Discussions BNP-Holmarcom : ce qu'en dit Abdellatif Jouahri
En réponse à une question de Médias24, le wali indique que la Banque centrale est au courant et détaille le processus si le deal venait à se confirmer.
"Effectivement, il y a un début de discussion entre les deux parties. Nous sommes au courant bien sûr", déclare Abdellatif Jouahri en réponse à la question de Médias24.
"Bien sûr, nous n'intervenons pas dans l'orientation de l'acheteur et du vendeur (...). À ce niveau, nous sommes informés, ce sont des discussions préliminaires qui peuvent aboutir ou ne pas aboutir",
Si on se projette dans l'hypothèse qu'elles vont aboutir, Bank Al-Maghrib interviendra car "dans la loi bancaire, quand il y a un changement de contrôle qui est opéré, cela donne lieu nécessairement à l'octroi d'un nouvel agrément, et ce nouvel agrément est octroyé par le régulateur, qui est Bank Al-Maghrib, après examen du dossier".
Le wali poursuit ses explications. "Un dossier d'agrément est un dossier assez épais, qui regarde d'abord quel est le projet industriel. Qu'est-ce qu'on vise par cette opération ? Sachant que l'acheteur potentiel a déjà reçu un agrément il y a quelque temps". Abdellatif Jouahri fait ici allusion à la récente prise de contrôle de Crédit du Maroc par le groupe Holmarcom.
"Donc on verra quel est son projet industriel à moyen terme, vers quoi il veut aller, et qu'est-ce qu'il veut par cette opération".
"Nous voyons également dans ce cadre-là tous les aspects qui répondent aux règles prudentielles du secteur. Est-ce que nous avons un acteur, un actionnaire de référence en mesure d'y faire face... Donc tout ça, c'est un travail habituel technique d'examen d'agrément, parce que c'est un nouvel agrément qui doit concerner tous les points inscrits pour le dossier d'agrément. Alors on tire nos conclusions".
"Ensuite, ce dossier est présenté devant un comité des établissements de crédit qui est composé de représentants du ministère des Finances et de Bank Al-Maghrib. La décision finale revient en quelque sorte à ce comité des établissements de crédit".
"Voilà le processus habituel qui est suivi. Donc à ce niveau-là, on est informés, mais nous n'intervenons pas".
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