Sir Simon Mayall : “Soutenir la stabilité au Sahara est politiquement et diplomatiquement la bonne chose à faire”
Dans une tribune publiée par "The Telegraph", le lieutenant-général britannique à la retraite Sir Simon Mayall salue le tournant diplomatique opéré par le Royaume-Uni en faveur du plan d’autonomie marocain pour le Sahara. Verbatim.
"Le Royaume-Uni doit reconnaître ses véritables alliés en Afrique, et le Maroc en est un". C'est le message central de la tribune publiée dans The Telegraph par le lieutenant-général Sir Simon Mayall.
Sir Simon Mayall est un officier de l'armée britannique à la retraite et un ancien conseiller pour le Moyen-Orient au ministère de la Défense.
Dans cette tribune, il salue la reconnaissance par le Royaume-Uni du plan marocain d’autonomie pour le Sahara comme la solution "la plus crédible et pragmatique" au conflit. Cette prise de position, inédite à Londres, aligne le Royaume-Uni sur d’autres alliés occidentaux comme les États-Unis, la France et l’Espagne, et marque une avancée diplomatique majeure dans un dossier gelé depuis près de cinquante ans.
"Dans le cadre d’un accord de partenariat de grande envergure signé cette semaine entre Londres et Rabat, le Royaume-Uni a, pour la première fois, reconnu le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la base la plus crédible, viable et pragmatique pour une paix durable au Sahara occidental. Le plan d’autonomie, présenté pour la première fois aux Nations unies en 2007, représente la seule solution crédible et durable pour la paix au Sahara occidental", rappelle Sir Simon Mayall.
"En acceptant les grands principes du plan d’autonomie, la diplomatie britannique s’aligne enfin sur d’autres alliés occidentaux clés, dont la France, l’Espagne et les États-Unis, déplace la donne au Conseil de sécurité de l’ONU et à l’Assemblée générale et jette les bases d’une résolution définitive et permanente du différend".
"Une telle résolution est dans l’intérêt supérieur du peuple du Sahara occidental, et c’est de loin le meilleur espoir d’apporter la prospérité et le développement économique et humain à cette région, et plus largement", avance-t-il.
Pour l'ancien conseiller pour le Moyen-Orient au ministère de la Défense britannique, "le soutien du Royaume-Uni au plan d’autonomie marocain, (...) démontre que le Foreign Office reconnaît que les marées politiques en Afrique sont en train de changer une fois de plus, et que le Royaume-Uni doit être lucide sur qui sont ses amis, quels pays peuvent être des partenaires fiables et dignes de confiance, et quels pays offrent des opportunités pour le potentiel du continent et des solutions à ses défis".
Il poursuit : "À cet égard, le Maroc s’est avéré être un rempart contre le terrorisme, l’extrémisme, les crimes graves, l’immigration illégale et les activités déstabilisatrices des mandataires de la Russie et de l’Iran en Afrique subsaharienne – et le plan d’autonomie offre d’autres opportunités et un potentiel économiques passionnants. (...) Ceux qui s’opposent à cette décision, en insistant sur la perpétuation d’une impasse, ont leurs propres intérêts qui n’offrent rien aux peuples de la région".
"Soutenir la stabilité au Sahara est politiquement et diplomatiquement la bonne chose à faire", conclut-il.
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