Carburant : les prix à la pompe repartent à la hausse ce jeudi 16 juillet
Le répit aura été de courte durée pour les automobilistes marocains. Après trois révisions successives à la baisse, le gasoil comme l’essence sont concernés.
Le prix du litre de gasoil a enregistré une hausse de 69 centimes ce jeudi 16 juillet, s’établissant désormais autour de 13,30 DH dans les stations-service du Royaume, contre environ 12,61 DH auparavant.
L’essence super connaît, elle aussi, une augmentation de 39 centimes par litre, pour s’établir aux alentours de 14,24 DH, contre près de 13,84 DH précédemment.
Ces tarifs restent indicatifs et peuvent fluctuer selon les enseignes et les régions du pays.
Le détroit d’Ormuz sous haute tension
Le rétablissement du blocus américain sur les ports iraniens, accompagné d'une série de frappes militaires contre les défenses côtières de Téhéran, a ravivé les craintes de perturbations majeures dans le détroit d'Ormuz. Cette voie maritime stratégique concentre habituellement près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
En réponse, les autorités iraniennes ont menacé de bloquer d'autres axes maritimes clés de la région. Selon les observateurs, Téhéran pourrait également s'appuyer sur ses alliés houthis au Yémen pour perturber le passage par le détroit de Bab el-Mandeb, ouvrant ainsi un second front de tension en mer Rouge.
Les premiers effets sur le trafic maritime se font déjà sentir. Mercredi, seuls sept navires ont traversé le détroit d'Ormuz, contre treize la veille, témoignant de la prudence des armateurs face aux risques de sécurité.
Des marchés financiers sur le qui-vive
Malgré la gravité de la situation géopolitique, les marchés de l'énergie affichent pour l'instant une relative retenue. Ce jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 84,68 dollars (en baisse de 0,32 %), tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain s'établissait à 79,49 dollars (-0,14 %). Les deux contrats de référence demeurent néanmoins proches de leurs plus hauts niveaux en un mois.
"Le marché réagit encore avec un calme surprenant", observe Ole Hvalbye, analyste chez SEB Research. Ce dernier estime toutefois qu'une progression des cours vers 90 à 95 dollars, voire un retour vers le seuil des 100 dollars, reste envisageable si les perturbations dans le détroit d'Ormuz devaient persister.
Wael Makarem, stratège des marchés financiers chez Exness, souligne de son côté que "les marchés pourraient rester prudents à mesure qu’ils évaluent les risques immédiats sur l'approvisionnement". Il note que, bien que ralenti, le trafic des pétroliers se poursuit pour le moment à travers le détroit d'Ormuz.
De son côté, le cabinet Oxford Economics privilégie un scénario de perturbations intermittentes, maintenant les prix du brut au-dessus de la barre des 80 dollars le baril sur plusieurs trimestres.
D'autres foyers d'instabilité
La situation au Moyen-Orient n'est pas l'unique facteur de vigilance pour les marchés mondiaux. En mer Noire, l'Ukraine a affirmé avoir frappé avec des drones navals deux pétroliers russes appartenant à la "flotte fantôme" de Moscou, entretenant une pression constante sur les flux énergétiques en Europe de l'Est.
Pour les consommateurs marocains, l'évolution des prix à la pompe au cours des prochaines semaines restera donc étroitement tributaire de la résolution de ces crises géopolitiques majeures.
À découvrir
à lire aussi
Article : En 2026, le Maroc a importé 23.700 tonnes d’aliments pour bétail de Voronej
Au 10 juillet, le Royaume figurait avec le Bélarus parmi les principaux clients de ce territoire russe, dont les ventes à l’étranger ont dépassé 58.000 tonnes à destination de 25 pays.
Article : Export : l’AMDIE prépare les entreprises marocaines aux exigences du marché allemand
Des experts et partenaires institutionnels ont présenté aux opérateurs les tendances de consommation et les critères qui conditionnent l’accès à l’une des principales économies européennes.
Article : Denza débarque au Maroc avec la recharge en 5 minutes
Auto Nejma lance officiellement Denza au Maroc, la marque premium du groupe BYD. Avec quatre modèles, une gamme allant du grand tourer électrique au SUV hybride rechargeable en passant par le monospace de luxe, le constructeur entend s'installer sur le segment premium en misant sur la technologie. Le Maroc devient également le premier pays africain et arabe à accueillir la technologie Flash Charging de 1,5 MW.
Article : Auto Hall veut lever 250 MDH en Bourse pour financer sa transformation
Visée par l’AMMC, l’opération prévoit l’émission de 3,85 millions d’actions à 65 DH, avec une décote de 8,5 %. Les souscriptions seront ouvertes du 27 juillet au 17 août, avant une cotation prévue le 3 septembre.
Article : Conjoncture. Le HCP prévoit une croissance élevée aux 2e et 3e trimestres
Le Haut-Commissariat au plan estime que l’économie nationale aurait progressé de 4,8% au deuxième trimestre 2026, après 4,6% au premier. La croissance devrait accélérer à 5,4% au troisième trimestre, soutenue par l’agriculture, les services et une reprise attendue des activités industrielles. Ces évaluations restent toutefois des estimations conjoncturelles et non les chiffres définitifs issus des comptes nationaux.
Article : Le Tchad supprime les visas pour tous les Africains en 2027
La mesure, annoncée par Mahamat Idriss Déby Itno lors du Forum africain de l’eau à N’Djamena, entrera en vigueur le 1er janvier et vise à favoriser l’intégration continentale ainsi que la libre circulation des personnes et des biens.