Sahara/Conseil de sécurité : un tournant historique à portée de main
Les signaux diplomatiques s’alignent vers une issue politique fondée sur le compromis. Le plan d’autonomie proposé par le Maroc apparaît plus que jamais comme la seule voie réaliste pour sortir d’un conflit figé depuis un demi-siècle.
Ce mois d'octobre 2025 restera-t-il dans les annales comme le mois où un tournant majeur a été pris pour la reconnaissance de la marocanité du Sahara ? C'est, en tous les cas, ce que les Marocains espèrent. Tous les signaux objectifs montrent qu'un tel tournant est possible.
L'agenda du Conseil de sécurité en ce mois prévoit :
- Le 1ᵉʳ octobre : un rapport de la Minurso concernant la situation sur le terrain pendant les 12 mois écoulés.
- Le 8 octobre : TCC meeting Minurso. TCC meeting est une terminologie propre au Conseil de sécurité. Il s'agit de réunions tenues entre les membres du Conseil de sécurité et les États qui fournissent des contingents militaires ou policiers aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, en l'occurrence, la Minurso. C'est une réunion indispensable avant le renouvellement du mandat de la Mission, qui arrive à échéance ce 31 octobre.
- Le 10 octobre : consultations à huis clos au sein du Conseil de sécurité.
- Le 30 octobre : réunion publique en vue de l'adoption de la nouvelle résolution.
Lors de ce mois, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a transmis son rapport annuel aux membres du Conseil. La seule nouveauté qui figure dans ce rapport est la mention de la nouvelle route Amgala-Bir Omgrein en Mauritanie construite par le Maroc. Il signale que cette route qui vient d'être achevée traverse le mur de sable.
Depuis quelques années, les résolutions du Conseil de sécurité se ressemblent. L'une des rares mentions qui se répètent d'une année à l'autre est la nécessité d'une "solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis".
En réalité, la dynamique du Conseil se trouve dans une impasse. En 2019, les deux tables rondes organisées par l'envoyé personnel du secrétaire général avaient permis les derniers progrès. Ces tables rondes avaient vu la participation de l'Algérie. Cette dernière a par la suite refusé d'y prendre part.
Ensuite, il y a eu une rupture du cessez-le-feu par le polisario.
Tandis que, de réunion en réunion, le Conseil de sécurité constatait l'impasse, la dynamique internationale de reconnaissance de la souveraineté marocaine s'accélérait : trois membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, France, Royaume-Uni), plusieurs pays européens dont l'Espagne, une majorité des pays africains... Selon un recensement de Médias24, au moins 120 pays membres des Nations unies ont adopté des positions favorables à la souveraineté marocaine.
Tous les indicateurs vont désormais dans le même sens : en finir avec l'option d'organiser un referendum et reconnaître, à travers l'instance onusienne, le plan marocain d'autonomie, comme seule voie pour parvenir à une paix définitive et durable. En d'autres termes, entamer les discussions autour du contenu détaillé du plan marocain, dont seules les grandes lignes ont été publiées jusqu'à présent.
Les décisions de puissances comme les États-Unis ou la France, consistant à reconnaître et à encourager les investissements de leurs ressortissants dans le Sahara marocain, vont dans le même sens.
L'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine serait alors la solution d'avenir et ouvrirait une nouvelle séquence, un tournant majeur pour cette question artificiellement déclenchée par l'Algérie, il y a cinquante ans.
Le Conseil a une chance historique de tourner une page et d'engager la région vers la paix.
à lire aussi
Article : CARE Maroc : dans 99 douars d’Al Haouz, 3.300 femmes formées à l’épargne et au leadership
Déployé à Touama, Asni, Tahanaout, Aït Ourir et Amezmiz après le Covid, la sécheresse et le séisme, le programme a permis de créer 176 groupes villageois, d’accompagner 824 microentreprises et de soutenir 40 coopératives féminines, avec plus de 10 MDH mobilisés.
Article : Capital-investissement : l’IFC envisage d’investir 15 millions de dollars dans IMG Fund I
Géré par IMG Capital, le véhicule vise une taille finale de 1,5 MMDH et doit financer 7 à 10 entreprises marocaines de taille intermédiaire, avec des tickets de 60 à 200 MDH, notamment dans la santé, les infrastructures numériques, les services financiers, l’éducation et les biens de grande consommation.
Article : Cosmétiques de luxe : comment trois importateurs verrouillent l'accès au marché marocain
Fondatrice des Drugstores du Maroc, Wafaa Ghiati est à l'origine de la saisine qui a conduit le Conseil de la concurrence à ouvrir une procédure sur le marché des parfums et cosmétiques de luxe. Refus de vente, critères opaques, alignement imposé des prix... elle détaille les pratiques qui ont bloqué l'accès de son enseigne à plusieurs marques pendant trois ans.
Article : Engrais : le Kazakhstan veut renforcer son partenariat avec OCP autour du soufre
À Casablanca, l’ambassadrice Saulekul Sailaukyzy a rencontré Faris Derrij, patron d’OCP Nutricorps, pour ouvrir une nouvelle séquence industrielle entre les deux pays. En toile de fond, les flux kazakhs de matière première, devenus stratégiques pour l’approvisionnement du groupe marocain, et l’ambition d’élargir une relation encore peu visible entre l’Asie centrale et l’Afrique du Nord.
Article : Création d'entreprises : près de 35.000 nouvelles immatriculations au Maroc à fin avril 2026
Le Maroc a enregistré la création de 34.954 entreprises au cours des quatre premiers mois de 2026, dont 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques, selon l'OMPIC. Les SARL à associé unique dominent les nouvelles immatriculations avec 65,6% des créations, tandis que la région de Casablanca-Settat concentre 39,1% des entreprises personnes morales.
Article : Revolut au Maroc : Jouahri explique pourquoi le dossier n'avance pas
Aucune demande d'agrément n'a été déposée par Revolut auprès de Bank Al-Maghrib, a indiqué Abdellatif Jouahri. Le wali explique que la Banque centrale est actuellement mobilisée par plusieurs chantiers réglementaires et institutionnels. Dans ce contexte, la fintech britannique a adressé à Médias24 un commentaire en réaction aux déclarations du gouverneur.