Ahmed Faras : hommages à une grande icône du football marocain et africain
La disparition d’Ahmed Faras, unique Ballon d’or marocain, a plongé le monde du football, ses proches et amis dans une grande tristesse. Il a été inhumé, jeudi 17 juillet, à Mohammedia.
Le jour de son décès, c’est le Souverain qui adresse un message de condoléances et de compassion à sa famille. Dans ce message, le Souverain dit avoir appris avec une grande émotion et une profonde affliction la nouvelle du décès de l’ancien international, feu Ahmed Faras, que Dieu l’agrée en sa sainte miséricorde.
En cette douloureuse circonstance, le Roi exprime à l’ensemble des membres de la famille de feu Ahmed Faras, à ses proches, aux amis du défunt et à ses admirateurs, et à travers eux, à la famille sportive nationale, en particulier au club de Chabab Mohammedia de football, ses vives condoléances et sa sincère compassion suite à la disparition de l'une des grandes étoiles du football marocain et son meilleur buteur international, qui a contribué, grâce à son talent exceptionnel, au rayonnement du football national sur les plans continental et international, dans les années 60 et 70 du siècle dernier.

Le Souverain dit partager les sentiments de tristesse de la famille du défunt suite à cette perte cruelle, la volonté divine étant imparable, tout en Se remémorant, avec considération, les nobles qualités humaines du défunt et son patriotisme sincère dans la défense des couleurs nationales, qui ont fait de lui un modèle à suivre pour les générations suivantes.
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Funérailles à Mohammedia
Les funérailles de l'ancien international marocain feu Ahmed Faras, décédé mercredi à l'âge de 78 ans des suites d'une longue maladie, ont eu lieu jeudi à Mohammedia. Après les prières d’Ad-Dohr et du Mort à la mosquée "Arridouane", la dépouille du défunt footballeur a été transférée à sa dernière demeure, où il a été inhumé, en présence du ministre de l'Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Mohamed Saad Berrada, du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, du gouverneur de la préfecture de Mohammedia, Adil El Maliki, ainsi que d'éminentes figures du sport national, de proches et de membres de la famille du défunt.

Les hommages d’Infantino et de Motsepe
Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino, a exprimé jeudi sa “profonde tristesse” en apprenant le décès d’Ahmed Faras, légende du football marocain et Ballon d’Or africain en 1975.
Dans un message publié sur son compte officiel Instagram, M. Infantino a salué la mémoire du meilleur buteur de l’histoire de la sélection marocaine et qui fut capitaine de l'équipe nationale ayant remporté la Coupe d’Afrique des nations en 1976.

“J'ai eu l'immense tristesse d'apprendre le décès du joueur marocain Ahmed Faras”, écrit le patron de la faîtière du football mondial.
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a exprimé jeudi ses sincères condoléances à la famille du regretté Ahmed Faras, un "leader exceptionnel, sur le terrain comme en dehors".
Après avoir exprimé ses sincères condoléances, ainsi que celles des 54 associations membres de la CAF, à la famille du regretté Ahmed Faras, à la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et à l’ensemble de la communauté du football marocain, M. Motsepe a souligné dans un message publié sur le site web de l'instance africaine que le défunt a été sacré joueur africain de l’année en 1975 et a mené le Maroc à un titre historique lors de la Coupe d’Afrique des nations CAF en 1976.
"Son influence sur le football au Maroc et sur le continent africain a jeté les bases du respect dont jouissent aujourd’hui les joueurs marocains et africains à l'échelle mondiale", soutient le président de la CAF.
"Nos pensées et nos prières accompagnent sa famille, ses anciens coéquipiers, la FRMF et son président, Fouzi Lekjaa, ainsi que le peuple marocain. Ahmed Faras restera à jamais dans nos cœurs et dans nos mémoires. Que son âme repose en paix", a-t-il encore indiqué.
L’adieu à une icône
Avec le décès de l’ancien international Ahmed Faras, mercredi à Mohammedia, le football marocain dit adieu à l’une de ses stars les plus remarquables, qui a fait l’histoire par ses performances sportives et marqué les esprits par ses qualités humaines.
Décédé à l’âge de 78 ans des suites d’une longue maladie, Faras évoquera toujours pour les Marocains les bons souvenirs de la Coupe d’Afrique des nations de football en 1976, remportée par les Lions de l’Atlas pour la première fois de leur histoire.
Premier Marocain à avoir glané le Ballon d’or africain, Faras était connu pour son pied gauche magique, sa bonne frappe de balle et son jeu de tête efficace, ce qui en faisait l'avant-centre le plus doué de sa génération et un goleador typique.
Grâce à ses qualités physiques, techniques et tactiques, il s'affirme au poste d'avant-centre pendant plus de deux décennies tant avec son club de cœur, le Chabab de Mohammédia, qu'avec l'équipe nationale.
Né en 1946 à Mohammedia, Faras a été sélectionné pour la première fois en espoirs en 1965, avant de rejoindre, l'année suivante, l'équipe nationale "A". Lors de sa carrière internationale, il participe notamment à la Coupe du monde de 1970 au Mexique et aux phases finales de la Coupe d'Afrique des nations en 1972, 1976 (remportée par le Maroc) et 1978. Il a également pris part à la phase finale des Jeux olympiques de Munich en 1972, avec à la clé une qualification au deuxième tour.

Au niveau national, Faras a fait les beaux jours du Chabab de Mohammedia de 1965 à 1982, avec notamment le titre de champion du Maroc en 1980 et la Coupe du Trône en 1972 et 1975.
Sur le plan individuel, Faras a été le meilleur buteur du championnat national avec seize buts inscrits en 1969 et 1973 et, surtout, vainqueur du Ballon d'Or africain en 1975, une consécration qui va lui octroyer une nouvelle dimension.
Grâce à son humilité et son parcours remarquable, Ahmed Faras a marqué les esprits et reste ancré dans l’imaginaire collectif comme le modèle de l’homme marocain courageux et généreux.

(Avec MAP)
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