Levée de l’interdiction de l’abattage des femelles ovines et caprines
Instaurée pour préserver et reconstituer le cheptel, l’interdiction générale d’abattage des femelles ovines et caprines est désormais levée. Elle ne s’applique plus qu’aux femelles en état de gestation apparente.
Dans une nouvelle décision ministérielle datée du 24 septembre, le ministère de l'Agriculture annule la décision du 19 mars 2025 relative à l’interdiction de l’abattage des femelles ovines et caprines. Désormais, cette interdiction n'est maintenue que pour les femelles en état de gestation apparente.
En mars dernier, le ministère de tutelle avait instauré une interdiction de l’abattage des femelles afin de préserver et de reconstituer le cheptel national. Prévue initialement jusqu’à fin mars 2026, cette mesure visait à mieux maîtriser l’évolution de la structure du cheptel et à encadrer les dispositifs de repeuplement.
Elle faisait suite à une baisse importante des effectifs : le cheptel ovin et caprin ayant reculé de 38% par rapport à 2016, sous l’effet conjugué de la cherté des aliments du bétail et de la hausse des prix sur les marchés. Face à ces difficultés, plusieurs éleveurs avaient réduit leurs troupeaux en abattant des femelles reproductrices, mettant en péril la pérennité de l’élevage.
Les derniers résultats du recensement national du cheptel, réalisé entre le 26 juin et le 11 août 2025, font état d’un total de 32,8 millions de têtes, comprenant :
- 23,15 millions d’ovins, dont 16,34 millions de femelles ;
- 7,47 millions de caprins, dont 5,29 millions de femelles.
Le recensement a également enregistré 9,4 millions de naissances. Le noyau reproductif constitué des femelles de plus d’un an est estimé à 14 millions de femelles de plus d’un an.
Autre facteur déterminant : l’annulation du sacrifice de Aïd al-Adha en 2025, qui a permis de préserver 3 millions de femelles destinées à la reproduction et 3,5 millions de mâles orientés vers l’approvisionnement du marché en viande.
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