoncé mercredi soir le rachat du laboratoire Pharmacyclics (+10,55% à 254,80 dollars) pour 21 milliards de dollars.
La chaîne de magasins de ventes en semi-gros Costco, qui a fait part de résultats supérieurs aux attentes, prenait 2,19% à 150,40 dollars.
Citigroup cédait 0,15% à 53,59 dollars après avoir annoncé la cession de sa participation dans la banque turque Akbank pour 1,2 milliard de dollars.
Apple, qui envisage selon Bloomberg News de retarder la production d'une nouvelle version de sa tablette iPad, perdait 1,20% à 126,99 dollars.
Le marché obligataire baissait légèrement. Vers 17h00 GMT, le rendement des bons du Trésor à 10 ans s'élevait à 2,124%, contre 2,112% mercredi soir, et celui à 30 ans à 2,732%, contre 2,713% précédemment.
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