Le Raja veut s’associer à Marsa Maroc pour une société sportive à 250 MDH
Nouveau cap pour le Raja : une société sportive ambitieuse à 250 millions de dirhams, pour une gouvernance modernisée et des ambitions continentales, est en gestation. Le projet mise sur un partenariat avec Marsa Maroc, comme révélé par Médias24 et confirmé par une présentation du conseil consultatif du club.
On en sait un peu plus sur le projet en discussion de l'entrée de Marsa Maroc dans le capital de la société sportive du club du Raja, révélé par Médias24.
Avec un capital projeté de 250 millions de DH, le Raja Club Athletic veut s’imposer comme une référence sur la scène africaine.
Cette ambition qui repose sur la restructuration du club a fait l'objet d'une présentation ce samedi 24 mai par le conseil consultatif du club.
À l’occasion d’une réunion communicationnelle, les anciens présidents du club ont présenté aux adhérents le fruit d’un travail de deux ans visant à activer la société sportive du club, “avec l’appui du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et les autorités de Casablanca”. C’est ce qu’a indiqué Jawad Ziyat, dans une déclaration à la presse.
Ce dernier est pressenti comme futur dirigeant de la société sportive, même s’il assure que sa priorité est l’aboutissement de ce projet. Jawad Ziyat a confié ne pas avoir encore pris de décision concernant son avenir dans les instances du Raja.
En tout cas, le projet, défendu par le conseil consultatif composé d’anciens présidents du club, vise à amorcer un tournant stratégique pour le Raja. L’un de ses membres, Ahmed Ammor, a rappelé que Marsa Maroc n’est pas un acteur nouveau dans l’écosystème du Raja, ayant déjà parrainé le club par le passé. Pour lui, cette opération constitue le renouvellement d’une relation historique.
De son côté, Jawad Ziyat a dressé un constat sévère de la gestion associative du club : “En huit ans, neuf présidents se sont succédé. Cela a conduit à l’instabilité chronique et à l’endettement. Il est temps de tourner définitivement la page”. L’objectif affiché est clair : faire du Raja un modèle de gouvernance sportive moderne.
“L’association aura 40% de la société sportive”
Selon Jawad Ziyat, l’association du club apportera à la société les droits d’usage de la marque ainsi que l’équipe professionnelle et l’élite des jeunes, valorisés à 100 MDH. En face, Marsa Maroc injectera 150 MDH. Le capital social de la société passera ainsi de 300.000 DH actuellement à 250 MDH, faisant du Raja la plus grande société sportive du Maroc.
Jawad Ziyat rappelle que la société sportive du Raja a été créée “il y a cinq ans”, mais elle est restée “endormie” depuis. Selon lui, la création de cette structure dotée d’un directeur général, d’un directeur financier, commercial, marketing et de formation permettra de passer d’un chiffre d’affaires annuel de 100 MDH à 200 MDH, voire 300 MDH.
Une ambition nécessaire, selon lui, pour concurrencer les grands clubs africains, notamment les Égyptiens dont les budgets sont largement supérieurs. Surtout que, comme le déplore l’ancien président du Raja, “le Maroc va accueillir la Coupe du monde 2030, mais aucune de ses équipes ne participe à la demi-finale ou à la finale de la Ligue des Champions”. “Nous avons un grand retard au niveau des clubs”, a-t-il déploré, en espérant que les clubs nationaux emboîtent le pas au Raja en activant, à leur tour, leur société sportive.
Jawad Ziyat a également révélé que l’association du club aura 40% des parts de la société sportive, mais n’a pas indiqué le pourcentage qui sera dédié à l’investisseur, Marsa Maroc.
À la suite de cette réunion d’information du 24 mai, les prochaines étapes consistent, selon Ahmed Ammor à “arrêter les comptes, élire le nouveau bureau et finaliser les documents juridiques avec Marsa Maroc”.
Cette société a d’ailleurs enregistré une hausse de 12% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2025, à 1,28 MMDH. Le trafic global progresse de 6%, et les investissements atteignent 890 MDH.
La société a même franchi, pour la première fois, la barre des 5 MMDH de chiffre d'affaires en 2024. Une situation financière qui met en confiance le public, agacé par l’instabilité chronique du club depuis une décennie.
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