Coupe du monde U20. Défaite du Maroc face au Mexique (0-1)
Largement remaniée, l’équipe nationale s’est inclinée contre le Mexique (1-0), ce samedi 4 octobre à Valparaíso, au Chili, lors de la 3e journée du groupe C. Un résultat qui permet à El Tri d’accompagner le Maroc en huitièmes de finale de la Coupe du monde U20.
Au fond, s’il fallait que le Maroc perde un match dans cette Coupe du monde U20, il valait mieux que ce soit celui contre le Mexique (0-1), ce samedi 4 octobre, pour le compte de la dernière journée du groupe C.
Une victoire aurait sans doute fait du bien au moral. Mais cette défaite ne lui fera pas de mal non plus. En quelque sorte, elle tombe à point nommé, juste avant le huitième de finale prévu le vendredi 10 octobre.
Dans l'autre rencontre, le Brésil a hypothéqué toutes ses chances de qualification en perdant face à l’Espagne (0-1).
Le sélectionneur marocain a largement modifié son onze de départ en lançant neuf nouveaux joueurs, dont le portier de l’Olympique de Marseille, Ibrahim Gomiz. Ali Maamar et Saad El Haddad ont été les seuls joueurs reconduits.
📝 تشكيلة منتخبنا الوطني أمام المكسيك
𝐒𝐭𝐚𝐫𝐭𝐢𝐧𝐠 𝐗𝐈 for the match against Mexico #DimaMaghrib 🇲🇦 pic.twitter.com/Hj8kPM8dxr
— Équipe du Maroc (@EnMaroc) October 4, 2025
Si l’animation défensive et offensive était la même, on sentait un manque de fluidité et de vitesse dans la circulation du ballon. Mais cela n’a pas empêché le décalage de Ilias Boumassaoudi, dont la tentative des 20m a mis à contribution Emmanuel Ochoa, le gardien mexicain (5’).
Dans la foulée, Taha Majni a placé une tête à la réception d’un coup franc parfaitement botté (6’), passée à quelques centimètres des cages adverses. Deux avertissements sans frais pour le Mexique, dont le jeu se mettait en place petit à petit.
El Tri a eu deux situations peu dangereuses dans le premier quart d’heure. Elles ont mis en évidence la capacité de leurs défenseurs centraux à casser les lignes par la passe afin de créer des décalages et trouver des relais dans le cœur du jeu.
Sauf qu'à chaque fois, le Mexique butait sur la digue défensive de l’EN. À l’image de ce tir de Gilberto Mora contré in extremis par Taha Majni (27’).

Un match joué sur un faux rythme
L’interruption de la rencontre pendant plusieurs minutes, en raison d’un choc tête contre tête, a fait plus de mal que de bien au rythme d’une première mi-temps qui était loin d’être endiablée.
L’entame de la seconde était du même acabit jusqu’au penalty concédé par Anas Tajouart et transformé par Guillermo Mora (51’).
Piqués au vif, les Lionceaux de l’Atlas ont montré davantage d’entrain et d’application. Les rentrées conjuguées de Gessime Yassine, Yassir Zabiri et Othmane Maama ont rapidement mis sous pression la défense mexicaine. L’avant-centre de l’EN était à d'ailleurs à deux doigts d’égaliser sur un tir en pivot dévié.
Mais ce regain de forme s’est dilué à mesure que les minutes s’égrenaient, sous l’effet de la malice et la gestion des Mexicains, dont le principal objectif était de ne surtout pas laisser les attaquants marocains prendre de la vitesse.

Toutefois, la responsabilité de cette défaite n’incombe certainement pas aux joueurs offensifs. C’est plutôt un revers à mettre sur le compte du turnover opéré par Mohamed Ouahbi et de la naturelle décompression psychologique consécutive à la qualification.
En vrai, le sélectionneur national est sorti victorieux de cette défaite. D’un côté, il a accordé un repos bien mérité à ses titulaires. Et de l’autre, il a offert du temps de jeu à un banc de touche dont l’implication est essentielle dans une aventure au long cours.
Et puis, on aura au moins aperçu le talent de Taha Majni, Ilyass Mahsoub et Anas Tajouart notamment. Si ces derniers ont sans doute gagné des points dans l’esprit du sélectionneur, d’autres en ont sans doute perdu.
À l’instar de Mohamed Hamouni et Bahraoui, qui ont eu trop peu d’influence sur le jeu de leur équipe. Idem pour Saad El Haddad, dont la place de titulaire indiscutable est quand même discutable.
Certes, il est combatif et discipliné tactiquement. Mais on attend forcément plus d’un meneur de jeu qui disparaît beaucoup trop de fois dans une même rencontre. Espérons qu’ils nous fassent mentir, vendredi 10 octobre, en huitièmes de finale.

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