Reboisement : 25% de l’objectif 2030 atteint
À mi-parcours, la stratégie nationale "Forêts du Maroc 2020-2030" totalise actuellement 150.000 hectares reboisés, soit 25% de l’objectif global de 600.000 hectares fixé pour 2030.
Dans le cadre de la stratégie nationale de gestion des forêts, le Maroc ambitionne de reconstituer 600.000 hectares de forêts d’ici 2030. Ce programme de reboisement, piloté par l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), place la durabilité et l’innovation au cœur de ses priorités pour renforcer la résilience des écosystèmes face aux défis climatiques.
La transition vers des espèces locales constitue une avancée majeure de cette initiative. Alors que les espèces autochtones ne représentaient que 20% des plantations auparavant, elles occupent aujourd’hui 35% des programmes de régénération, selon les données de l'ANEF. L’objectif est d’atteindre 60% d’espèces autochtones, telles que le chêne-liège et le thuya d’ici 2030, contre 40% pour les espèces exotiques comme le pin maritime et l’eucalyptus.
Dans la seule région de Rabat-Salé-Kénitra, 50.000 hectares de forêts doivent être restaurés à l’horizon 2030. Le plan d’action pour 2024-2025 cible déjà 7.570 hectares, incluant 3.810 hectares de régénération de forêts naturelles, 3.300 hectares de reboisement et 460 hectares d’amélioration sylvopastorale.
L’implication des communautés locales est un pilier essentiel de la stratégie de reboisement. Dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, 22 associations représentant 2.500 éleveurs ont reçu une enveloppe de 3,2 millions de DH pour surveiller 12.900 hectares de jeunes plantations.
L’innovation technologique au service des forêts
Pour garantir le succès de ces efforts, l’ANEF déploie des technologies de pointe dans la gestion forestière. Une flotte de 14 drones, composée de modèles haute performance (M350) et moyenne performance (Mavic 3), permet un suivi précis des plantations et des interventions. Ces drones sont équipés de caméras LIDAR 3D, de capteurs thermiques, de caméras RGB et multispectrales, ainsi que de systèmes de géolocalisation RTK.
En parallèle, des imageries satellitaires issues des nanosatellites SkySat, Dove, et des satellites Sentinel, Landsat et Mohammed VI offrent une résolution spatiale et temporelle très élevée. Ces outils permettent de mieux gérer les ressources hydriques, les sols et les espaces forestiers. L’intégration d’un progiciel spatial optimise les opérations, réduit les délais et améliore l’efficacité.
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