Sidi Maârouf et Aïn Harrouda : les points noirs de Casablanca franchissent les 80% de travaux
Devenus des points noirs de la circulation, les nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda atteignent respectivement 86% et 79% d’avancement. Ces chantiers visent à fluidifier la circulation aux entrées sud et nord de Casablanca, à quelques mois de la CAN 2025.
Devenus des points noirs de la circulation, les nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda sont au cœur des bouchons quotidiens à Casablanca. Aux heures de pointe, le temps d’attente peut dépasser une heure au niveau de Aïn Harrouda, axe saturé reliant Rabat à Casablanca. À Sidi Maârouf, au sud de la ville, les entrecroisements actuels transforment le carrefour en véritable goulot d’étranglement.
Les chantiers de réaménagement ont cependant déjà atteint 86% d’avancement pour Sidi Maârouf et 79% pour Aïn Harrouda, selon les dernières données de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM).
Ces projets, financés conjointement par l’État, ADM et la région Casablanca-Settat, visent à fluidifier le trafic, à sécuriser les déplacements et à réduire les embouteillages chroniques auxquels font face chaque jour des centaines de milliers d’automobilistes. À quelques mois de la CAN 2025, les travaux s’accélèrent pour préparer le réseau autoroutier à l’afflux attendu de visiteurs et aux défis de circulation liés à l’événement.
Sidi Maârouf : un carrefour à trois étages, inédit au Maroc
Au sud de la capitale économique, le nœud de Sidi Maârouf constitue un point de passage incontournable pour les automobilistes reliant l’autoroute de contournement de Casablanca à l’axe Casablanca-Berrechid. Avec une circulation qui ne cesse de croître, il est aujourd’hui en cours de transformation en un carrefour hybride à trois niveaux, une première au Maroc.

La conception combine deux modèles, le "trèfle" et la "turbine", afin de supprimer les entrecroisements, cause principale des ralentissements, et d’augmenter la capacité de la bifurcation. Les travaux, financés à hauteur de 500 millions de DH, portent sur plusieurs volets :
- la construction de 8 ouvrages d’art ;
- la mise à 2x5 voies de l’autoroute de contournement et de l’autoroute Casablanca-Berrechid de part et d’autre du nœud ;
- la réalisation de nouvelles bretelles pour redistribuer le flux de manière fluide.
Avec un taux d’avancement de 86%, ce projet devrait être achevé dans le délai contractuel de 22 mois à compter d’octobre 2024. À terme, il permettra de transformer l’une des entrées sud de Casablanca en un espace autoroutier plus sûr et plus fluide, capable d’absorber la forte croissance du trafic de la métropole.

Aïn Harrouda : désengorger l’axe Rabat-Casablanca
Au nord de Casablanca, le chantier du nœud de Aïn Harrouda cible l’une des sections les plus saturées du réseau national : le tronçon reliant l’échangeur de Mohammédia Ouest à la bifurcation de Aïn Harrouda, avec un trafic qui atteint 120.000 véhicules par jour.
Cet axe joue un rôle double : il assure le transit Nord-Sud tout en servant de pénétrante vers Casablanca et de desserte pour l’agglomération de Mohammédia et sa zone industrielle. Pour répondre à cette pression, le projet prévoit :
- la construction de 12 ouvrages d’art ;
- la création de nouvelles voies pouvant aller jusqu’à 8 par sens ;
- la réalisation d’un carrefour surélevé au niveau du giratoire de la zone industrielle de Mohammédia ;
- une nouvelle connexion entre l’autoroute urbaine et le contournement de Casablanca pour fluidifier les flux venant du centre-ville vers le Sud.
Doté d’un budget de 750 millions de DH, le chantier a atteint 79% d’avancement.
Tit Mellil-Berrechid, Aïn Harrouda et Sidi Maârouf : trois chantiers autoroutiers majeurs en images
À découvrir
à lire aussi
Article : Tunnel de l’Ourika. Pourquoi ce projet à 10 milliards de DH peut changer le destin de tout le Sud-Est du Royaume
Reliant Marrakech à Ouarzazate, le tunnel de l’Ourika figure parmi les projets d’infrastructure les plus stratégiques du Maroc contemporain. Mais malgré les nombreuses relances, aucun calendrier de réalisation clair n’a encore vu le jour, alors que les études de faisabilité restent suspendues au creusement d’une galerie de reconnaissance. Le point sur un chantier à 10 milliards de DH, au croisement d’enjeux techniques, économiques et territoriaux.
Article : Le Maroc en retard sur le Nouveau Modèle de développement, la trajectoire actuelle est insuffisante (BM)
Cinq ans après le lancement du Nouveau Modèle de développement (NMD), le Maroc avance, mais pas encore au rythme requis. Les réformes engagées améliorent la trajectoire, sans suffire à atteindre les objectifs fixés pour 2035. Pour rattraper cette échéance, le pays doit combiner des marchés plus efficaces, des entreprises plus dynamiques et un investissement public mieux ciblé. Il doit aussi mieux intégrer les femmes et les jeunes au marché du travail.
Article : Un droit de réponse de Setrat à Médias24
À la suite de notre article du 2 avril 2026 sur le redressement judiciaire de Setrat, la société nous a adressé un droit de réponse que nous publions ci-dessous.
Article : Élection CGEM. Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri dévoilent leur programme avant l'AG élective du 14 mai 2026
À quelques jours de l'assemblée générale élective, les deux candidats à la présidence et à la vice-présidence générale de la CGEM ont présenté un programme articulé autour de l'environnement des affaires, de la souveraineté productive, de l'innovation, du rayonnement international et des synergies internes. Ils portent l'ambition de faire passer la Confédération d'un rôle de plaidoyer à celui de la réalisation et de l'impact.
Article : Coupe du monde 2026. Soufiane Benjdida, un sacré candidat
Meilleur buteur de la Botola Pro, l’attaquant du Maghreb Association Sportive de Fès est impliqué dans plus de la moitié des réalisations de son équipe. Grâce à un ratio qui frise le but par match, l’attaquant met toutes les chances de son côté afin de participer au Mondial 2026. D’autant que ses concurrents ne sont pas dans la forme de leur vie.
Article : Élections 2026 : la FGD et le PSU feront front commun
Réunis séparément le dimanche 10 mai à Casablanca et à Mohammédia, les deux conseils nationaux ont validé des candidatures communes et une répartition des circonscriptions, quatre ans après les divisions de 2021.