Coupe Arabe 2025. Maroc-EAU. Des remplaçants irremplaçables
Walid Azaro, Sabir Bougrine et Mohamed Chouiar ont été décisifs dans la qualification de l’équipe nationale A’ pour les demi-finales de la Coupe Arabe 2025, confirmant que certains remplaçants peuvent s’avérer indispensables avant le duel face aux Émirats Arabes Unis, ce lundi 15 décembre (15h30) au Qatar, une équipe à la discipline collective défaillante.
À chaque conférence de presse de la Coupe Arabe 2025, le sélectionneur du Maroc, Tarik Sektioui, loue la détermination et l’ambition de l’ensemble de son groupe.
Des valeurs essentielles qui le seront plus que jamais, dans la confrontation avec les Émirats Arabes Unis, en demi-finale, ce lundi 15 décembre sur la pelouse du stade Khalifa à Al Rayyan au Qatar.
Une affiche à laquelle postule Abderrazak Hamdallah et, dans une moindre mesure, Tarik Tissoudali, dont l’état s’est amélioré après sa commotion cérébrale subie face à la Syrie.
Le point presse qui précède ce rendez-vous a donc encore une fois été propice aux louanges du sélectionneur, qui étaient pour le coup avérées après les entrées remarquées de Walid Azaro, Mounir Chouiar et Sabir Bougrine.
"Cela traduit le très bon état d’esprit qui anime ce groupe et surtout l’homogénéité en termes qualitatifs", a expliqué en substance le technicien marocain.
"Il n’y a pas de bon ou de mauvais joueur dans ce groupe. La prestation des uns et des autres est conditionnée par la nature de l’adversaire et la physionomie du match", poursuit-il.
Le Maroc possède un banc de touche décisif
En quart, Sabir Bougrine (RCA) et Mounir Chouiar (RSB) ont personnifié cette capacité du banc des Lions de l’Atlas à redonner un second souffle à une attaque qui éprouvait des difficultés à mettre en danger la Syrie.
Plus juste dans les petits espaces et disponible entre les lignes, le milieu offensif du Raja a amélioré la connexion entre la défense et l’attaque.
Pour sa part, l’attaquant de la Renaissance Sportive de Berkane a secoué le cocotier par ses accélérations et ses prises de balle, toujours dans le sens du but.
Sans complexe, alors qu’il disputait ses premières minutes du tournoi, Mounir Chouiar a été à l’origine de l’unique but de la rencontre en décochant une puissante frappe des 25 m, repoussée par le portier adverse dans les pieds de Walid Azaro, qui ne s’est pas fait prier pour donner un avantage définitif à ses coéquipiers.
Et ce n’est pas tout. Par sa puissance et son allant offensif, Mohamed Bentayeg a également mis sous pression la défense syrienne par ses débordements.
L’entrée d’Achraf El Mahdioui n’a pas été neutre non plus. Par sa lecture de jeu et son calme, il a contribué à stabiliser un bloc équipe qui commençait à se déliter. Ce n’est pas un hasard s’il est en tête dans la catégorie statistique des interceptions dans ce tournoi.

Tarik Sektioui dispose ainsi d’une panoplie de profils afin de faire face à tous les scénarios. Et le manque de vitesse sur le front de l’attaque semble un lointain souvenir depuis que Mounir Chouiar a retrouvé tous ses moyens.
Sans surprise, Sektioui fait partie des sélectionneurs à avoir utilisé quasiment toutes ses possibilités de changements, confirmant qu’une victoire ne s’acquiert pas seulement en se reposant sur onze joueurs.
Cela sera d’autant plus important qu’en face, les Émirats Arabes Unis auront eu un jour de repos en moins tout en ayant disputé des prolongations et une séance de penalties en plus.
De là à dire que le Maroc est largement favori de cette affiche, il y a un pas que seul le terrain pourra confirmer face à une équipe dépassée à chaque fois que l’adversaire met du rythme et de l’intensité (5 buts encaissés)
En tout cas, le parcours des Émiratis n’en fait pas forcément un obstacle insurmontable. Qualifiés sur le fil en phase de groupes, les hommes du sélectionneur roumain, Cosmin Olăroiu, ont peiné pour éliminer le tenant du titre algérien.
La discipline tactique sans ballon n’est pas la première qualité des Émiratis
Au terme d’une séance de penalties irrespirable, précédée par 120 minutes de domination algérienne, dont deux buts annulés par la VAR pour hors-jeu.
Et pourtant, c’est sans aucun doute la meilleure production défensive des Émiratis, en s’appuyant notamment sur un portier qui était dans une grande soirée.
Mais avant de s’incliner et de perdre son titre, l’Algérie a mis en lumière les lacunes d’une arrière-garde émiratie où la discipline n’est pas une vertu immuable.
Dans cette équipe cosmopolite, où l’on retrouve plusieurs joueurs sud-américains naturalisés, mais aussi un Marocain (Issam Ajman) et un Ghanéen (Richard Akonnor) notamment, la rigueur tactique sans ballon n’est pas la première qualité (deux penalties concédés).
Contrairement à l’équipe nationale, meilleure défense du tournoi en s’appuyant sur un bloc compact et agressif, qui sait parfaitement gérer ses temps faibles, les joueurs émiratis semblent plus à l’aise avec le ballon que sans.
Car une fois qu’ils l’ont perdu, la phase de transition attaque-défense est souvent mal gérée en raison d’une balance offensive défaillante, avec une équipe coupée en deux.

Sur certaines actions, c’est donc la moitié de l’équipe qui se retrouve éliminée en une seule passe. En outre, le marquage préventif est loin d’être un modèle du genre.
Et même avec une ligne défensive en supériorité numérique sur certaines séquences, le manque de communication et de mouvements coordonnés ouvre des brèches dans une défense qui n’est pas très bien protégée par le double pivot au milieu de terrain.

De l’autre côté du terrain, il faudra garder un œil sur Nicolas Giménez, le meneur d’origine argentine. Meneur de jeu haut ou reculé, son activité et sa vision de jeu fluidifient le jeu de son équipe.
Principal pourvoyeur de ballons pour ses attaquants, il a une relation privilégiée avec le brésilien naturalisé émirati, Caio Lucas (deux passes décisives et un but), dont les appels tranchants et la technique poseraient des problèmes à n’importe quelle défense, même à l’arrière-garde marocaine. Espérons qu’elle le reste encore pour au moins une rencontre.
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