Financement de start-up : ce que dit le classement mensuel de la région MENA
Le Maroc s'impose sur la carte du capital-risque au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA). Grâce à une seule opération de grande envergure, le Royaume décroche la 4e place du classement régional des pays ayant levé le plus de fonds en juillet, d'après le rapport mensuel de Wamda et Digital Digest.
Le rapport mensuel de Wamda et Digital Digest souligne le dynamisme notable du Maroc dans le financement de start-up en juillet. Cette performance est portée par la start-up marocaine Ora Technologies qui a réalisé une levée de fonds en série A d'un montant record de 7,5 millions de dollars, entièrement apportés par un consortium d'investisseurs locaux dirigé par Azur Innovation Fund.
Fondée par Omar Alami, Ora Technologies est une start-up marocaine spécialisée dans le segment du "dernier kilomètre". Elle propose deux produits principaux : Kooul, une application de livraison de repas, et Ora Cash, un portefeuille mobile destiné à faciliter les paiements et à promouvoir l’inclusion financière.
La région MENA a connu un mois de juillet remarquable, marqué par des mouvements significatifs. L’Arabie saoudite est en tête du classement, avec 396,5 millions de dollars, suivie des Émirats arabes unis (359 millions de dollars). L’Irak surprend à la troisième place grâce à un unique accord de 15 millions de dollars pour InstaBank. Autrefois une habituée du top 3, l’Égypte se retrouve en cinquième position avec seulement 4 millions de dollars levés par sept start-up, cédant la quatrième place au Maroc, porté par la levée de fonds de 7,5 millions de dollars d’Ora Technologies.
Relativisons toutefois la 4ᵉ place marocaine : hormis les Émirats et l'Arabie saoudite, tous les autres pays arabes ne font l'objet que de montants modestes.
à lire aussi
Article : Santé : le Maroc lance sa campagne contre les envenimations, après plus de 20.000 piqûres de scorpion en 2025
Organisée jusqu’au 3 juillet à El Kelâa des Sraghna, l’opération cible les zones rurales, les professionnels de santé et les gestes de prévention. En 2025, ces accidents ont causé 27 décès liés aux scorpions et 18 aux serpents, avec Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma parmi les régions les plus exposées.
Article : Le chinois Xingye prend le contrôle total de la mine d'Achmmach et renforce son pari sur l’étain marocain
Après Atlantic Tin, le groupe rachète aux japonais Toyota Tsusho et Nittetsu Mining les 25% restants d’Atlas Tin SAS pour 23,11 millions de dollars. Avec une licence valable jusqu’en 2032 et des ressources estimées à 27,3 millions de tonnes, Achmmach entre dans la dernière ligne droite avant sa mise en chantier.
Article : Centres d’appels : l’espagnol ABAI s’offre les activités EMEA d’Atento et met la main sur un actif stratégique au Maroc
Un nouveau nom espagnol arrive dans les centres d’appel au Maroc. En reprenant la plateforme locale d’Atento, ABAI s’inscrit dans une opération internationale qui redessine le BPO hispanophone et confirme le rôle du Royaume dans le nearshore.
Article : Affaire Dimagaz : l’ultime bataille de Crédit Agricole contre l’ex-distributeur de gaz, plus de 300 millions de DH en jeu
Après deux ans de procédure et une première expertise défavorable à la banque, le tribunal de commerce de Casablanca examine ce mercredi 1er juillet une contre-expertise bancaire décisive. De son issue dépend la fixation de la créance réclamée à Dimagaz, dans un dossier dont le passif bancaire total approche les deux milliards de dirhams.
Article : Mondial 2026 : Ronald Koeman quitte la sélection néerlandaise après l'élimination face au Maroc
Le coach Ronald Koeman a annoncé son départ de la tête de la sélection néerlandaise au lendemain de la défaite des Oranje contre le Maroc en seizièmes de finale du Mondial 2026. Le technicien néerlandais dit quitter ses fonctions avec "des sentiments mitigés".
Article : Dépenses militaires : la dérive budgétaire d'Alger face à la stratégie d'efficience du Maroc
Selon les données du SIPRI, l’Algérie a porté son effort de défense à 25,4 milliards de dollars en 2025, contre 6,3 milliards pour le Royaume. Un écart de quatre à un qui, au-delà des volumes engagés, interroge le rendement réel des choix du voisin de l'Est et met en relief l’approche plus contenue suivie par Rabat.