Emploi : la Banque mondiale débloque 500 millions de dollars pour le Maroc et vise 330.000 demandeurs d’emploi
Ce premier appui d’une série de trois doit financer des réformes jugées décisives pour corriger les faiblesses structurelles du marché du travail, avec un accent particulier sur la formation, l’entrepreneuriat, l’offre de garde d’enfants et la montée en puissance de secteurs à fort potentiel.
Dans un communiqué publié le vendredi 10 avril 2026, la Banque mondiale précise que ce financement, premier d’une série de trois opérations programmées, s’inscrit dans le cadre du soutien à la Feuille de route nationale pour l’emploi. Il cible des réformes à fort impact visant l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, l’amélioration du climat des affaires ainsi que le développement de secteurs stratégiques à fort potentiel.
Selon l’institution, ce programme ambitionne d’élargir les politiques actives du marché du travail afin de toucher plus de 330.000 demandeurs d’emploi à l’horizon 2029, tout en renforçant l’adéquation entre les systèmes de formation et les besoins du secteur privé.
L’opération prévoit également de soutenir la participation économique des femmes, notamment à travers le développement de l’offre de garderies agréées, avec la création attendue de plus de 40.000 nouvelles places et de 1.200 emplois directs, principalement féminins.
Sur le plan économique, le programme accompagnera la modernisation du cadre de l’insolvabilité, le renforcement des mécanismes de garantie de crédit en faveur des PME, ainsi que la simplification des procédures d’investissement via les Centres régionaux d’investissement (CRI), dans l’objectif d’améliorer l’environnement entrepreneurial et de stimuler l’investissement privé.
Dans le domaine de la transition verte, ce financement appuiera les efforts du Maroc pour lever les contraintes freinant l’investissement privé dans les énergies renouvelables, promouvoir les services d’efficacité énergétique et renforcer la compétitivité de l’industrie pharmaceutique exportatrice, dont les ambitions à l’international devraient être multipliées par près de sept d’ici 2029.
La Banque mondiale souligne que cette approche intégrée répond simultanément à plusieurs défis majeurs, notamment le chômage des jeunes, la faible participation des femmes au marché du travail, les contraintes pesant sur l’investissement privé, ainsi que la nécessité de renforcer la résilience du secteur énergétique face aux chocs externes.
Dans ce contexte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale, a déclaré : ''Ces réformes s’attaquent à l’un des obstacles les plus persistants à la création d’emplois au Maroc : l’émergence lente d’entreprises à forte croissance''.
Il a ajouté que cette opération contribuera à améliorer l’environnement des affaires, à lever les contraintes sectorielles et à soutenir l’émergence d’entreprises à fort potentiel, créant ainsi les conditions nécessaires à leur développement, à la résolution de leurs difficultés financières et à l’attraction d’investissements durables, conclut le communiqué.
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