Coupe du monde 2026. Maroc vs Canada, un match piège par excellence
L’équipe nationale tentera de se qualifier pour le deuxième quart de finale d’un Mondial de son histoire, ce samedi 4 juillet à Houston (18h). Ce qui dessinerait une culture et une sorte d’héritage. Mais tout ne sera pas aisé face au Canada, surtout si les Lions de l’Atlas tombent dans la facilité.
Le Maroc ne va pas s’amuser à chaque instant face à une valeureuse équipe du Canada, ce samedi 4 juillet à Houston (18h), en huitième de finale de la Coupe du monde 2026.
Depuis le Qatar, nous avons trop attendu pour imaginer que l’histoire puisse s’arrêter ici. Surtout après que les Lions de l’Atlas sont revenus de nulle part contre les Pays-Bas, alors qu’on ne les attendait plus.
Mais le meilleur est à venir si les coéquipiers d’Achraf Hakimi sont au rendez-vous ce soir. S’ils font bien les choses, ils se qualifieront sans mal.
En tout cas, ce Maroc-Canada ne nous rajeunit pas. C’était déjà une affiche de la Coupe du monde d’il y a quatre ans. Mais seulement en phase de groupes. Car c’est la première fois que les Canucks atteignent ce niveau de la compétition.
À cet égard, une élimination des hommes de Jesse Marsch ne serait vraiment pas la fin du monde dans un pays où le soccer est secondaire. En revanche, une défaite du Maroc s’apparenterait à un drame.

Le Canada ressemble à un cadeau empoisonné
Car toute la perception du parcours des Lions de l’Atlas se joue sur ce match qui prend des allures de frontière.
À la lisière d’un changement de monde et du basculement dans la fièvre d’un quart de finale face au Paraguay ou, plus probablement, contre la France, qui ressusciterait une nuit ancienne de décembre 2022.
Pour l’heure, rencontrer le Canada en huitième est fatalement interprété comme un cadeau du ciel. Mais on peut l’inspecter sous toutes les coutures, cela reste un cadeau empoisonné. Un match piège par excellence.
"Le plus difficile", a assuré en conférence de presse le sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, qui promet que ses joueurs sont conscients qu’il n’y aura pas de séance de rattrapage.
"Ils savent que si l’on perd, on rentre à la maison", poursuit le technicien marocain en reprenant la fameuse expression Win or go home, formule emblématique en NBA (Ligue de basket américaine, ndlr), lors des matchs sans lendemain.
En valeur absolue, l’équipe nationale est bien plus qualitative que le Canada. Surtout si elle ne se prend pas pour une autre et que ses joueurs font tout ensemble. En clair, si le Maroc parvient à montrer la même force collective que son adversaire, son talent fera la différence.

Le doute plane sur la présence de Chadi Riad
Le Canada d’aujourd’hui propose et impose des problèmes spécifiques, avec son 4-4-2 à plat, compact, et qui se déplace avec agressivité.
Avec ses deux joueurs de couloir, il peut projeter immédiatement quatre attaquants à la récupération du ballon. Les Canadiens ont aussi une équipe qui interdit le passage dans l’axe par la densité qu’elle y concentre.
Sinon, Mohamed Ouahbi devrait aligner contre le Canada une formation disposée dans la même configuration que celle utilisée jusqu’ici (4-2-3-1). Le même onze devrait également être reconduit.
À moins que Chadi Riad n’ait pas encore récupéré de son coup reçu au genou lundi contre les Pays-Bas. Pour être de la partie, il faudra que le défenseur de Crystal Palace "soit à 100 %".

"Comme tous les joueurs qui commenceront le match", affirme le sélectionneur. Et tout porte à croire que les Lions de l’Atlas sont dans la forme de leur vie, malgré un jour de récupération en moins et des prolongations en plus dans les jambes.
"Nos données athlétiques sont en nette amélioration, match après match", rassure le technicien marocain. Ce ne sera vraiment pas superflu contre des Canucks dont il apprécie la débauche d’énergie, la mobilité et les courses à haute intensité.
Le toit rétractable du stade de Houston renforce l’idée que les conditions climatiques ne seront pas un handicap pour l’une ou l’autre des deux équipes.
Bref, pour que Maroc-Pays-Bas reste un élément constitutif de l’odyssée américaine des Lions de l’Atlas, il faut que l’odyssée existe, justement. Et cela passe forcément par le Canada.
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