Législatives 2026 : ce que révèle la liste des candidats du PPS
Le PPS a rendu publiques 61 candidatures sur les 80 qu'il affirme avoir validées, pour 92 circonscriptions locales, en vue du scrutin du 23 septembre 2026. Une liste sans profil type, où se côtoient élus venus d'autres partis, notables locaux, jeunes militants et Marocains du monde.
La liste est un assemblage : notables locaux, militants du parti, syndicalistes, représentants professionnels, jeunes acteurs associatifs, Marocains du monde et hommes politiques chevronnés y coexistent sans qu’une figure type se dégage.
Cette hétérogénéité traduit une approche qui s’adapte à chaque circonscription, à l’offre des candidats disponibles et à leur capacité à remporter le siège. Le PPS, qui a obtenu 21 sièges lors des législatives de 2021 (sa meilleure performance récente), espère ainsi renforcer sa présence dans l’hémicycle.
Sur les 61 candidatures annoncées, le parti recense 6 femmes et 8 jeunes de moins de 35 ans. Les 19 candidatures restantes parmi les 80 validées n’ont pas été divulguées, sans que le parti justifie ce choix. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées : un doute sur l’acceptation définitive des intéressés, une volonté de les protéger de pressions politiques dans les semaines précédant le dépôt, ou tout simplement le fait que ces candidatures ne sont pas encore entérinées en interne.
Le PPS n’hésite pas à prendre part au mercato politique, mais parie aussi sur les jeunes et les Marocains du monde
Plusieurs candidats proviennent d’autres partis, ou reviennent au bercail après l’avoir quitté. Le premier pourvoyeur est le PAM, d’où proviennent notamment Mohammed Boudra à Al Hoceïma, Rahou El Hilaa à Tiflet-Rommani, Ahmed Eddahi à Benslimane, Boubker Iken à Bzou-Ouaouizeght, Hamid Kmiza à Chichaoua et Omar Ait Rahou à Midelt. Le RNI en fournit trois, dont deux vice-présidents de communes urbaines : Rachid Sassi à Rabat-Océan et Mohamed Bakhtaoui à Meknès. L’USFP en cède deux, mais de poids : Allal Bassraoui, qui a quitté le parti en 2025 alors qu’il en coordonnait les avocats au niveau national, et surtout Abdelhadi Khairat, l’une des figures historiques de la gauche marocaine. D’autres partis comme l’Istiqlal ou le MP figurent également sur la liste.
Dans d’autres cas, le PPS fait preuve de plus d’audace et présente des candidats jeunes, actifs et bien ancrés dans leurs territoires, mais avec peu d’expérience politique et de moyens financiers. C’est le cas d’Ali Lagsab à Fès-Sud, d’Abdrabo El Bakhch à Chefchaouen, de Lamia Slalli à Ouezzane, de Soufiane Izem à Chtouka-Aït Baha et de Karim Bougryn à Sidi Ifni.
Quatre candidats résident à l’étranger, ce qui constitue une caractéristique distinctive de cette liste. El Haj Hajji, entrepreneur et acteur associatif installé au Canada, se présente à Ben M’sick. Mohammed Mihit, docteur en chimie et expert en traitement des eaux également installé au Canada, est candidat à Taourirt où il a été élu local. Mustapha El Haissouni, professeur universitaire et expert maritime titulaire d’un doctorat de l’Université de Messine, résident en Italie, porte les couleurs du parti à Sidi Bernoussi. Karim Bougryn, jeune ingénieur au parcours académique et professionnel orienté vers l’industrie et l’innovation, résident en France, est candidat à Sidi Ifni.
Le parti recrute à la fois des vétérans de la politique nationale et des poids lourds capables de gagner seuls leur circonscription
Au sein même de ce mercato, deux logiques distinctes se laissent lire. La première consiste à faire venir des politiciens chevronnés dont la stature dépasse le cadre de la circonscription. Abdelhadi Khairat en est l’exemple le plus net : premier secrétaire général de la jeunesse ittihadie, président du congrès constitutif de la CDT, il incarne un pan de l’histoire de la gauche marocaine, et son ralliement au PPS en début d’année vaut autant comme signal politique que comme candidature à Settat.
La seconde logique vise plus prosaïquement le siège. Mohammed Boudra à Al Hoceïma et Rahou El Hilaa à Tiflet-Rommani sont des poids lourds de leur territoire, dont le capital électoral est constitué et éprouvé. Le premier a présidé la commune d’Al Hoceïma à partir de 2003, puis le conseil régional Taza-Al Hoceïma-Taounate de 2009 à 2015, avant de présider CGLU au niveau mondial. Le second a été élu député au nom du PAM à chaque scrutin depuis 2011.
D’autre part, on peut constater une certaine difficulté à trouver de bons candidats des régions du Sud. C’est le cas de Marrakech-Safi où le parti a peiné à trouver des candidats intéressants et compétitifs, Draa-Tafilalet où elle a fait confiance à des président de communes rurales sans expérience dans les législatives. Ajoutant à cela qu’aucun candidat n’a été annoncé jusque-là dans les deux régions les plus au Sud, à savoir Laayoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab.
Notoriété médiatique, héritage familial et représentation professionnelle constituent les autres portes d’entrée sur la liste
Certains candidats n’ont pas d’expérience politique mais bénéficient d’une visibilité, notamment sur les réseaux sociaux. Mohamed Talal, ancien porte-parole et trésorier du Wydad, notamment sous la présidence de Saïd Naciri, est de ceux-là : il est candidat à Aïn Chock.
D’autres relèvent de la notabilité classique, familiale ou professionnelle. Aymane Bayazid, candidat à El Jadida, est le fils de l’entrepreneur et député PPS de la même circonscription, Youssef Bayazid. Ikram Hannaoui, députée élue en 2021 sur la circonscription régionale Fès-Meknès, se présente à Karia-Ghafsai, où son père Mohammed Hannaoui a été député PPS de 2007 à 2012. Abderrazak Abid, candidat à Safi, est le petit-fils de Lhaj Abid, figure historique de la ville. Othmane El Morsi, à Essaouira, est le jeune frère d’un notable local.
Le monde professionnel organisé est également représenté : Noureddine Harrak, président de la Fédération nationale des propriétaires de cafés et restaurants, est candidat à Kénitra ; M’hamed Filali, premier vice-président de la chambre d’agriculture de l’Oriental et président du GIE "Halib Guercif" qui fédère douze coopératives, se présente à Guercif ; Abdelilah Zettouti, vice-président de la chambre d’agriculture de Marrakech-Safi, à Rehamna ; Allal Bassraoui, ancien bâtonnier, à Khouribga.
À M’diq, Meknès et Driouch, trois cas qui interrogent sur l’importance de l’appartenance partisane
M’diq. Driss Lazaar, premier vice-président de la commune de M’diq, y a été élu sous l’étiquette UC après y avoir présidé la même commune sous les couleurs du PAM. Il affrontera Hassan Al Chair (RNI), fils du président de la commune Abdelouahed Al Chair (USFP). Lazaar accuse ce dernier de lui avoir retiré l’ensemble de ses délégations de signature et d’avoir exigé la restitution du véhicule de fonction. La compétition législative prolonge ici, presque mécaniquement, un conflit municipal, les étiquettes partisanes ne semblant guère y être que des véhicules mis au service de trajectoires individuelles.
Meknès. Mohamed Bakhtaoui, premier vice-président du maire de Meknès élu sous les couleurs du RNI, affrontera au nom du PPS Ahmed Tahiri (RNI, anciennement PPS), qui est par ailleurs son associé dans la société de promotion immobilière ESVPP. Les deux hommes ont donc échangé leurs étiquettes politiques tout en restant partenaires en affaires.
Driouch. Othmane Ouchen, étudiant à l’Université Al Akhawayn, est présenté par plusieurs médias locaux comme le petit-fils du conseiller Boujemaa Ouchen (RNI) et le cousin du député sortant Younes Ouchen (PAM). Trois membres d’une même famille, trois formations différentes, comme si on multipliait la mise sur un même territoire.
Les candidats, région par région
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma - 6 candidats annoncés
- Tanger-Assilah - Dahman El Mozriahi. Notaire à Tanger, déjà candidat en 2011 sous la bannière du PEDD. Président du conseil de surveillance de la Banque Populaire de la région Tanger-Tétouan et président du Centre Ibn Battouta pour les études et recherches juridiques.
- M’diq-Fnideq - Driss Lazaar. Premier vice-président de la commune de M’diq, élu sous l’étiquette UC, ancien président de la même commune sous les couleurs du PAM.
- Tétouan - Zouhair Roggani. Vice-président de la commune de Tétouan, membre du comité central du parti et son coordinateur provincial à Tétouan. Dirigeant d’une entreprise familiale de matériaux de construction. Il conduisait déjà la liste du PPS en 2021, terminant 7e dans une circonscription qui offre 5 sièges.
- Al Hoceïma - Mohammed Boudra. Médecin de formation, ancien président de la commune d’Al Hoceïma à partir de 2003, ancien président du conseil régional Taza-Al Hoceïma-Taounate (2009-2015), président de l’Association marocaine des conseils communaux de 2016 à 2022 et président mondial de CGLU. Il revient au PPS après deux décennies au PAM.
- Chefchaouen - Abderrabbo El Bakhch. Enseignant de philosophie dans le secondaire et jeune chercheur en sociologie, acteur associatif impliqué dans les questions socio-économiques des provinces du Nord.
- Ouezzane - Lamia Slalli. Jeune entrepreneure et activiste, sans expérience politique notable.
Oriental - 7 candidats annoncés
- Oujda-Angad - Wafaa Tiji.
- Nador - Mohamed Belgacem. Vice-président de la commune de Nador et membre du conseil provincial.
- Driouch - Othmane Ouchen. Étudiant à l’Université Al Akhawayn. Selon plusieurs médias locaux, petit-fils du conseiller Boujemaa Ouchen (RNI) et cousin du député sortant Younes Ouchen (PAM).
- Berkane - Fatima Zahra El Mahi. Jeune élue locale de la commune de Saïdia.
- Taourirt - Mohammed Mihit. Ancien élu local de Taourirt, aujourd’hui résident au Canada. Docteur en chimie et expert en traitement des eaux.
- Guercif - M’hamed El Filali. Premier vice-président de la chambre d’agriculture de l’Oriental et président du GIE "Halib Guercif", qui fédère douze coopératives agricoles de la province.
- Figuig-Bouarfa - Lhoussine Ahlis. Ancien député (2007-2012) sous les couleurs du Mouvement populaire, secrétaire provincial du parti à Figuig.
Fès-Meknès - 8 candidats annoncés
- Fès-Sud - Ali Lagsab. Membre du conseil communal de Fès et opposant virulent au maire RNI Abdeslam Bekkali. Secrétaire du parti à l’arrondissement Fès-Jnane El Ouard, jeune acteur associatif.
- Meknès - Mohamed Bakhtaoui. Premier vice-président du maire de Meknès, élu sous les couleurs du RNI. Il affrontera Ahmed Tahiri (RNI, ex-PPS), son associé dans la société de promotion immobilière ESVPP.
- Ifrane - Mohamed Msahou. Avocat au barreau de Meknès, basé à Azrou, acteur associatif.
- Sefrou - Badr Bensaada. Conseiller communal de Sefrou, élu sur la liste sans appartenance politique de l’actuel président du conseil communal, Rachid Ahmed Cherif.
- Boulemane - Rachid Hammouni. Député et président du groupe parlementaire du PPS, membre du bureau politique. L’une des figures de premier plan du parti.
- Taounate-Tissa - Abdellah El Idrissi El Bouzidi. Député depuis 2007, d’abord élu sous les couleurs du parti Al Ahd, puis au nom du PPS à chaque scrutin.
- Karia-Ghafsai - Ikram Hannaoui. Députée élue en 2021 sur la circonscription régionale Fès-Meknès. Fille de Mohammed Hannaoui, député PPS de Karia-Ghafsai entre 2007 et 2012.
- Taza - Ahmed El Abbadi. Député sortant de la circonscription, président de la commune de Galdamane depuis 2015 - d’abord sous l’étiquette PJD, puis PPS à partir de 2021.
Rabat-Salé-Kénitra - 5 candidats annoncés
- Rabat-Océan - Rachid Sassi. Militant de longue date du RNI, où il s’était porté candidat à la présidence du parti. Élu vice-président de la mairie de Rabat sous les couleurs du RNI, il a exprimé son désaccord avec Aziz Akhannouch et Mohamed Chaouki avant de rejoindre le PPS.
- Skhirate-Témara - Larbi Hammari. Professeur à l’Université Mohammed V de Rabat, vice-président du conseil communal de Sidi Yahya Zaër.
- Kénitra - Noureddine El Harrak. Président de la Fédération nationale des propriétaires de cafés et restaurants.
- Khémisset-Oulmès - Fouad Karim. Président de la commune de Majmaâ Tolba, province de Khémisset.
- Tiflet-Rommani - Rahou El Hilaa. De retour au PPS après avoir été élu député au nom du PAM à chaque scrutin depuis 2011.
Béni Mellal-Khénifra - 4 candidats annoncés
- Béni Mellal - Meryem Ouhssata. Députée pour la première fois en 2016 avec le PAM sur la liste nationale féminine, réélue en 2021 sous les couleurs du PPS à Béni Mellal. Élue la même année présidente de la commune de Tizi N’Isly.
- Bzou-Ouaouizeght - Boubker Iken. Conseiller communal à Tagleft (province d’Azilal), élu sous les couleurs du PAM.
- Khénifra - Hamza Nadiri. Jeune conseiller communal à M’rirt, élu sous les couleurs de l’UC.
- Khouribga - Allal Basraoui. Ancien bâtonnier du barreau de Khouribga, vice-président de la commune de Bni Ayat (province d’Azilal) élu sous les couleurs de l’USFP, parti qu’il a quitté en 2025 alors qu’il en était le coordinateur national des avocats.
Casablanca-Settat - 10 candidats annoncés
- Casablanca-Anfa - Mohamed Benmoussa. Économiste et professeur affilié à l’UM6P, membre de la Commission spéciale sur le modèle de développement, président du Forum des économistes du progrès. Après deux décennies à l’Istiqlal, il a démissionné en 2022 pour rejoindre le PPS, dont il est devenu l’une des figures.
- Aïn Chock - Mohamed Talal. Ancien porte-parole et trésorier du Wydad, notamment du temps de son président Saïd Naciri.
- Sidi Bernoussi - Mustapha El Haissouni. Professeur universitaire résidant en Italie, expert maritime titulaire d’un doctorat de l’Université de Messine.
- Ben M’sick - El Haj Hajji. Entrepreneur et acteur associatif résidant au Canada.
- Mohammedia - Adil Benbrahim. Entrepreneur, sans expérience politique notable.
- El Jadida - Aymane Bayazid. Fils de l’entrepreneur et député PPS de la même circonscription, Youssef Bayazid.
- Nouaceur - Rachid Boutaleb. Entrepreneur, propriétaire des pâtisseries du même nom. Déjà candidat sous les couleurs de l’Istiqlal aux régionales de 2021 et du PJD en 2015, année où il avait été élu conseiller communal à Dar Bouazza.
- Médiouna - Mustapha El Maanaoui. Membre du comité central du parti et conseiller communal à Lahraouiyine.
- Benslimane - Ahmed Eddahi. Député sortant de la circonscription, élu lors d’une partielle en 2024 sous les couleurs du PAM. Ancien président de la commune d’Aïn Tighza sous l’étiquette Istiqlal.
- Settat - Abdelhadi Khairat. Militant de longue date de l’USFP et l’un de ses leaders historiques. Premier secrétaire général de la jeunesse ittihadie, président du congrès constitutif de la CDT. Il a rejoint le PPS en début d’année.
Marrakech-Safi - 8 candidats annoncés
- Sidi Youssef Ben Ali - Brahim Hammi. Auteur et militant des droits de l’homme.
- Guéliz-Ennakhil - Brahim Badissi.
- Ménara - Abdenbi Chadid.
- Chichaoua - Hamid Gmiza. Ancien membre de la Chambre des conseillers sous les couleurs du PAM, membre de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Marrakech-Safi.
- Essaouira - Othmane El Morsi. Jeune frère d’un notable local.
- Rehamna - Abdelilah Zettouti. Vice-président de la chambre d’agriculture de Marrakech-Safi. Déjà candidat du parti en 2021, sans succès.
- Safi - Abderrazak Abid. Petit-fils de Lhaj Abid, l’une des figures historiques et respectées de la ville.
- Kelâa des Sraghna - Khalid El Moaziz. Secrétaire provincial du parti et président de la commune d’Assahrij.
Drâa-Tafilalet - 4 candidats annoncés
- Ouarzazate - Saïd Akdad. Membre du bureau politique du PPS, ancien membre du cabinet de plusieurs ministres PPS, conseiller communal à Ouarzazate où sa liste était arrivée deuxième en 2021.
- Midelt - Omar Ait Rahou. Président de la commune de Guers Tiaallaline, élu en 2021 sous les couleurs du PAM.
- Tinghir - Mohamed Kacha. Président de la commune de Boumalne-Dadès depuis 2009.
- Zagora - Youssef Yassine. Président de la commune de Tagounite de 2003 à 2015, conseiller communal depuis 2021.
Souss-Massa - 6 candidats annoncés
- Agadir Ida-Outanane - Hassan Oumribet. Député sortant de la circonscription depuis 2021 et secrétaire provincial du parti à Agadir. Président du Syndicat national des administrateurs de l’éducation, affilié à l’UMT.
- Inezgane-Aït Melloul - Mohamed Zakraoui. Jeune conseiller communal à Inezgane et membre du comité central du parti.
- Chtouka-Aït Baha - Soufiane Izem. Nouvellement élu secrétaire provincial du parti. Jeune ingénieur, il se porte candidat pour la première fois.
- Taroudant-Sud - Jamaa Saaid. Nouvellement élu secrétaire du parti à Oulad Teïma.
- Taroudant-Nord - Lhassan Ait Daoud. Vice-président de la commune d’Irherm, élu en 2021 sous les couleurs du RNI.
- Tiznit - Khadija Arouhal. Députée élue en 2021 sur la circonscription régionale Souss-Massa. Poétesse amazighe.
Guelmim-Oued Noun - 3 candidats annoncés
- Guelmim - Lhoussine Atouif. Secrétaire national du Syndicat national indépendant du corps de l’inspection du travail, docteur en sciences politiques, directeur de la circonscription d’inspection du travail d’Aït Melloul.
- Tan-Tan - Aba Cheikh Ennih. Membre PPS du conseil communal d’El Ouatia.
- Sidi Ifni - Karim Bougryn. Jeune ingénieur résidant en France, au parcours académique et professionnel axé sur l’industrie et l’innovation.
Lecture du programme du PPS pour 2026 : des engagements résolument à gauche
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