img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Les principales projections du HCP pour 2025 et 2026

Dans son budget économique et exploratoire pour l’année 2026, le Haut-commissariat au Plan projette une croissance de 4,4% en 2025 et de 4% en 2026, portée par le redressement de l’activité agricole et la vigueur de la demande intérieure.

Les principales projections du HCP pour 2025 et 2026
Les principales projections du HCP pour 2025 et 2026
Par
Le 15 juillet 2025 à 11h45 | Modifié 16 juillet 2025 à 12h57

Le HCP a publié son budget économique et exploratoire pour l’année 2026. Ce budget économique exploratoire établit des perspectives économiques exploratoires avec l’hypothèse d’une politique budgétaire inchangée. Autrement dit, les actions de politiques économiques de la prochaine loi des finances n'y sont pas prises en considération dans l'établissement des perspectives exploratoires.

S’agissant du budget économique prévisionnel, il tient compte des actions et des mesures retenues dans la loi des Finances adoptée par le Parlement.

Ces précisions faites, voici les principaux indicateurs économiques présentés par le HCP pour 2025 et 2026 :

2025 2026
Croissance économique 4,4% 4%
Secteur agricole 4,7% 3,3%
Secteur non agricole 4,3% 4%
Déficit courant (en % du PIB) -1,8% -1,9%
Déficit budgétaire (en % du PIB) -3,6% -3,4%
Dette publique globale (en % du PIB) 79,2% 78,9%

Redressement de l’activité agricole et maintien de l’accroissement des activités non agricoles

Pour les années 2025 et 2026, le HCP prévoit un redressement de l’activité agricole. La valeur ajoutée agricole devrait se redresser de 4,7 % en 2025 après un recul de 4,8 % enregistré en 2024. En 2026, et sous l’hypothèse d’une production céréalière moyenne de la campagne agricole 2025/2026, le secteur agricole devrait évoluer de 3,3% profitant de la consolidation des autres cultures et de l’amélioration de l’activité de l’élevage.

Pour 2025, le HCP explique que "la campagne agricole 2024/2025 a été caractérisée par un démarrage prometteur, malgré des perturbations liées à des chocs thermiques enregistrés en novembre. Ce redressement a été renforcé par des précipitations abondantes durant les mois de mars et avril, contribuant à une nette amélioration des conditions de production agricole. Ainsi, la production céréalière, qui s’étend sur une superficie de près de 2,6 millions d’hectares, devrait atteindre 44 millions de quintaux (estimation du ministère de l'agriculture) , en hausse de 41 % par rapport à la campagne précédente".

"Les cultures printanières, réparties sur une superficie aux alentours de 158.000 hectares, devraient profiter des précipitations abondantes du début du printemps, lesquelles ont amélioré l’humidification des sols et renforcé l’alimentation des nappes phréatiques."

"L’activité de l’élevage devrait se conforter, soutenue par l’appel royal à s’abstenir du sacrifice, la disponibilité des pâturages ainsi que par le programme de soutien axé notamment sur la protection du capital animal, l’allègement des dettes des éleveurs et l’amélioration de la santé du cheptel."

En ce qui concerne les activités non agricoles, "elles devraient afficher une progression de 4,3 % en 2025 et de 4,0 % en 2026, soutenues principalement par la poursuite de la bonne performance du secteur du BTP et des activités industrielles, ainsi que par la bonne tenue des activités tertiaires", explique le HCP.

Demande intérieure, principal moteur de la croissance

Pour le Haut Commissariat au Plan, "la résilience des composantes de la demande intérieure devrait continuer à soutenir la dynamique économique en 2025 et 2026".

Elle devrait enregistrer une hausse de 5,4 % en 2025 et de 4,6 % en 2026. Elle devrait contribuer ainsi pour environ 5,8 points et 5 points à la croissance du PIB en 2025 et 2026 respectivement, traduisant le maintien de sa vigueur en tant que principal moteur de la croissance économique.

Cela se traduit par une consommation des ménages qui devrait enregistrer une croissance de 3,6% en 2025 et de 3,4 % en 2026, bénéfiaciant "de l’amélioration des revenus agricoles, de la revalorisation salariale actée dans le cadre du dialogue social, de l’atténuation des tensions inflationnistes, ainsi que de la poursuite des aides sociales directes".

L’augmentation prévue de la consommation des administrations publiques, estimée à 4,1 % en 2025 et à 3,7 % en 2026, engendrerait une progression de la consommation finale nationale avoisinant 3,7% en 2025 et 3,5 % en 2026.

Selon ses projections, le HCP avance qu'une évolution devrait contribuer à la croissance du PIB à hauteur de 2,9 points en 2025 et de 2,7 points en 2026, après une contribution de 3,1 points en 2024.

Par ailleurs, l’investissement devrait afficher une progression de 9,8 % en 2025 et de 7,2 % en 2026 après 10,9 % enregistrée en 2024, contribuant à la croissance économique de 3 points et 2,3 points respectivement en 2025 et 2026.

"Contribution négative de la demande extérieure à la croissance"

Sur la partie commerce extérieur, les projections du HCP sont plutôt pessimistes. "La persistance des incertitudes géopolitiques et le ralentissement prévu de la croissance économique de l’Union européenne devraient limiter l’expansion des exportations nationales. Parallèlement, la vigueur de la demande intérieure devrait stimuler la progression des importations, accentuant le déséquilibre de la balance commerciale".

En conséquence, le déficit commercial devrait ainsi connaître une aggravation, passant de 19,1 % en 2024 à 19,8 % du PIB en 2025, et 20,1 % en 2026.

Pour le HCP, "le déficit en ressources devrait s’établir aux alentours de 11 % du PIB en 2025 et 2026, soutenu par la performance du secteur touristique, qui devrait continuer de dynamiser les échanges des services. Dans ce contexte, et tenant compte d’un ralentissement du rythme d’évolution des transferts des MRE, le déficit du compte courant devrait se creuser atteignant 1,8 % du PIB en 2025 et 1,9 % en 2026".

Le déficit budgétaire : une projection autour de 3,6 % du PIB en 2025

En matière de finances publiques, le HCP projette la poursuite de la bonne tenue des recettes au moment où les dépenses devraient continuer de progresser pour répondre aux enjeux socioéconomiques.

Les recettes fiscales devraient continuer de s’accroître pour se stabiliser aux alentours de 19,3 % du PIB en 2025 et 19,4 % du PIB en 2026. S’agissant des recettes non fiscales, elles devraient également s’améliorer, tirant profit des revenus issus des entreprises et établissements publics ainsi que des recettes des mécanismes innovants de financement.

Du côté des dépenses, la tendance à la hausse devrait se confirmer, avec des dépenses globales de près de 27,8 % du PIB en 2025, et 27,3 % du PIB en 2026 après 26,7 % du PIB enregistré en 2024.

De ce fait, le déficit budgétaire devrait s’inscrire en allégement en s’établissant autour de 3,6 % du PIB en 2025 et près de 3,4 % en 2026.

Une dette du trésor autour de 67,1 % du PIB en 2025

Selon le HCP, la tendance baissière du déficit budgétaire combinée à la croissance significative du PIB nominal devrait se traduire par un allégement des agrégats de la dette.

La dette du Trésor devrait se stabiliser autour de 67,1 % du PIB en 2025 avant de reculer à près de 66,7 % du PIB en 2026.

La dette publique globale devrait s’atténuer en passant de 79,2 % du PIB en 2025 à près de 78,9 % du PIB en 2026.

Les principales projections du HCP pour 2025 et 2026

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 15 juillet 2025 à 11h45

à lire aussi

Automobile. Le Maroc premier exportateur africain et premier producteur de voitures particulières
ECONOMIE

Article : Automobile. Le Maroc premier exportateur africain et premier producteur de voitures particulières

Si l’Afrique du Sud reste le premier producteur automobile d’Afrique, le Maroc est devenu le premier exportateur automobile du continent et domine la production de voitures particulières. Au moment où Volkswagen cherche plus de visibilité en Afrique du Sud, le Royaume apparaît comme une alternative crédible. Sa force tient à sa proximité avec l’Europe, à sa logistique et à une chaîne industrielle déjà tournée vers l’export.

Aéroport Mohammed V : l'ONDA engage une refonte architecturale à 300 MDH
Infrastructure

Article : Aéroport Mohammed V : l'ONDA engage une refonte architecturale à 300 MDH

L’appel d’offres porte sur les études et le suivi d’un chantier destiné à donner une même identité aux terminaux T1, T2 et domestique, tout en repensant les parcours passagers, les accès, les façades et l’expérience d’accueil.

Désinformation : comment la machinerie hostile au Maroc a fabriqué “l’affaire Wassim”, jusqu'au sommet de l’État algérien
SOCIETE

Article : Désinformation : comment la machinerie hostile au Maroc a fabriqué “l’affaire Wassim”, jusqu'au sommet de l’État algérien

Comme lors de chaque grand rendez-vous sportif, les réseaux de propagande hostiles au Maroc redoublent d'activité. La dernière tentative en date, "l’affaire Wassim", a cherché à imputer à la communauté marocaine résidant aux États-Unis l'agression présumée d'un mineur algérien à Boston.

Énergie verte : les futurs câbles Maroc-France et le gazoduc H2 prennent place dans les plans européens
Energie

Article : Énergie verte : les futurs câbles Maroc-France et le gazoduc H2 prennent place dans les plans européens

Les projets énergétiques reliant le Maroc au continent européen se multiplient dans le Plan décennal de développement du réseau européen, version 2026. Portés par Xlinks, Fortescue ou encore Enagás, ils confirment le positionnement du Royaume comme futur fournisseur d'énergie verte de l'Europe.

Une fusion-absorption de l'Université internationale privée Averroès par LCI Africa Holding en projet
BUSINESS

Article : Une fusion-absorption de l'Université internationale privée Averroès par LCI Africa Holding en projet

Le Conseil de la concurrence a été saisi le 2 juillet de l’opération, qui rapprocherait l’établissement casablancais du groupe LCI Education, déjà présent au Maroc à travers HEM, Collège LaSalle International Maroc et Foncière L’AGORA pour l’Éducation.

À Tétouan, les juges constitutionnels veulent rendre l’État de droit plus visible
Quoi de neuf

Article : À Tétouan, les juges constitutionnels veulent rendre l’État de droit plus visible

Organisé avec la Commission de Venise, le colloque a réuni pendant deux jours des intervenants marocains et étrangers autour d’un enjeu central : l’indépendance des cours et leur capacité à dialoguer au-delà des frontières. Les travaux ont aussi été marqués par la présentation de la version révisée de la Liste des critères de l’État de droit.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité