La première réaction de Xlinks, après l'arrêt des négociations avec le gouvernement britannique
Xlinks se dit "extrêmement surprise et profondément déçue" par la décision du gouvernement britannique de renoncer à soutenir son projet de liaison électrique avec le Maroc. L’entreprise rappelle que le projet, reconnu d’importance nationale en 2023, ne nécessitait aucun financement public et permettait de réduire les prix de gros de l’électricité tout en renforçant la sécurité énergétique du Royaume-Uni.
Xlinks a confirmé la décision du département britannique de la Sécurité énergétique et de la neutralité carbone de ne plus considérer des négociations d'un contrat pour différence pour le projet de liaison électrique Maroc-Royaume-Uni.
Dans un communiqué publié ce jeudi 26 juin 2025, le président de Xlinks a réagi à cette décision du gouvernement britannique, qu'il juge surprenante, illogique et décevante pour plusieurs raisons.
"Nous sommes extrêmement surpris et profondément déçus que le gouvernement britannique choisisse de se détourner d’une opportunité de libérer la valeur considérable qu’un projet d’énergie renouvelable à grande échelle comme celui-ci pourrait apporter – notamment l’opportunité de faire baisser le prix de gros de l’électricité, actuellement l’un des plus élevés d’Europe", a déclaré Sir Dave Lewis.
"Nous avons développé ce projet pour concrétiser rapidement le potentiel de la production et de la connexion d'électricité à longue distance pour le Royaume-Uni et le Maroc – un potentiel qui a été reconnu par le Royaume-Uni en 2023, lorsque ledit projet a été désigné comme projet d'importance nationale", a souligné le président de Xlinks.
Cette décision britannique a été précédée hier d'une annonce stratégique du secrétaire d'État britannique Ed Miliband, qui promet de faire du Royaume-Uni un leader des énergies propres et de positionner Londres comme un centre mondial de la finance durable.
En marge de cet événement, Piers Forster, président par intérim du Comité sur le changement climatique, a déclaré : "De loin, la recommandation la plus importante que nous ayons pour le gouvernement est de réduire le coût de l'électricité, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises".
Or, le projet Xlinks présente plusieurs avantages socio-économiques qui rendent la décision incompréhensible pour l'entreprise.
"Le projet ne nécessite aucun investissement initial du gouvernement et propose un prix très compétitif. Il réduirait les prix de gros de l'électricité de plus de 9% dès sa première année ; apporterait 20 milliards de livres sterling de valeur socio-économique, dont une injection de 5 milliards de livres sterling dans les industries vertes du Royaume-Uni ; fournirait 8% des besoins en électricité du Royaume-Uni à un moment où la demande monte en flèche ; réduirait les émissions de CO2 du secteur de l'électricité d'environ 10% dès sa première année ; et augmenterait la sécurité énergétique grâce à une diversité accrue de l'approvisionnement et une dépendance réduite au gaz importé", a expliqué Sir Dave Lewis.
Comme annoncé précédemment par Médias24, Xlinks ne devrait pas abandonner le projet de liaison électrique, bien qu'elle ait précédemment soupçonné une migration du projet vers un autre pays.
"Nous n'avons d'autre choix que d'accepter la décision du département de l'Énergie britannique. Nous travaillons maintenant pour libérer le potentiel du projet et maximiser sa valeur pour toutes les parties d'une manière différente", a précisé le président de Xlinks.
Du côté marocain, le projet n’a subi aucun retard ou blocage ; toutes les procédures ont été menées normalement, avec un soutien gouvernemental public à cet investissement qui vise à relier le Maroc au Royaume-Uni par quatre câbles sous-marins à haute tension, chacun transportant 1,8 GW.
"Nous avons été continuellement impressionnés par la vision, le cadre et l'environnement que le Maroc a mis en place pour favoriser la collaboration énergétique internationale en soutenant des initiatives innovantes, dans le cadre de sa vision à long terme de mener les efforts de la communauté internationale vers le net zéro", a souligné Sir Dave Lewis.
Le site choisi dans la province de Tan-Tan couvre une superficie de 1.500 km² et combine énergie solaire et éolienne (7 GW solaire, 4,5 GW éolien et 5 GW de batteries). Ce projet devait fournir 8% de l'électricité du Royaume-Uni dans les cinq ans suivant le début de sa construction.
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