Gaza : le Maroc au cœur du plan Trump pour la stabilisation et la reconstruction
Lors de la réunion inaugurale du "Board of Peace", Donald Trump a officiellement proclamé ce jeudi 19 février la fin des hostilités à Gaza, décrivant une région prête pour une transformation radicale sous l'égide d'une coalition internationale sans précédent.
Saluant l'engagement exceptionnel du Royaume, le président américain a souligné que le Maroc figurait parmi les piliers de cette nouvelle architecture de paix.
Affirmant que "seules quelques flammes" subsistent, Trump a détaillé les piliers de ce qu’il appelle une "paix durable" : désarmement, sécurité multinationale et investissements massifs.
Le retour intégral des otages : un préalable accompli
Lors de son allocution sur Gaza, Trump a confirmé que l’un des objectifs les plus critiques avait été atteint : le retour de tous les otages restants, vivants ou décédés. "C'était une impossibilité, et nous l'avons fait", a-t-il déclaré.
Il a souligné la difficulté de récupérer les 28 derniers captifs, notant que pour les 16 corps de défunts, les membres du Hamas avaient dû "creuser et creuser encore" pour honorer leur promesse de restitution intégrale.
Trump a salué l'action de ses envoyés, Jared Kushner et Steve Witkoff, pour avoir supervisé cette opération délicate.
Désarmement du Hamas et gouvernance
Le plan Trump repose sur une exigence non négociable : le désarmement total du Hamas.
Selon le président, l'organisation s'est engagée à rendre ses armes. "S'ils ne le font pas, ils seront confrontés à une réaction très dure, ils ne veulent pas cela", a prévenu Trump.
L'objectif affiché est de faire de Gaza une zone "proprement gouvernée", libérée de ce qu'il qualifie de "malédiction de l'extrémisme et de la terreur".
Pour garantir la stabilité au sol, Trump a annoncé la formation d'une Force de sécurité internationale (ISF) composée de nations alliées de confiance. À ce propos, le président a tenu à rendre un hommage appuyé au Royaume, qui a confirmé qu'il y prendrait part : "Maroc, merci beaucoup. Ce que vous faites est formidable".
Les pays suivants se sont engagés à fournir des troupes et du personnel de police :
- Le Maroc, l'Albanie, le Kosovo et le Kazakhstan : pour la stabilisation directe du territoire.
- L'Indonésie : saluée pour sa "force" et son leadership.
- L'Égypte et la Jordanie : ces deux pays voisins joueront un rôle crucial dans la formation et le soutien d'une nouvelle force de police palestinienne "digne de confiance".
Un plan Marshall pour Gaza : chiffres et partenaires
La reconstruction de Gaza s’appuie sur une mobilisation financière internationale massive, à laquelle le Royaume apporte sa contribution :
- 7 milliards de dollars : versés par un bloc de nations leaders incluant le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l'Arabie saoudite, l'Ouzbékistan et le Koweït.
- 2 milliards de dollars : levés par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
- Collecte de fonds asiatique : le Japon organisera un événement majeur avec le soutien de la Corée du Sud, des Philippines et de Singapour.
Le "projet FIFA" : le football comme vecteur de changement
L'une des annonces les plus surprenantes concerne l'implication de la FIFA. En collaboration avec son président Gianni Infantino, 75 millions de dollars seront investis dans des projets sportifs à Gaza. Le plan prévoit la construction de terrains de football et la venue des "plus grandes stars mondiales" pour inspirer la jeunesse locale.
"Les gens à Gaza connaissent toutes ces stars", a affirmé Trump, ajoutant qu’il envisageait de se rendre sur place avec Infantino.
Le facteur B-2 : la clé géopolitique
Trump a révélé que la clé de cette paix à Gaza résidait en réalité dans une action militaire technologique contre l'Iran.
Il a affirmé que l'utilisation des bombardiers furtifs B-2 pour "décimer le potentiel nucléaire" de Téhéran avait levé le "nuage noir" de menace qui empêchait les pays arabes (comme l'Arabie saoudite ou le Qatar) de s'engager pleinement dans un processus de paix régional. "On ne peut pas avoir de paix au Moyen-Orient si l'Iran a une arme nucléaire", a-t-il conclu.
En refermant le chapitre Gaza, Trump a réitéré sa vision d'une région "vibrante et incroyable", désormais prête à devenir un modèle de coopération entre nations souveraines et responsables.
à lire aussi
Article : Rahhou veut miser sur l'IA pour renforcer la transparence des marchés
Monographies sectorielles actualisées chaque année et nouvelles règles sur les échanges d'informations. Le Conseil de la concurrence entend mettre les mêmes données à la disposition des opérateurs en place et des nouveaux entrants.
Article : Maroc-Banque mondiale : 15 milliards, mais pour quels emplois ?
Prévu jusqu’en 2035, le nouveau partenariat entre le Royaume et l'institution de Bretton Woods doit orienter les interventions de la BIRD, d’IFC et de la MIGA vers la compétitivité des entreprises, les territoires et le capital humain. Mais les financements restent indicatifs et leur impact difficile à isoler.
Article : Drâa-Tafilalet peut-elle réussir son virage minier ?
Riche d’un sous-sol exceptionnel et d’un savoir-faire ancestral, la région de Drâa-Tafilalet, qui assure plus de 40 % de la production minière nationale hors phosphates, se positionne aujourd'hui comme la nouvelle frontière de l'investissement minier au Maroc. Entre la modernisation du modèle artisanal de la CADETAF et l'arrivée de grands opérateurs internationaux, le défi est désormais de structurer une chaîne de valeur durable et de lever les obstacles logistiques pour hisser ce territoire au rang de géant minier national.
Article : Sawti, la plateforme qui veut réconcilier jeunes et MRE avec la politique
Disponible en neuf langues, dont la darija, l’outil permet de vérifier son inscription électorale, de comparer les partis et leurs positions, puis d’accéder à des quiz fondés sur des sources vérifiables.
Article : Feu vert à l'entrée d'Ayrad et de la CIMR dans le capital de CMT
Le Conseil de la concurrence a autorisé la prise de contrôle conjointe du groupe minier, dont 37,04% seront détenus indirectement par Ayrad, aux côtés des 16,12% conservés par la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite. L’opération doit désormais déboucher sur une offre publique d’achat obligatoire.
Article : Taroudant : à Ouneine, les Canadair freinent un incendie de plus de 100 ha
Environ 150 intervenants restent mobilisés face aux fumerolles et aux foyers résiduels, attisés par la chaleur et le vent. Aucune victime n’est à déplorer et les douars voisins ne sont pas menacés.