Le Digital Lab Santé de la CDG, un levier pour impulser l’innovation digitale
Le Digital Lab Santé est une plateforme collaborative destinée à accélérer la transformation numérique du secteur.
Le ministère de la Santé et de la protection sociale et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) ont récemment signé une convention portant sur la mise en œuvre du Digital Lab Santé, une plateforme collaborative destinée à accélérer la transformation numérique du secteur.
Conclu en marge du Gitex Health Africa entre les deux parties dans le cadre de la convention-cadre qui les lie, cet accord définit les modalités opérationnelles du Digital Lab Santé, notamment ses objectifs, son périmètre d’intervention, sa gouvernance, les missions assurées par CDG Invest ainsi que les mécanismes de financement.
Le Digital Lab Santé a pour ambition d’accompagner la modernisation du système de santé marocain à travers l’incubation, l’expérimentation et le déploiement de solutions digitales à fort impact sur l’accès aux soins, la qualité des prestations et l’efficience des services de santé. Le dispositif vise également à favoriser l’émergence d’un écosystème HealthTech dynamique au Maroc et à promouvoir l’adoption de solutions numériques dans les établissements et programmes de santé.
Pensé comme une plateforme collaborative, le Digital Lab Santé mobilisera les partenaires stratégiques du ministère de la Santé et de la protection sociale, tout en agissant en complémentarité avec les différents acteurs de l’écosystème sanitaire national. Il jouera un rôle de coordination, d’impulsion et de facilitation des projets de transformation digitale du secteur.
La convention prévoit trois premiers mandats confiés au Digital Lab Santé par le ministère.
Le premier porte sur l’accélération de la mise en place d’un cadre national d’interopérabilité des systèmes d’information de santé, à travers l’élaboration de normes, de standards techniques et de référentiels communs destinés à faciliter l’échange sécurisé des données et l’interconnexion des systèmes numériques du secteur. Ce chantier prévoit également des mécanismes de sensibilisation et de labellisation afin d’encourager l’adoption de ce futur cadre national.
Le deuxième mandat concerne l’incubation, l’expérimentation et le déploiement de solutions digitales répondant aux besoins identifiés par le ministère. Trois domaines prioritaires ont été retenus pour la phase de lancement : la digitalisation du parcours patient, la digitalisation des programmes nationaux de santé, ainsi que le développement de micro-solutions ciblant des besoins spécifiques du secteur.
Le troisième mandat vise la consolidation et l’exploitation des données de santé. Il prévoit la conception d’une architecture nationale des données sanitaires, la constitution d’une base de données intégrée ainsi que la mise en place d’outils de visualisation, de pilotage et d’exploitation des données, notamment à travers le recours à l’intelligence artificielle.
Dans le cadre de cette convention, les parties ont confié à CDG Invest la gestion opérationnelle des trois mandats. CDG Invest sera chargée de mettre en œuvre les orientations stratégiques, les plans d’action et les projets validés par les instances de gouvernance du Digital Lab Santé.
La sélection des partenaires et prestataires appelés à intervenir dans les différents projets se fera à travers des appels à manifestation d’intérêt (AMI) ou tout autre mécanisme validé par les organes de gouvernance compétents du Digital Lab Santé. Les procédures de sélection et de décaissement seront également définies dans le cadre de cette gouvernance.
Par ailleurs, une seconde convention importante a été signée, portant sur la généralisation du dispositif SAMU au niveau national.
Après une première phase déployée dans la région Rabat-Salé-Kénitra, cette nouvelle étape vise à accompagner l’extension progressive du dispositif afin de renforcer la régulation médicale, d’améliorer l’organisation des interventions d’urgence et d’assurer une couverture territoriale plus large des services d’assistance médicale urgente.
Cette convention traduit la volonté commune du ministère de la Santé et de la protection sociale et de la CDG, à travers CDG Incept, de capitaliser sur les premiers acquis du projet pilote et d’accompagner le passage à l’échelle d’un dispositif considéré comme stratégique pour les citoyens. Les deux parties ambitionnent ainsi de rendre les services d’urgence médicale plus réactifs, mieux coordonnés et davantage accessibles sur l’ensemble du territoire national.
Ces conventions ont été signées le 5 mai 2026 à Casablanca, en marge de la 1re édition du salon Gitex Future Health Africa Morocco, lors d’une rencontre consacrée à la transformation digitale du système de santé marocain, présidée par le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui, aux côtés de Khalid Safir, sur le thème "Accélérer la transformation du système de santé à travers un partenariat fondé sur les résultats".
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