La Bourse de Paris ignore des indicateurs mitigés en zone euro
La Bourse de Paris accélérait mercredi à la mi-journée (+1,23%), faisant peu de cas d'indicateurs contrastés en zone euro à la veille d'une réunion de la Banque centrale européenne.
A 12H27 (11H27 GMT), l'indice CAC 40 prenait 50,91 points à 4.181,10 points, dans un volume d'échanges de 1 milliard d'euros. La veille, il avait nettement reculé de 1,52%.
La cote parisienne rebondissait depuis l'ouverture après avoir été fragilisée la veille par des rumeurs sur des dissensions au sein de la BCE (Banque centrale européenne), dont la réunion jeudi sera suivie d'une conférence de presse de son président Mario Draghi.
Les investisseurs ne se sont pas découragés devant l’essoufflement de la croissance de l'activité privée en octobre dans la zone euro. En France, l'activité dans le secteur privé, industrie et services confondus, a poursuivi sa contraction en octobre, mais dans une amplitude moindre que prévu, selon la société d'études économiques Markit.
La révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour la zone euro par la Commission européenne mardi "n'est pas nécessairement négative à ce stade, étant donné qu'elle signifie que la BCE devra probablement être plus agressive pour soutenir la croissance", estime par ailleurs Stan Shamu, un stratégiste de IG.
Mardi, la Commission a indiqué que la croissance de la zone euro ne devrait pas dépasser 0,8% cette année et 1,1% en 2015, selon ses prévisions économiques d'automne, nettement plus pessimistes qu'au printemps dernier.
Pour autant, "il est peu probable" que la BCE annonce de nouvelles mesures, estime Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
Aux Etats-Unis, les républicains ont remporté mardi les élections de mi-mandat en prenant le contrôle du Congrès, un sérieux revers pour Barack Obama et ses alliés démocrates qui préfigure deux années d'une difficile cohabitation.
Les investisseurs s'intéresseront à la publication des chiffres ADP de l'emploi dans le secteur privé pour le mois d'octobre, avant le rapport mensuel sur l'emploi américain qui sera publié vendredi.
L'indice ISM d'activité dans les services en octobre est également attendu.
Du côté des valeurs, Alstom gagnait 1,67% à 28,34 euros après avoir ouvert dans le rouge. Le groupe a vu son bénéfice net semestriel chuter de 32% à 255 millions d'euros. Le ministre de l'Economie et de l'Industrie a par ailleurs autorisé le rachat de l'essentiel de ses activités énergétiques par l'américain General Electric.
Lafarge progressait de 1,50% à 53,46 euros. Le groupe a confirmé ses objectifs annuels. Son PDG a aussi affirmé que "tout était retourné à la normale" dans la cimenterie du groupe au Nigeria, où ont pénétré la veille des membres présumés du groupe islamiste armé Boko Haram.
Nexans gagnait 4,68% à 24,82 euros après avoir confirmé ses objectifs pour 2014 en dépit d'une baisse de 2,1% de son chiffre d'affaires en données organiques au troisième trimestre.
Natixis gagnait 2,45% à 5,43 euros après avoir dégagé au troisième trimestre un bénéfice net en hausse de 27% sur un an, porté notamment par la progression du pôle épargne.
A l'inverse, Maurel et Prom perdait 4,78% à 8,62 euros en dépit d'une progression de son chiffre d'affaires de 3% sur neuf mois.
Orpea gagnait 1,78% à 49,09 euros après une hausse de 29% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre et la confirmation de son objectif de chiffre d'affaires 2014.
Groupe Flo plongeait de 9,68% à 2,52 euros après avoir enregistré une perte nette de 3,6 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année et avoir annoncé tabler sur une fin d'année difficile.
HiMedia Group perdait quant à lui 9,16% à 2,28 euros après un recul de son chiffre d'affaires au troisième trimestre.
Euronext (CAC 40)