Coupe du monde U17. Maroc-Mali, les clés du remake de la CAN
L’équipe nationale devra ruser afin de vaincre le Mali, en huitième de finale du Mondial U17, ce mardi 18 novembre (16h45), à Doha au Qatar. Dans la lignée de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, les Aiglons sont légèrement supérieurs physiquement, mais les Marocains auront des coups à jouer. Éléments de réponse.
Le Maroc et le Mali ne se quittent plus. Après l’avoir rencontré en finale de la Coupe d’Afrique des nations U17, l’équipe nationale se coltinera à nouveau le même adversaire, en huitième de finale de la Coupe du monde de la catégorie, ce mardi 18 novembre (16h45).
Prévu sur le terrain numéro 7 de l’Aspire Zone, à Doha au Qatar, ce remake de la dernière CAN promet d’être âpre et indécis.
Contrairement a ce qu’a maladroitement fait le sélectionneur Nabil Baha, on évitera pour notre part de motiver les Lionceaux de l’Atlas en leur faisant miroiter des grasses matinées d’ici à un éventuel quart de finale au lieu d’aller à l’école en cas d’élimination.
Car il n’y aura pas de place pour tout le monde au très haut niveau. Dès lors, avoir un diplôme ou apprendre un métier est beaucoup plus important que toutes les Coupes du monde.
Cela dit, on ne serait vraiment pas contre le fait qu’ils allient les deux.
Si, pour sûr, un emploi du temps chargé les attend dans leurs établissements scolaires respectifs en vue de rattraper les cours manqués, l’indécision qui accompagne cette affiche rend les choses encore plus excitantes.
Le trophée glané par le Maroc pendant la CAN U17 doit autant à la résilience de ses joueurs qu’à une supériorité technique sur l’adversaire.
Certes, le Maroc avait dominé la rencontre, comme en témoignent le nombre de tentatives (17 à 7) et de score xG (1,3 à 0,3).
Alors, six mois plus tard, doit-on s’attendre à une autre histoire ? Certes, chaque match s’écrit sur une nouvelle page blanche. Mais entre-temps, tout n’a pas changé du tout au tout non plus.
La moindre erreur risque d’être payée cash
Les effectifs sont globalement les mêmes. Malgré quelques variantes, le style de jeu des deux équipes n’a pas totalement changé non plus. Et la pression qui accompagnera les 22 acteurs sera au moins aussi importante.
Parce que dans ces matchs sur un fil, où le destin d’une équipe ou l’autre peut basculer à tout moment, la moindre erreur risque d’être payée cash. C’est d’ailleurs la première clé de cette rencontre.
A savoir, la capacité des deux équipes à commettre le moins d’impairs possible et surtout dans des zones de terrain peu dangereuses. Justement, pour en arriver là, les Aiglons ont quasiment tout bien fait.

Qualifié en tant que 2e du groupe L, le Mali a parfaitement entamé sa compétition face à la Nouvelle-Zélande (3-0) avant d’assurer sa qualification pour le second tour en venant à bout de l’Arabie saoudite (2-1).
Entre-temps, les protégés d’Adama Diallo avaient subi la loi de l’Autriche, encaissant une cuisante défaite (0-3), pleine d’enseignement pour l’équipe nationale, à l’instar de la qualification acquise devant la Zambie (3-1), en seizième.
Pour faire simple, la rencontre est susceptible de se jouer sur la faculté du Maroc à :
- Endiguer la supériorité numérique du Mali au milieu de terrain ;
- Gérer au mieux les appels des attaquants adverses dans la profondeur ;
- Sauter la première ligne de pression avec du jeu long et être présent sur les deuxièmes ballons en faisant remonter le bloc.
Des combinaisons axiales à surveiller
S’agissant du premier point, dans le 4-2-3-1 déployé par les Maliens, les attaquants excentrés rentrent souvent à l’intérieur du jeu pour servir de relais et permettre des combinaisons axiales.
C’est extrêmement efficace si le Maroc ne réussit pas à fermer les lignes de passes et à orienter le jeu sur les côtés.

L’autre situation de jeu à prendre en considération afin de mieux apprécier le rapport de force entre les deux équipes réside dans les déplacements assez justes d’Abel Salim Nyirongo notamment.

Toujours en mouvement et assez insaisissable, cet avant-centre risque de donner du fil à retordre à la charnière axiale marocaine.
Cette dernière doit non seulement éviter qu’il n’y ait trop d’espace entre les joueurs qui la composent, mais aussi communiquer afin d’éviter des situations où l’un remonte pour jouer le hors-jeu tandis que l’autre recule car l’adversaire n’est pas cadré.
Ce genre de mésentente est assez courant, même en Ligue des champions. Il faudra donc y faire très attention. Offensivement, le Maroc peut compter sur la vitesse de ses joueurs face à des défenseurs maliens assez lents.
En outre, l’équipe nationale aura des possibilités s’il décide de jouer long pour sauter la première ligne de pression du Mali.


Et pour cause, les Aiglons ont tendance à prendre trop de risques en pressant haut, ce qui les met en grand danger s’ils perdent le premier duel aérien et le deuxième ballon.
Mais pour ce faire, l’équipe nationale doit absolument faire monter tout son bloc pour être présente à la retombée.
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