CAN U17. Le Maroc sacré champion d’Afrique
Les Lionceaux de l’Atlas ont écrit une page dorée dans le livre d’histoire du football marocain, en décrochant une inédite Coupe d’Afrique des nations U17, après avoir battu aux tirs au but, le Mali, ce samedi 19 avril. Chouaib Bellaarouch a encore une fois été grand.
On s’y attendait, et ils l’ont fait. Les Lionceaux de l’Atlas ont réussi leur pari de glaner une première Coupe d’Afrique des nations dans la catégorie U17, en disposant du Mali, ce samedi 19 avril. Une réussite que les Lions de l’Atlas doivent en particulier à Chouaib Bellaarouch, auteur de deux arrêts lors de la séance des pénalties, conclue par une magistrale panenka de Iliass Belmokhtar.
Mais rien n’a été simple dans la quête de ce titre continental. Il faut dire que, dans cette finale tendue à souhait, les occasions furent aussi rares que les espaces dans les défenses. Et pour cause : sur le terrain comme derrière l’écran, difficile de ne pas ressentir la tension qui régnait sur la pelouse du stade El Bachir de Mohammedia.
Malgré l’insouciance propre à la jeunesse, l’enjeu et la pression d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations U17 n’a laissé aucun des 22 acteurs indifférent. En témoignent les pertes de balle répétées en début de match, des deux côtés, provoquées par une touche de trop, un contrôle trop long ou une conduite de balle approximative.
En place défensivement autour d’un bloc médian, les Marocains ont misé sur la capacité de Abdellah Ouazane à se projeter balle au pied et à casser les lignes. En trouvant régulièrement l’espace entre le milieu de terrain et la défense malienne, il a été le détonateur des offensives des Lionceaux de l’Atlas.
À l’image de cette action à la 5e minute, où le joueur de l’Ajax Amsterdam a parfaitement servi Belmokhtar à l’angle droit de la surface malienne. Mais le jeune attaquant à la chevelure abondante n’a pas mis assez de puissance dans sa frappe pour inquiéter le gardien. Son alter ego capillaire, Zakari El Khalfioui, a abattu un travail colossal au milieu de terrain, avec ou sans ballon. Avec une constante : dès qu’il récupérait le cuir, il cherchait systématiquement à jouer vers l’avant.
Chouaib Bellaarouch a également brillé par séquences. Le portier marocain a parfaitement repoussé une frappe des 25 mètres. Dans la continuité, la contre-attaque marocaine s’est conclue par une tête trop enlevée de Ziyad Baha, sur un centre de Iliass Belmokhtar. Rebelote à la demi-heure de jeu : après une transition éclair, l’attaquant marocain a vu son tir frôler le montant gauche de Lamine Sinaba.
Dans la foulée, Abdellah Ouazane, encore lui, a été l’auteur d’un centre précis après un débordement côté droit, mais El Aoud butait sur le gardien malien. Juste avant la pause, Chouaib Bellaarouch a une nouvelle réalisé une parade décisive pour éviter à son équipe de se retrouver menée au score. Un arrêt salvateur qui a redonné confiance à ses coéquipiers, proches d’ouvrir le score dans la foulée grâce à Ziyad Baha. Mais Lamine Sinaba veillait au grain.
Comme endormis au retour des vestiaires, les Marocains ont manqué d’intensité défensive, allant jusqu’à offrir une occasion en or aux Maliens. Mais le portier de l’Académie Mohammed VI s’est encore magnifiquement interposé sur la demi-volée de Seydou Dembélé (50’). A l’instar de la première mi-temps, les Marocains ont doucement mais sûrement resserré leur étreinte sur la défense adverse en se montrant de plus en plus dangereux à partir de l’heure de jeu. Notamment sur une tentative d'Ahmed Mouhoub qui a frôlé les cages de Sinaba.
En revanche, le gardien malien n’a pas été déterminant lors de la séance de pénalties, à l’inverse de Chouaib Bellaarouch, homme du match et sans doute MVP du tournoi. Une compétition qui viendra orner la salle des trophées du football marocain, en attendant la Coupe d’Afrique des nations des A, en décembre prochain.
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