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GITEX 2026

GITEX Africa : “Le Maroc est devenu un exemple de réussite technologique”, affirme le ministre congolais de la Recherche scientifique

Présent pour la deuxième année consécutive à Marrakech, Rigobert Maboundu, ministre de la Recherche scientifique et de l'innovation technologique de la République du Congo, est venu au Gitex Africa Morocco avec des objectifs ancrés dans les priorités du plan national de développement de son pays. Dans le studio du 12/13 de Médias24, il détaille les domaines qui ont retenu son attention, les projets de coopération en cours avec le Maroc et les chantiers de la souveraineté numérique congolaise.

GITEX Africa : “Le Maroc est devenu un exemple de réussite technologique”, affirme le ministre congolais de la Recherche scientifique
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Le 13 avril 2026 à 11h04 | Modifié 13 avril 2026 à 11h22

Le ministre explique d'emblée ce qui motive sa présence. "Le Gitex Africa Morocco est le plus grand salon de la technologie et des start-up en Afrique. Quand on est ministre de la Recherche scientifique et de l'innovation technologique, il est tout à fait normal d'être présent à un tel salon, parce qu'il symbolise les grands moteurs du développement africain, mais surtout de la croissance économique dans nos pays qui sont à la recherche de la diversification de l'économie."

Des stands ciblés sur les priorités nationales

La visite s'est organisée autour du plan national de développement 2022-2026 et de son successeur, déjà lancé sous le label Accélérons la marche vers le développement. "Chez nous, les priorités, c'est d'abord le développement agricole au sens large, le développement durable, l'industrie, l'économie numérique et tout ce qui concerne la transition énergétique", détaille Rigobert Maboundu.

Trois domaines ont particulièrement retenu son attention lors des visites de stands : les drones — "qui peuvent faire des applications dans le domaine de l'exploitation agricole, de l'exploitation minière et même de la télémédecine" —, les solutions liées au développement durable et à la gestion du climat, et la transition énergétique. "Notre pays produit du pétrole, c'est bien, mais nous savons très bien qu'il arrivera un moment où ce pétrole ne sortira plus des sols, parce que ce n'est pas une ressource renouvelable. Donc nous orientons nos recherches vers la transition énergétique afin d'identifier de nouvelles sources d'énergie qui permettront de prendre le relais demain."

Un projet d'accord avec le Maroc en cours

Sur le volet de la coopération bilatérale, le ministre annonce un projet en cours. "Nous travaillons sur un projet d'accord avec le ministère marocain de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l'Innovation. Nous avons besoin de produire des connaissances fondamentales, mais aussi de faire une coopération dans le cadre du développement technologique, afin de nous inspirer mutuellement des expériences qui ont marché."

Parmi les projets congolais susceptibles d'entrer dans ce cadre, il cite notamment le projet Unipod. "Il permet de travailler de commun accord avec tous les créateurs qui appartiennent au monde universitaire africain, y compris l'artisanat, et apporte à l'économie nationale des solutions parfois adaptées qui relèvent un peu de la culture africaine."

Interrogé sur le positionnement du Royaume comme hub technologique continental, Rigobert Maboundu répond sans ambages. "Le Maroc est devenu un exemple de réussite dans le domaine de la technologie. J'étais ici l'année passée, on parlait de 1.500 exposants. Je reviens en 2026, on parle de 1 800 exposants. Ça montre que le Maroc n'est pas simplement capable d'organiser un tel événement — qui au plan logistique est extrêmement lourd —, mais qu'en même temps, il en tire avantage. Il faut être reconnaissant au Maroc pour ce que font ses technologues, ses chercheurs, ses innovateurs, et ne pas se gêner de s'en rapprocher pour s'inspirer de ce qui a déjà réussi."

Un écosystème en construction, une jeunesse créative

Le ministre est direct sur le positionnement de son pays. "Modestement, on n'est pas un leader dans ces domaines. Mais nous avons une jeunesse très créative, qui pose des jalons importants dans le numérique, la fabrication de drones, les solutions appliquées à l'agriculture, notamment l'irrigation hydro-agricole, et la création de start-up."

Côté infrastructures, il cite plusieurs acquis : une dorsale nationale de fibre optique de plus de 900 kilomètres, des connexions établies avec le Cameroun, le Gabon et la Centrafrique, le passage à la 5G, et la création par textes légaux d'un centre de recherche en intelligence artificielle. Un projet d'accélération de la transformation numérique est également en cours, permettant de connecter "environ 186 villages" et de former "environ 1.200 jeunes à ces métiers".

Sur la souveraineté numérique, le ministre ne hiérarchise pas entre infrastructures, données et compétences : "Les trois à la fois." Un data center est en cours de construction. La formation d'experts est inscrite dans les priorités. Mais il pointe un obstacle majeur : "C'est la question énergétique. C'est bien d'avoir la fibre optique, mais il faut avoir de l'énergie en bonne qualité, ce qui n'est pas encore le cas dans le pays. C'est sur ça que nous travaillons, pour avoir l'énergie en quantité et en qualité."

Trois enseignements de cette édition

En clôture de cette quatrième édition, le ministre retient trois leçons. D'abord, "l'intérêt de plus en plus croissant du monde entier, et surtout de l'Afrique, pour les nouvelles technologies et les start-up". Ensuite, des avancées qu'il qualifie de "fulgurantes" dans les domaines des drones, du développement durable et du numérique, observées en l'espace d'une seule année. Et enfin, un constat qu'il juge porteur d'espoir : "Pour la plupart, ce sont des jeunes. L'Afrique est un continent habité, pour l'essentiel, par des jeunes. Si cette jeunesse investit les piliers de l'économie de demain — la technologie et les start-up —, c'est la garantie que nous allons faire de grands pas dans le développement."

 

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Le 13 avril 2026 à 11h04

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