Industrie cinématographique : les nouveautés apportées par les décrets d'application de la loi 18-23
Le Conseil de gouvernement a adopté quatre projets de décret relatifs à la loi 18-23 portant sur le Registre national du cinéma, l’activité de production, la distribution des films, les visas de projection, l’exploitation des salles, le label "Studio" et la carte professionnelle, que nous détaille une source fiable.
"Les décrets relatifs à la loi n° 18.23 introduisent des nouveautés qui concernent les autorisations d’exercice de l’activité de production cinématographique, le tournage d’un film, la distribution, l’importation ou l’exportation d’un film à des fins commerciales, l’exploitation d’une salle de cinéma, la création d'un label "Studio" et d’une carte professionnelle", nous indique une source proche du CCM avant de révéler le contenu de ces décrets adoptés ce jeudi 24 juillet en Conseil de gouvernement.
Un registre national pour les productions cinématographiques
Désormais, le CCM sera chargé de gérer un Registre national du cinéma, centralisant les informations relatives à la production, la distribution et l'exploitation des films, dans lequel seront consignés tous les contrats conclus par les sociétés de production avec les scénaristes et réalisateurs pour une meilleure traçabilité des productions cinématographiques.
Cette inscription sera annulée d'office si le film n'est pas importé dans un délai de douze mois à compter du dépôt du contrat d'acquisition des droits d'exploitation.
Les conditions pour devenir producteur
L’exercice de l’activité de production cinématographique pour les entreprises nationales et étrangères passera par l’obtention d’accréditations qui seront également délivrées par le CCM.
Ces agréments seront conditionnés par la création d’une société anonyme (SA) ou d’une société à responsabilité limitée (SARL) avec un capital social minimum, ainsi que par la présentation des copies des films réalisés (un long métrage ou trois courts métrages), d'un budget détaillé de chaque production et des contrats avec les équipes technico-artistiques.
Instauration de deux visas d’exploitation
Si la distribution, l'importation et l'exportation de films à des fins commerciales nécessitent toujours une autorisation préalable du CCM, deux types de visas sont désormais nécessaires pour les projeter après examen des demandes déposées auprès d'une commission dédiée au sein du CCM.
Un visa d’exploitation commerciale est obligatoire pour la projection des films en salle, et un visa culturel est requis pour les projections dans le cadre de festivals ou d’activités culturelles.
Un label "Studio" et une carte professionnelle pour structurer le secteur
La réforme du CCM a également instauré un label "Studio" qui vise à structurer cette industrie en reconnaissant officiellement les studios de tournage et d'enregistrement audiovisuel qui répondent à des normes spécifiques.
Délivré par le CCM, ce label d’excellence atteste que le studio respecte les normes et critères définis par un texte réglementaire, garantissant ainsi la qualité des infrastructures et des services proposés.
L’objectif étant de professionnaliser le secteur, de développer l’attractivité du Maroc pour les productions étrangères et, enfin, de faciliter l'accès des productions marocaines à des studios certifiés.
En dernier lieu, une carte professionnelle sera délivrée aux techniciens marocains qui remplissent les conditions de formation ou d'expérience reconnue dans les métiers du cinéma.
Et de conclure que l’adoption de ces réformes en Conseil de gouvernement a pour vocation de moderniser et de dynamiser à moyen terme l'industrie cinématographique marocaine.
à lire aussi
Article : À Rabat, Bryan Adams écrit la première page musicale du Théâtre royal
Les "happy few" qui étaient présents ce 5 mai 2026 au Théâtre royal n'oublieront pas cette soirée de sitôt. Dans un élan de nostalgie et de pureté acoustique, l’icône du rock canadien Bryan Adams a inauguré la scène du majestueux édifice de Rabat, offrant un baptême du feu mémorable à ce nouvel écrin architectural.
Article : Où en sont les grands chantiers publics ? Le ministère de l’Équipement lance un observatoire pour le suivi en temps réel
Pour la première fois au Maroc, un ministère ouvre intégralement au public le suivi de ses chantiers. L'Observatoire de l'Équipement et de l'Eau, mis en ligne ce mercredi 6 mai 2026, fonctionne comme une banque de projets actualisée en continu, donnant accès aux 6.243 projets du département à travers une plateforme web et une application mobile. L’observatoire se veut un instrument de transparence et de reddition des comptes envers le citoyen.
Article : Dakhla : l’ambassadeur américain met en avant les opportunités économiques du Sahara marocain
Lors de sa première visite dans la région, Duke Buchan a été reçu par le wali de Dakhla-Oued Eddahab, Ali Khalil, et a souligné l’intérêt des États-Unis pour les perspectives ouvertes par le port en eau profonde en construction.
Article : WAC. Chronique d’une crise sans fin
En difficulté depuis plusieurs semaines, les Rouges et Blancs s’enfoncent dans une spirale négative sur le plan sportif, incapables de retrouver de la constance dans les résultats comme dans le contenu. À cette situation déjà préoccupante s’ajoute désormais une nouvelle crise en coulisses, symbole d’un climat de tension devenu récurrent au sein du club.
Article : Marchés de gros de Casablanca : la tomate poursuit sa baisse, la viande rouge repart à la hausse
DATA. Les données de la SDL Casa Prestations au 6 mai 2026 font ressortir des tendances contrastées sur les marchés de gros de Casablanca.
Article : La vague de démolitions au Maroc : ce qui se passe vraiment
À travers le Maroc, les démolitions se multiplient et alimentent un sentiment de désordre généralisé. Pourtant, derrière ces images virales, se dessine une stratégie structurée portée par plusieurs politiques publiques. Entre aménagement urbain, récupération du littoral et lutte contre l’habitat insalubre, ces opérations répondent à des logiques bien distinctes. Détails.